LA RELATION AVEC LE CHEVAL  DECOUVERTE ET PERFECTIONNEMENT

May 14th, 2017
  • Vous n’êtes pas cavalier mais vous rêvez de le devenir, et pourquoi pas un jour, d’acquérir votre propre cheval ;
  • Votre enfant débute l’équitation, et vous souhaitez l’accompagner et l’aider, comme il est fréquemment demandé aux parents, en toute sécurité et en connaissance du sujet ;
  • Vous avez toujours eu peur des chevaux et êtes enfin décidé à vaincre votre appréhension ;
  • DESSIN PUB ANTIPEUR
  • Vous avez pratiqué l’équitation il y a fort longtemps et vous désirez, avant de vous remettre en selle, reprendre contact avec le cheval, mais à ses côtés.

Je vous propose sous forme de séances d’1/2h ou d’1h, en compagnie d’un cheval d’âge sûr et gentil,

d’acquérir suffisamment de connaissances pour développer avec cet animal, une relation harmonieuse et respectueuse.

Voici quelques uns des points qui seront abordés :

  • Notions de base sur le comportement du cheval ;
  • Aller chercher le cheval au paddock, au box ;
  • Mener le cheval en main ;
  • Pansage ;
  • Seller, desseller…

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Prix : 15 euros/1/2h, 25 euros/1h

tél 06 80 07 68 81

marie.helene.lelievre@gmail.com

Vers plus d’autonomie.

April 11th, 2017

Rendre au cheval sa liberté de mouvements doit être une priorité pour le cavalier!
Dès le débourrage , le cavalier doit tout mettre en oeuvre pour aider son cheval à travailler dans un équilibre lui permettant de compenser les effets négatifs du portage, et de retrouver la pleine possession de ses moyens.
La recherche de son autonomie est donc primordiale. Si le cavalier n est pas autonome lui-même et reste accroché de toute part à sa monture, comment envisager cette autonomie?
Ce n’est que grace à cette recherche permanente que la légèreté s’obtient. C’est pourquoi la descente des aides est si importante.

L’image contient peut-être : une personne ou plus et cheval

 

STAGE EN TOURAINE

February 21st, 2017

Stage d’équitation de tradition française prés de Langeais, en Touraine, le samedi 8 avril ou le dimanche 9, en fonction du souhait des participants.
Le matin, travail sur la mise en place d’une bonne position et d’un fonctionnement correct afin d’optimiser le geste technique du cavalier. Le développement de la proprioception aide à améliorer l’ équilibre, à maîtriser la décontraction musculaire, et à mieux contrôler l’emploi des aides.
L’après midi, travail sur la technique équestre pure. Faire le choix de la bonne attitude du cheval et des exercices appropriés, afin d’évoluer vers une équitation d’équilibre et de légèreté.

L’image contient peut-être : une personne ou plus, personnes sur des chevaux, cheval et plein air

La fixité de la jambe.

February 12th, 2017

On parle souvent de la fixité de la jambe.

Mais la jambe fixe l’est-elle grâce à une action volontaire du cavalier qui se fige pour qu’aucun mouvement ne se voit, ou bien cette fixité n’est-elle que la conséquence de l’attitude juste d’un cavalier qui fonctionne correctement, et qui est dans la descente de jambes?

Les deux cas de figure existent bien entendu, mais le second témoigne d’un cavalier plus abouti dans sa position et dans son fonctionnement. L’articulation coxo-fémorale s’articulant librement, la jambe vient, dans un mouvement naturel, enrober les flancs du cheval sans les serrer et sans battre des mollets.

Dans le premier cas de figure ceci est remis en question! De plus les adducteurs sont contractés : inconvénient majeur pour le cheval qui risque d’être gêné dans le fonctionnement de son dos.

