Levade à pied

weblevadeeclairee.JPGLevade à pied

Juste quelques lignes pour vous dire comment Arly m’a donné ce qui pourrait ressembler à une première levade à pied.  J’étais en train de travailler les départs au trot de l’arrêt sur la piste, et mon cheval faisait à chaque fois deux foulées de pas avant de partir au trot. Je me suis dit que j’allais soutenir de la main au moment de la demande, pensant qu’il se mettait sûrement sur les épaules.

J’ouvre ici une parenthèse pour dire qu’avant de donner l’ordre de faire tel ou tel exercice je m’adresse toujours à Arly en prononçant son nom; cela le rend attentif. Donc j’allais trotter, soutenant de la main, lorsque je dis: Arly…

Et là, dans le calme,  avant d’avoir eu le temps de dire autre chose, il s’est joliment levé d’une cinquantaine de centimètres. Je l’ai tout de suite récompensé car pour moi il n’avait pas commis d’erreur puisque je n’avais pas encore dis « trotte ». Il a sans doute donné la réponse qui lui semblait la plus appropriée se sentant très légèrement retenu devant et ma cravache étant seulement posée sur sa cuisse.

Depuis, lorsque je redemande de façon similaire, j’obtiens la même chose, plus ou moins bien naturellement, comme avec n’importe quel autre exercice.

Pour ce qui est du départ au trot de l’arrêt, j’ai obtenu une amélioration en ne soutenant plus devant, et  en stimulant plus de la voix: un « Arly trotte » plus vif .

En conclusion, je voulais souligner qu’il ne faut pas systématiquement sanctionner votre cheval s’il prend des initiatives, vous les avez peur-être induites. Néanmoins faites bien la différence entre initiatives et défenses.

One Response to “Levade à pied”

  1. sylou dit :

    Bravo pour cet exercice qui est vraiment une preuve de l’équilibre, de la maîtrise et du calme du cheval. Pas tout à fait dans le même ordre d’idées, mais pour parler des initiatives que prennent nos chevaux : on est souvent surpris et pourtant c’est bien souvent nous qui les induisons.

    La plupart du temps on pense que nos montures nous vollent des exercices par faînéantise ou précipitation. On ne se souvient pas toujours qu’on a tendance à faire se succéder deux exercices tjs dans le même ordre. Du coup les chevaux les associent et nous donnent des choses non demandées en pensant devancer un ordre qui de toutes façons va arriver.

    A la longe j’avais pris l’habitude, sitôt l’ordre « tourne » (= change de main)envoyé de demander le trot, du coup j’ai mis un moment à faire comprendre à mon cheval de ne pas prendre systématiquement le trot sitôt le changement de main amorcé. Pareil pour le reculer-trotter qui se retrouvait sytématiquement associé par ma faute, car à une époque j’avais décidé d’améliorer la qualité de mon trot en le demandant après un reculer. Leçon du jour : il faut sans cesse revarier les exercices, prendre son temps et ne pas hésiter à faire durer les temps d’arrêt sans rien demander pour y habituer nos équidés !

    Cela m’arrive constamment de devoir réinitialiser ma grande saucisse d’XS
    qui est un grand impatient en main ou à la longe. Toujours la tête tournée vers moi les oreilles pointées : « alors ça vient Marie-Janine ? » attendant que j’oscille un doigt !!! (plus possible de se moucher, chasser une mouche, répondre au téléphone sans induire une réponse pas toujours voulu !!!

    Sur les conseils de Marie-Hélène, j’ai en effet, depuis plusieurs années énormément baissé le ton de ma voix à la longe, réalisant que les chevaux entendent très bien, quoi qu’ en pensent la plupart des hurleurs de GAAaaaLOPS et autre TROoooTTttteR … pour finir par ne plus parler et communiquer par gestes…

    Le fait d’avoir « développé » le vocabulaire de mon cheval à la longe me sert aussi monté. