Archive for juillet, 2007

Coup de gueule…à propos d’un certain stage.

jeudi, juillet 26th, 2007

Il y a quelques temps j’ai pu lire dans une nouvelle revue équestre, le portrait d’un instructrice animant des stages d’une équitation que certains qualifient de « nouvelle équitation »…

Cet article m’a rappelé un autre texte écrit par une cavalière de mes amies et qui lui aussi évoquait cette même instructrice…en d’autres termes. Cet article, proposé à l’époque à une revue équestre n’a jamais été publié, elle a bien voulu me le confier pour alimenter ce blog naissant.

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Cela doit bien être la première fois que je décide d’envoyer un billet d’humeur à une revue, et puis d’ailleurs est-ce un billet d’humeur, à vrai dire je n’en sais trop rien…Tout d’abord qui suis-je pour me permettre de vouloir ainsi prendre la plume dans une revue consacrée à l’équitation : la réponse n’a, je dois l’avouer, rien de remarquable. Je suis une propriétaire lambda d’un cheval lambda, qui m’accompagne depuis 6 ans, et m’enseigne tout autant que la réciproque, l’art de la patience et éventuellement celui de l’équitation. Bref, je suis madame tout le monde, ou presque, en matière d’équitation, à ceci près, que désirant progresser, je m’intéresse à tout ce qui peut concerner le dressage des équidés, de l’éthologie à l’équitation académique. Ma curiosité me pousse à assister de temps en temps à quelques manifestations, ou stages, donnés par une chapelle équestre ou une autre. La synthèse nécessaire tient ensuite de ma cuisine personnelle et je n’oserais la faire partager ici.  Alors pourquoi ces lignes ? Disons qu’il s’agit d’un témoignage. Je viens d’assister à quelques heures d’un stage donné par une « instructrice » formée à une méthode d’équitation venue tout droit d’outre-mer : il s’agissait de travailler à pied. Les propriétaires étaient présents avec leur monture depuis 8h15 dans le manège. L’instructrice pointa son nez une heure plus tard. S’ensuivit alors un show sur la manière de faire rester à distance, puis reculer un cheval, le bâton adéquat étant bien entendu requis. L’idée globale était de soumettre le cheval au désir de son propriétaire : rien à redire à cela. Une juste distance s’imposait, le bâton en moulinet permettait de respecter cette juste distance, et tant pis pour le museau imprudent. Les cavaliers présents, d’ailleurs surtout des cavalières, ne se caractérisaient pas par leur brutalité. Le bâton s’agitait mollement : l’efficacité était moindre, c’est un fait. Certains auraient conseillé de faire vibrer la longe, ici le conseil fut autre, au bout d’un comptage menaçant, le nombre quatre devait être suivi d’un coup : poing fermé sur le chanfrein, jet de longe vigoureux sur la croupe ou les flancs, ou coup de pied… au choix. Le tout accompagné d’un discours sur le respect mutuel et la confiance, j’ai même cru entendre qu’on y évoquait le jeu. Autant dire que si j’avais été cheval, j’aurais refusé de participer à ces jeux de brutes, sans explication préalable des règles, où celui qui prenait les coups était toujours le quadrupède. Mais passons, on peut se dire également que, la spectatrice que j’étais, ayant la chance d’avoir une monture qui n’avait jamais eu besoin de telles méthodes pour obéir, avait une vision déformée.  

Venons en à la pédagogie : il s’agissait d’un stage qui s’adressait à 9 couples humains-montures. 9 c’est somme toute assez peu, il fallut une demi-heure pour forcer ces braves stagiaires à résumer la journée précédente, avec force ironie (je n’ai pas dit humour…). Ensuite quelques chevaux furent prélevés à leur propriétaire pour quelques démonstrations… vigoureuses, pourtant ce n’était pas les moins avancés dans le travail. Certains furent étrangement oubliés, pourquoi ? Cela reste mystérieux…Peut-être paraissaient-ils d’un 1er abord « moins potentiellement tolérants » aux « jeux » qui pouvaient être présentés…

Pour des besoins, que l’on peut imaginer pédagogiques, les humains eux-mêmes servirent de cobayes, ceux qui furent choisis semblaient très peu à l’aise dans le rôle du cheval bousculé. Cela leur a-t-il été instructif ? Je l’ignore, mais visiblement … la soumission, dans cette approche pédagogique,  doit aussi s’étendre aux stagiaires… A 11h 38 la matinée était terminée, il fallut résumer. « Qu’avez-vous appris ce matin à votre cheval? » des propositions plus que timides se sont faites entendre, quelqu’un à même osé répondre « à compter… ».  

Madame « l’instructrice », ne leur en veuillez pas : ils ne se rendent pas compte…En fait, il m’apparaît à moi, humble mais attentive spectatrice, que durant cette matinée les chevaux et les humains ont fait nombre d’apprentissages ; ils ont appris que le prix d’un stage n’est en rien corrélé à sa valeur pédagogique, que le terme d’instructeur est parfois fort galvaudé, que 9 montures et propriétaires différents peuvent recevoir les mêmes instructions sans différenciations aucune, que leurs chevaux peuvent rester immobiles pendant des heures à voir un humain se trémousser au centre de la piste, alors que leurs propriétaires, moins résistants, gèlent sur pied à ne rien faire ou quasi.

Ils doivent donc vous être infiniment reconnaissants, ils en ont plus appris sur l’extrême bienveillance équine et sur l’éternelle bêtise humaine en quelques heures que certains de leurs congénères en bien des mois… Etait-ce ce qu’ils recherchaient ? Ceci est une autre histoire ! Je passe volontairement sous silence quelques assertions étranges sur le fonctionnement du cerveau et l’interdiction formelle de longer… Après ces quelques heures, je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec une autre rencontre avec un certain Pat Parelli.  Que dire ? Ce que j’ai vu là en avait la couleur, vaguement le goût, mais il évident que bien des différences creusaient l’écart, et sans doute pas des moins fondamentales.  

Je voudrais également évoquer un autre stage où je fus spectatrice « gratuitement » cette fois-ci, ce qui n’était pas le cas pour ce que je viens de relater précédemment. Il s’agissait d’un stage animé par Francisco Bessa de Carvalho, écuyer de l’école portugaise d’art équestre : j’y ai rencontré un instructeur, un vrai, modeste et d’une exquise politesse, qui faisait fort spontanément de la pédagogie différenciée, et maniait avec subtilité l’encouragement et le conseil. Je ne suis pas partie en milieu de journée, et je n’avais qu’un regret : c’était de ne pouvoir rester plus longtemps, pourtant les cavaliers et chevaux présents n’étaient pas forcément plus performants que ceux évoqués précédemment. 

Alors comment terminer maintenant ces quelques lignes, je crois qu’il ne s’agit en aucun cas ici de prôner une approche par opposition à une autre. Il s’agit plutôt de faire passer le message suivant : cavaliers et chevaux de tous crins, méfiez-vous des modes, des arnaques, parfois si vous passiez la journée armés de votre bon sens vous pourriez en apprendre largement autant sur votre cheval qu’en distribuant de petites fortunes à des individus dont les pratiques ne sont pas forcément généralisables. Le prix d’un stage ne fait pas sa qualité. Il existe encore toutefois, quelques enseignants, précieux ô combien, certains peu aptes à la communication médiatique, d’une vénalité raisonnable, et qui, tout en respectant l’humain et l’animal, nous permettent de progresser en équitation, mais également dans le domaine des relations humaines. Ce qui somme toute, par les temps qui courent, n’est pas un enseignement tout à fait négligeable, si l’on pense, de plus, que cette compétence peut, avec un peu de chance…rejaillir sur la précédente ! Kriss

 

Masters Ibériques

lundi, juillet 23rd, 2007

2007

Une année qui commençait bien…

Encouragée par une sélection avec Zapador V pour la finale internationale des Masters Ibériques, je poursuis cette année ma participation aux Masters.

En juillet à Nantes : 4ème au classement

 

En octobre à la Baule :….à voir…

En attendant… je me prépare à passer une semaine auprès de l’Ecuyer Francisco Bessa de Carvalho, membre de l’Ecole Portugaise d’Art Equestre de Lisbonne.

Un vrai bonheur en perspective pour moi. L’équitation c’est apprendre encore et encore, et quand on a la chance de pratiquer mon métier : transmettre. Mes élèves ne peuvent que me pardonner, voire se réjouir que je leur fasse faux bond une semaine. Je n’aurai qu’une hâte à mon retour : leur enseigner mes nouveaux acquis.

Travail à la longe 3 conseils de base

lundi, juillet 23rd, 2007

3 conseils essentiels… mais non suffisants.

  • La longe ne doit pas être uniquement un moment de contrainte .
  • On ne longe pas un cheval uniquement à défaut de pouvoir le monter, mais aussi pour l’échauffer.
  • L’enrênement n’est en rien une obligation lors de la longe.

zapador à la longe

Finale Européenne des Masters Ibériques 2007

Zapador V à la longe

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