Cependant, un cavalier qui a la jambe fixe n’est pas tenu, bien entendu, de ne jamais bouger la jambe. Celle-ci s’avère être une aide précieuse lorsqu’elle est utilisée à bon escient et avec parcimonie. Mais alors, ni les faibles contractions ni les légers déplacements du mollet ne viennent gâcher la belle attitude souple et relâchée de la jambe!

En témoigne la belle photo de Patrice Franchet-d’Espérey

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Petit “coup de gueule”

February 3rd, 2017

Je suis en ce moment sur Facebook beaucoup de discussions fort intéressantes relatives à la manière la plus juste d’éduquer, de dresser un cheval, et au choix de la bonne méthode.

Je trouve très important que les cavaliers développent leur esprit d’analyse, leur sens critique, qu’ils ne prennent pas les assertions du dernier qui parle et qui est à la mode pour argent comptant. Mais au contraire, qu’ils se posent des questions, qu’ils fassent des recherches, qu’ils échangent leurs idées avec d’autres passionnés!

Tout cela est bon pour fait avancer les choses équestres…si possible vers une équitation plus respectueuse.

Mais bon, il y a malgré tout quelque chose qui me chagrine un peu…voire plus qu’un peu.

Et le cavalier dans tout ça? Jamais il n’en est fait mention. Nulle part il n’est question de discuter de sa position, de la façon dont il doit utiliser ses mains, ses jambes ou bien encore son dos ou son assiette. Son rôle (physique) serait-il réduit à portion congrue?

Bien sûr quand il s’agit d’évoquer l’élévation de la nuque, on va peut-être parler du demi arrêt, et par voie de conséquence de l’élévation des mains. Mais ne serait-il pas intéressant aussi d’échanger sur la bonne façon d’exécuter le demi arrêt, plutôt que simplement se demander s’il faut ou non en faire un? Et dans quel équilibre le cavalier doit-il être lors du demi arrêt? Quelle doit être la place de son dos? L’action de son assiette? Et ses jambes ? Tiens…que doivent -elles faire pendant ce temps là? Le cavalier doit-il avoir un dos tonique ou relâché à ce moment-là?

Je trouve cela passionnant, et ce d’autant plus qu’on n’a jamais vu un cheval aller bien avec un cavalier montant mal, même avec la meilleure méthode qui soit.

Je ne sais plus qui a dit : Un bel homme de cheval est un bon homme de cheval”. 

Voilà pourquoi à mon sens, la recherche de la bonne et belle posture et de son juste emploi, doit être une préoccupation quotidienne, afin de mettre en valeur la méthode choisie!

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Une proposition de rentrée GRATUITE !

September 13th, 2016

Bonjour,

C’est la rentrée! Vous êtes cavalier(ère) propriétaire et vous êtes déjà venu(ue) sur ce blog, où vous retrouvez des principes d’équitation que vous appréciez. Ou alors, vous êtes cavalier.e propriétaire et vous venez pour la première fois (je ne peux, dans ce cas, que vous inviter à aller fouiner dans les posts précédents).

En  grande première pour cette rentrée, au lieu de simplement écrire des posts pour le plaisir du partage, j’ai l’envie de rencontrer certains d’entre vous. Et cette fois, pas seulement par le biais des commentaires!

Bon d’accord, je vais être  un peu  sélective car je vais m’adresser particulièrement aux personnes qui ont leur cheval en périphérie de Tours ou de Blois, ou entre ces deux villes. Vous devez vous demander où je veux en venir? Patience…

En fait, j’offre un cours particulier sur leur propre cheval, aux 5 premiers(ères) inconnus(es) qui se manifesteront et qui répondent aux critères précédents.

Cette offre est valable pour la période de septembre à octobre.

J’attends de vos nouvelles à l’adresse : marie-helene@cours-equitation.com

 

 

 

Nouveauté : des cours en ligne !

