CARPE DIEM

janvier 14th, 2018

« Le présent est la seule réalité à notre portée : le passé nous a échappé et le futur ne nous appartient pas. Or, nous passons beaucoup de temps à regretter l’un et à appréhender l’autre. Ne pas vivre le moment présent, c’est donc tout simplement vivre dans une illusion. Être dans « l’ici et maintenant », ce n’est pas se voiler la face devant l’avenir ou agir comme si le passé n’avait pas été. C’est avoir conscience de ce qui se passe en soi et hors de soi, revenir à ses sensations et à ses émotions, savourer la vie…et pouvoir sans culpabilité ni complaisance se retourner sur son passé et se projeter dans l’avenir de manière à la fois sereine et réaliste… » Psychologies.

Pourquoi ne transposerions nous pas à notre pratique de l’équitation cette réflexion?

Ne focalisons pas sur nos erreurs passées, mais sachons les utiliser pour progresser!

Ne vivons pas de rêves équestres inaccessibles qui nous plongeraient dans la frustration permanente!

Formulons au contraire de beaux objectifs réalisables par nos montures comme par nous-même!

Et surtout, soyons pleinement et avec bonheur dans chaque seconde d’échange avec nos chevaux! Ce qui techniquement revient à dire l’importance de se consacrer entièrement à chaque nouvelle foulée, car de cette foulée dépendra l’autre…qui n’est pas encore!

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Comment gérer une émotion lorsqu’elle survient.

janvier 7th, 2018

On ne peut pas ne pas ressentir, ni être influencé par les émotions, car leur survenue est automatique. De plus, avoir des émotions est un processus tout à fait naturel et utile qui nous renseigne sur notre environnement.

Toutefois, si l’on ne veut pas être débordé par ses émotions, il est bon d’apprendre à les réguler.

Il faut savoir qu’il y a toujours un espace entre un stimulus et une réaction. L’espace peut être petit si l’individu possède une grande maîtrise et que sa réponse est automatisée, mais  a contrario, quand la réaction est purement émotionnelle.

Apprendre à augmenter cet espace pour ne pas laisser une émotion diriger une action peut demander pour certains un peu plus d’entraînement que pour d’autres. Voici quelques idées pour les aider dans leur recherche.

Il faut déjà entamer sa séance sans idées préconçues…il arrivera ce qu’il arrivera. On ne se met aucune pression à l’avance!

Autre point important, on met l’accent sur une respiration lente et profonde!

Par contre on décide de prendre du temps. Du temps pour s’observer, pour prendre conscience, à chaque fois qu’elle survient lors d’un exercice, de l’activation émotionnelle. Et tout cela bien sûr, avant d’agir. Tant pis si l’on pense que c’est du temps perdu à ne pas corriger telle ou telle attitude du cheval…ce sera un gain énorme pour la suite de l’évolution du travail.

Quand on sent l’émotion arriver, on se recentre d’abord tranquillement sur sa respiration, puis on fait une brève analyse de son ressenti : quel est l’élément déclencheur, est-il justifié, proportionnel à la cause?

On peut faire ici un lien avec un outil de médiation bien connu des formateurs en résolution de conflit : le D.E.S.C. Il s’agit dans ce cas de formuler un désaccord vis à vis d’un autre humain, en utilisant les actions suivantes: Décrire, Exprimer son ressenti, Solutionner, Conséquences positives.

Pourquoi ne pas procéder de manière équivalente en tant que cavalier, à cette différence près que  l’humain qui pose problème cette fois c’est nous-même. Il s’agit donc de prendre le temps de se décrire et de mettre au clair autant qu’il se peut les éléments qui ont fait émerger l’émotion, imaginer des solutions pour que celle-ci retombe et ne se reproduise pas à l’identique et envisager ensuite les conséquences positives.

L’émotion ainsi redirigée et régulée permet une préparation mentale de l’action plus sereine et réfléchie, et un recentrage sur son exécution physique.

 

Quand l’émotion brouille l’action!

janvier 6th, 2018

Lorsqu’au cours du travail le cheval rencontre une difficulté, le cavalier doit faire attention à la la façon dont il réagit, car il est facile de basculer dans une attitude auto-centrée et d’oublier que c’est avant tout l’animal qui est dans l’embarras.

En effet, au lieu de rester serein et de prendre de la distance pour analyser la situation de manière à trouver un moyen approprié d’aider son cheval, le cavalier, en laissant ses émotions prendre le contrôle, risque fort de se contracter et d’induire plus d’inconfort que de soutien.