June 18th, 2016

Je reviens vers vous après quelques années d’absence! Le temps passe si vite…

Les élèves se sont multipliés et certains ont même déménagé. Mais il est difficile de rompre les bonnes habitudes et les relations. C’est ainsi qu’est née l’idée de cours à distance. Ok, c’est mieux en présentiel, mais faute de mieux…

C’est pourquoi Elodie a décidé de m’envoyer des vidéos de ses séances avec Delicisio, son cheval de 4 ans juste débourré. En effet ce n’était pas notre dizaine de séances communes qui pouvait suffire et malgré son départ vers d’autres horizons nous avons décidé d’un commun accord de continuer notre collaboration.

La formule est simple : elle m’envoie une vidéo de son travail sur une séance ou bien un montage des moments qu’elle considère les plus importants et de mon côté je visionne le film et je rédige les commentaires pour permettre de corriger les erreurs et de réorienter son travail.

La facturation se fait alors en fonction du temps que j’y ai passé.

Par exemple pour cette vidéo d’un quart d’heure, que j’ai regardé attentivement plusieurs fois puis commenté, il m’a fallu une heure.

Vous voulez voir ce que cela donne.

Voici la vidéo (avec l’accord d’Elodie bien évidemment) : cours en ligne

Voici mes commentaires :

Tout d’abord les points positifs : 
  • bonne avancée dans le travail de descente d’encolure, le cheval a bien compris l’attitude qu’il doit prendre;
  • le cheval se dirige de mieux en mieux;
  • est plus attentif;
  • a amélioré son pas, et globalement les autres allures;
  • part mieux au galop;
  • tu es en équilibre et sans défauts majeurs.

Ensuite voici les points à améliorer, voire à corriger (je liste, c’est moins agréable mais plus rapide…!) :

  • tu ne changes pas assez souvent de main (à la fin tu es pratiquement montre en main 5 minutes à main gauche!!!), tu ne dois pas faire plus de 4,5 cercles à la même main;
  • manque de variété dans le choix des figures (inclure des demi voltes, des demi voltes renversées, et varier la taille des figures);
  • manque de rigueur dans le choix des actions de mains spécifiques à la descente d’encolure (tantôt peignage des rênes, tantôt simple élévation des mains);
  • prendre un peu plus de contact avec la bouche avant de lever les mains, afin de petit à petit moins les lever;
  • lorsque le cheval est en bas, céder bien sûr, mais rester vigilante afin de fermer les doigts à la moindre envie de remonter. Il ne reste pas en descente d’encolure, et ce, par manque de rapidité d’intervention de la main lorsqu’elle est encore basse;
  • manque de contrôle de la rêne extérieure à main droite, si bien que le cheval arrive souvent trop dans le pare bottes. De plus, il tord la tête à main droite également, ce qui procède du même problème et donc demande la même correction;
  • pour ce qui est du galop, je suis étonnée…pas de galop à droite;
  • il aurait fallu commencer par la main à laquelle il précipite le moins, donc à droite (à moins que ça ait changé!);
  • il comprend bien la descente d’encolure au galop, mais il va encore trop vite pour s’y sentir vraiment à l’aise et trouver ça facile et confortable.Moi je travaillerais un peu plus la régulation de la vitesse avant de reprendre le travail tête en bas.

Voilà, globalement il y a une bonne avancée, mais ne transforme pas en défaut ce qui est une qualité chez toi : l’assiduité dans le travail. Ne rabâche pas tes exercices!!!

SI VOUS ETES INTERESSE(E)  PAR CETTE MODALITE, N’HESITEZ PAS A ME CONTACTER.

PESER DANS SA SELLE

November 16th, 2014

Peser dans sa selle signifie concentrer le poids de son corps plus particulièrement dans la selle et très peu dans les étriers, en adoptant une position spécifique.

Il est bien évident qu’un cavalier pesant 60 kilos les fera toujours, qu’il pèse dans sa selle ou non !La différence tient à la répartition de son poids sur le dos du cheval. En effet, ce dernier n’aura pas les mêmes sensations selon qu’il est monté au trot assis où au trot enlevé. Un jeune cheval aura par exemple moins de contrainte s’il est monté au trot enlevé !

Comment peser ? Un cavalier qui pèse ne s’agite pas, ne gesticule pas dans sa selle ! La plus belle représentation d’un cavalier pesant est sans nul doute celle de Nuno Oliveira sur cette photo : ceinture avancée, assiette profonde, épaules et jambes effacées vers l’arrière. L’impression qu’il donne est d’être dans son cheval et non simplement posé dessus.

abouti

Peser c’est exercer une poussée continue vers le bas et vers l’avant, le dos droit et fort, le bassin plutôt en légère antéversion permanente. L’action de peser n’est en aucun cas une accentuation des mouvements successifs d’antéversion et de rétroversion du bassin !

Voici une petite expérience à réaliser facilement pour avoir une idée de l’effet ressenti lorsque l’on pèse : se placer bien en équilibre à cheval sans étriers, écarter très légèrement les cuisses en les dégageant un peu vers l’arrière, puis tirer des deux mains sur le pommeau comme si l’on voulait soulever la selle. Il est important de ne modifier en aucune façon son équilibre. On a alors l’impression de descendre dans le cheval, d’être collé, rivé à la selle. C’est un peu cette sensation qu’il faut rechercher quand on pèse.

Quand peser ? Dès que le cavalier cherche à obtenir de son cheval une attitude plus raccourcie ou plus rassemblée dans un surcroît d’activité de l’arrière-main. Cela sous-entend que le cheval a le niveau requis pour cela, et qu’il supporte bien le trot assis !

Les chevaux sont très réceptifs à l’état physique et à l’état psychologique de leur cavalier et ont tendance à s’y accorder. Un cavalier mou au dos relâché n’aura certainement pas un cheval tonique au dos tendu. A contrario, un cavalier à l’assiette profonde et au dos fort n’aura certainement pas un cheval en arrière des jambes avec le dos relâché.

Cependant attention, l’action de peser est une contrainte pour le dos du cavalier du fait de la quasi permanence de l’antéversion du bassin. Il est donc important pour son intégrité, d’alterner avec des moments plus neutres, qui correspondent à un état de tension musculaire moindre et à un retour à une mobilisation plus équilibrée du bassin.

Nuno Oliveira a beaucoup souffert de fortes douleurs de dos. Le fait qu’il pesait très fort dans sa selle quasiment en permanence n’est certainement pas étranger à ces douleurs! Mais une part de son génie ne résidait-elle pas néanmoins dans cette fabuleuse assiette ?

Pour terminer, j’aimerais souligner que l’action de peser, outre qu’elle permet  de mobiliser les forces du cheval, permet également au cavalier, et cela n’est pas de moindre importance, de diminuer l’emploi de ses mains et de ses jambes.

Pour illustrer cela, il n’est qu’a regarder une fois encore la photo de Nuno Oliveira : le cheval piaffe, l’écuyer est quant à lui parfaitement en descente de mains et de jambes, son dos se substituant aux mains, et son assiette aux jambes.

A vous de peser…

 

 

LE SAVIEZ-VOUS? (seconde partie)

July 5th, 2014

Ce post fait suite à une première partie concernant le sens de l’équilibrioception que je vous invite à consulter en cliquant ici.

Dans cette seconde partie, nous évoquerons le sens de la proprioception.

En situation statique, la proprioception permet la sensation du corps dans sa totalité, mais renseigne également sur la position précise des membres et/ou de toute autre partie du corps, ainsi que sur la place des différents segments les uns par rapport aux autres, et sur le degré de tonus et de contraction musculaire. En situation dynamique, la proprioception sert à contrôler et guider les mouvements volontaires. Elle permet de localiser les différentes parties du corps et d’évaluer leur déplacement, tant au niveau de la vitesse que de la direction.