Alors, lorsque l’énergie émotionnelle est trop importante et devient non fonctionnelle, il est très intéressant d’essayer de la convertir en énergie physique. Je précise qu’il ne s’agit bien évidemment pas d’une énergie générant  force ou mouvements désordonnés.

Le cavalier au contraire se recentre sur son corps, redonne du tonus et de la présence à son dos, de l’ancrage à son assiette et de la cohérence à ses actions de mains et de jambes.

Le mental est apaisé car les émotions sont canalisées, et le cavalier peut alors être tout à son cheval.

Aucun texte alternatif disponible.

 

Résolution 2018

janvier 4th, 2018

Une bonne résolution pour 2018!
Tâchons dans la mesure du possible, de ne pas imposer notre point de vue à nos chevaux, mais au contraire, de les amener en douceur à l’accepter!

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De la bonne posture du buste pour tourner : suite

décembre 7th, 2017

Ce post est écrit en réponse à une question qui m’a été posée concernant  l’orientation du buste dans l’amorce d’une figure.

Voici la question :

« Je pensais au contraire que le mouvement du bassin aidait à reculer la jambe extérieure pour empêcher les hanches de déraper dans le tournant .
On entend ainsi souvent dire qu’il faut bouger toute la jambe et pas seulement au dessous du genou ?
Mais effectivement dans les vidéos on voit plutôt que les cavaliers ne déplacent que le bas de la jambe ?? »

Cette question est intéressante à plusieurs points de vue:

  • Faut-il mettre la jambe extérieure dans le tournant?
  • Comment la jambe s’articule-t-elle lorsqu’elle agit isolément?
  • Quelle relation entre l’orientation du bassin et celle de la jambe isolée?

Tout d’abord je pense que la jambe extérieure ne doit intervenir que si besoin est. En effet, certains chevaux mettant les hanches en dedans lorsqu’ils tournent, mieux vaut éviter d’en rajouter. Le problème est que cette consigne est souvent donnée de façon systématique.

Ensuite, si la jambe extérieure doit agir pour effectivement empêcher les hanches de déraper, elle recule dans son ensemble, cuisse comprise. Cela entraîne une mobilisation en haut, de l’articulation coxo-fémorale, et plus bas, une très légère fermeture de l’articulation du genou (le talon ne doit pour autant pas remonter). En général, les cavaliers qui ne reculent la jambe qu’à partir du genou ont les talons qui remontent.

Dernier point, le plus important sans doute, est celui concernant le bassin! Le problème est complexe : le retrait de la hanche peut faciliter le recul de la jambe isolée si celle-ci est envoyée  loin derrière (ce qui n’est pas forcément utile), sauf que si le cavalier tourne d’un côté, à droite par exemple, et qu’il tourne le buste à droite, il ne va pas tourner le bassin à gauche pour faciliter le recul de la jambe gauche, qui est la jambe extérieure! Ce n’est pas logique!

Le mieux comme toujours est de rester modéré dans ses actions, sans forcer sur les articulations.

Une recherche approfondie sur la verticalité, l’équilibre, la décontraction…sont les plus sûrs moyens de rester efficace dans la sobriété!

 

 

De la bonne posture du buste pour tourner.

décembre 4th, 2017
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Beaucoup de cavaliers n’utilisent pas de manière optimale leur corps lorsqu’ils tournent.
Utiliser correctement son buste pour tourner demande une attention toute particulière!
En effet, la légère rotation de la colonne vertébrale doit partir de la taille, de la charnière lombo-sacrée, donc au dessus du bassin.
Le cavalier doit centrer son attention sur cette partie du corps, afin qu’elle soit le siège de l’amorce de la rotation, les bras étant délicatement et harmonieusement entraînés par ce mouvement.
Si le cavalier tourne son buste à partir des épaules, il y a un risque qu’il déporte exagérément ses bras sur le côté, qu’il recule donc sa main intérieure avec de plus, la désagréable sensation d’être verrouillé dans toute la région scapulaire.
Le cavalier peut également tourner son buste, mais cette fois la rotation part du bassin, plus exactement des articulations coxo-fémorales.
L’inconvénient alors est de ne plus être dans l’axe du cheval au niveau de l’assiette, on se sent comme dissocié de sa monture! L’une des deux cuisses vient se plaquer contre la selle, entraînant une fermeture du pli de l’aine correspondant…l’assiette n’est plus « ouverte ». C’est toute la région du bassin qui se verrouille.
Je vous propose un petit exercice à faire à pied qui vous aidera à sentir d’abord, puis, au fil des répétitions, à maîtriser la juste rotation du buste.
Tenez-vous droit, pieds joints et regard porté loin devant vous vers l’horizon (imaginez le au-delà du mur si vous êtes dans une pièce).
Les bras sont légèrement écartés du corps, puis portés un peu en avant, paumes tournées l’une vers l’autre, comme si vous teniez un gros ballon.
Amorcez lentement la rotation du buste à partir de la taille, sans dépasser 45°.
Le bassin ne bouge pas, ou très peu, et reste dans l’axe de vos pieds. Les bras et la tête sont passifs et sont entraînés par la rotation du buste.
A environ 45°, stoppez la rotation du buste et poursuivez encore quelques degrés par la seule rotation de la nuque comme pour jeter un coup d’œil par dessus votre épaule, ceci pour accentuer la maîtrise de la dissociation des différentes rotations.
Revenez en sens inverse, en commençant par la tête, puis le buste jusqu’au milieu, et faites ensuite l’exercice dans l’autre sens.
Ne forcez pas, allez très lentement et prenez le temps de sentir.
Quand vous ferez cet exercice en selle, vous constaterez à coup sur combien il améliore le confort et l’harmonie entre votre cheval et vous quand vous tournez.
Sur les deux photos suivantes j’ai souligné d’un trait rouge le siège de la rotation.
Photo 1 : rotation correcte
Photo 2 : rotation incorrecte

Tai-chi équitation : une belle voie à explorer pour travailler la posture!

novembre 26th, 2017

Belle séance sous la pluie avec Eva jeudi!
Travail très intéressant sur la posture, notamment le rôle de l’axe vertical du cavalier, et le relâchement et l’ ouverture des kua (plis de l’aine).
L’application à l’équitation de notions empruntées au tai-chi offre de merveilleuses pistes de travail…
A approfondir!!!

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Travail au filet sans mors.

novembre 12th, 2017

Equilibre, autonomie, descente de main…autant que faire ce peut!

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Stage avec Patrice Franchet d’Espérey.

octobre 1st, 2017

Très beau week end avec Patrice Franchet d’Espérey!!!!
Comment travailler son cheval sans tensions… comment obtenir sans s’opposer au mouvement… oser revenir sur ce que l’on pensait acquis… accepter que l’on ait pu se tromper…se dire toutefois que l’on était quand même sur la bonne voie, dans le bon état d’esprit.
Réfléchir toujours et sans cesse, se remettre en question…c’est comme cela qu’on avance…et aller vers toujours plus de douceur, avec un cheval paisible.
Beaucoup de travail en perspective, mais la chance de n’être qu’à 3/4 d’heure de route et de pouvoir par conséquent (du coup ?), organiser une rencontre, à pied ou à cheval, pour échanger, partager, écouter et avancer encore un peu.
Merci encore Monsieur Franchet d’Espérey pour vos connaissances dispensées avec tant de gentillesse et de bonne humeur…nous avons aussi beaucoup ri!!!

 

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Faire tranquillement sauter les tensions, au box puis en main.
On observe d’abord.

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Faire tranquillement sauter les tensions, au box puis en main.
On observe d’abord.

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Faire tranquillement sauter les tensions, au box puis en main.
On observe d’abord.

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De l’importance du regard.

octobre 1st, 2017

Outre que le regard sert, lorsque l’on travaille à plusieurs, à voir les autres cavaliers afin d’éviter les collisions, et à dessiner avec précision les figures, il a également d’autres vertus.

Quand on regarde devant soi en élargissant sa vision périphérique, d’un regard un peu flottant (comme il existe la lecture ou l’écoute flottantes) sans fixer d’objet déterminé, on prend simultanément conscience de son environnement, de son corps, et de celui de son cheval. On est alors en état de travailler de façon optimale sa proprioception (réception sensorielle qui renseigne les centres nerveux sur l’état de contraction des muscles et des différentes attitudes du corps).

A contrario, lorsque l’on est focalisé sur un point, en général la tête de son cheval, et que l’on a une faible conscience de son corps, les informations qui nous arrivent du corps du cheval sont imprécises, et risquent d’être traitées approximativement.

D’où l’importance d’un regard bien orienté si l’on souhaite affiner l’usage de ses aides et donc approfondir l’harmonie entre sont corps et celui de sa monture!

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