“…La sensibilité proprioceptive est rendue possible par l’existence de récepteurs microscopiques, les propriocepteurs, situés dans les muscles (fuseaux neuromusculaires) et leurs tendons (organes tendineux de Golgi), dans les ligaments des articulations, dans la peau de la paume des mains et de la plante des pieds (corpuscules profonds de Paccioni). Ces récepteurs sont sensibles à l’étirement ou à la pression. Des fibres nerveuses en partent, qui cheminent dans les nerfs et parviennent à la moelle épinière, où elles forment deux sortes de faisceaux de substance blanche : cordons postérieurs se terminant dans le cortex cérébral (lobes pariétaux) pour la voie consciente, faisceaux spinocérébelleux se terminant dans le cervelet pour la voie inconsciente.”

Encyclopédie Larousse Médical.

Un fois son schéma corporel définitivement établi, l’être humain en situation ordinaire, possède un sens de la proprioception tout à fait normal. En effet, porter sa fourchette à sa bouche, se brosser les dents, se gratter le dos à un endroit bien précis, ou bien d’une main tourner une sauce pour ne pas qu’elle attache, et de l’autre se servir un verre d’eau, sont des actions banales et pratiquement toujours maîtrisées à 100%.

Lors de l’apprentissage de nouvelles activités requérant des habiletés physiques, l’utilisation du sens de la proprioception devrait être primordial!

Prenons par exemple le cas d’un perchiste : si le geste technique n’est pas parfait, la sanction ne se fait guère attendre, et la barre tombe à coup sûr. Si la barre n’est jamais franchie correctement, le perchiste n’aura très vite plus de plaisir à pratiquer son sport. Son sens de la proprioception doit être très développé pour une maîtrise parfaite de son corps.

Si l’on prend maintenant l’exemple d’un cavalier, on se rend compte qu’il peut toute sa vie monter de façon médiocre, sans avoir forcément de réelles sanctions (surtout si son cheval possède un certain nombre de qualités physiques et mentales), et en se faisant relativement plaisir. S’il pratique la compétition, les sanctions arriveront sans doute un jour ou l’autre. Mais elles peuvent arriver tard si le cheval a de grandes qualités!

Alors me direz-vous, pour un cavalier qui ne pratique pas la compétition, à quoi bon essayer de développer son sens de la proprioception?

Mais tout d’abord par respect pour le cheval! Pour lui rendre le travail plus facile, plus confortable et qui sait, peut-être même agréable! Pour une relation physique cavalier-cheval plus harmonieuse. Le cavalier ayant une proprioception très fine, ne gêne pas son cheval, il a des actions très précises et, ayant un ressenti plus développé, agit le plus souvent au bon moment et avec le bon dosage.

Il est évident qu’ainsi, l’accession à une équitation supérieure est envisageable, avec la satisfaction de pouvoir réaliser des exercices de plus en plus complexes, mais au delà de tout cela, la satisfaction de sentir l’harmonie physique s’installer entre soi et sa monture et déjà une immense source de plaisir.

Je vois souvent des cavaliers qui sentent relativement bien les mauvaises attitudes de leur cheval, mais qui par ailleurs ont une mauvaise perception de leur corps, et n’apportent donc pas les corrections adéquates.

Il m’arrive parfois de demander par exemple à un élève de reculer sa jambe restée à la sangle, et de l’entendre me répondre : “Encore!!?” Ce qui prouve que cet élève était persuadé qu’elle était déjà reculée!

Il ne suffit pas à l’élève d’avoir une formulation mentale correcte des consignes, la réalisation de ces consignes doit être non moins correcte.

Le cavalier doit absolument prendre conscience des sensations qui émanent de son corps, ou plus particulièrement des parties de son corps qui sont censées agir au moment de la réalisation d’une action précise. Ces sensations conscientisées sont autant de renseignements utiles pour aiguiller le cavalier dans son travail.

L’acquisition d’un solide bagage technique est certes importante, mais l’enseignant doit être là pour faire comprendre à ses élèves que l’amélioration de la proprioception est essentielle.

A cheval, le savoir n’est pas suffisant, et sans le savoir faire, il ne sert bien souvent qu’à faire du tort à l’animal!

Pour vous aider dans le perfectionnement de votre proprioception, vous pouvez relire certains posts écrits précédemment en cliquant sur les liens hypertextes suivants :

 SE RELAXER A CHEVAL

LE REGARD

Pathologie

LE SAVIEZ-VOUS? (première partie)

June 15th, 2014

Il y a environ 2300 ans, Aristote a identifié les 5 sens chez l’être humain et  les a recensés en une liste toujours d’actualité.

Toutefois aujourd’hui, la communauté des neurologues s’accorde à dire que l’homme en possède beaucoup plus! S’ils ne sont pas d’accord pour donner le même nombre de sens à ajouter à la liste déjà existante, “9” est le chiffre minimum communément admis par tous.

Les quatre sens supplémentaires sont :

  1. La proprioception;
  2. L’équilibroception;
  3. La thermoception (ressentir le chaud et le froid);
  4. La nociception (ressentir la douleur).

Si je suis passée brièvement sur les deux derniers sens, je m’arrêterai plus longuement sur les deux premiers qui nous intéressent particulièrement dans notre pratique de l’équitation.

L’équilibroception, dont je parlerai dans cette première partie, est le sens de l’équilibre. Il dépend du bon fonctionnement de petits os et de fluides situés dans  l’oreille interne. Il nous dit à tout moment si nous sommes en équilibre, c’est-à-dire stables ou sur le point de tomber.

Si à pied, l’adulte ne souffrant d’aucune pathologie, n’a aucun problème particulier avec son sens de l’équilibre, il n’en va pas de même à cheval. Le fait de ne plus être directement relié au sol change beaucoup de chose! Peu de cavaliers peuvent se targuer d’avoir la même maîtrise de l’équilibroception  à cheval comme à pied.

Progressivement, au fil de son apprentissage, le cavalier retrouve en partie le sens de l’équilibre, ce qui lui permet de ne plus tomber. Mais est-ce suffisant pour lui permettre d’être en parfaite harmonie avec sa monture qui bouge en permanence?

S’il est facile de s’équilibrer sur un support stable sans aides extérieures, qu’en est-il sur un support instable?

Si l’on prend l’exemple d’un simple travail sur le plat aux trois allures, quel cavalier peut dire qu’il ne s’aide jamais de ses mains ni de ses jambes pour  pallier  à un défaut d’équilibre?

L’apprentissage de la marche est pour le petit enfant un vrai défi, qu’il va relever en mobilisant toutes ses capacités psychomotrices  et sensorielles jusqu’à obtenir un résultat extraordinaire. Au bout de quatre ou cinq ans, son schéma corporel bien établi, il saura courir, sauter sur un pied, à pieds joints, et faire toutes sortes de fantaisies et autres pirouettes sans tomber.

Tous les enfants du monde, si tant est qu’ils ne souffrent d’aucun problème locomoteur ni psychomoteur, y parviennent. C’est dans l’ordre des choses! L’idée que ces mêmes enfants maîtrisent  la marche, la course, ou les sauts mais toujours  en s’aidant d’une béquille, paraît totalement saugrenue!

Et bien à cheval, cela ne paraît saugrenu à personne, ou en tout cas bien peu de personnes pensent que les choses pourraient se passer différemment!

Les mains et les jambes du cavalier sont malheureusement bien trop souvent des béquilles!!

Il serait tout à fait intéressant que les enseignants mettent davantage l’accent sur l’équilibroception. Le cavalier, plus posé sur son cheval qu'”agrippé” à lui, profiterait de ses aides pour des actions plus fines, tandis que sa monture, libérée des contraintes que représentent les tractions des mains sur sa bouche et les compressions des jambes contre ses flancs, gagnerait en fluidité de mouvement et en rapidité de réponse aux demandes de son cavalier!

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A suivre…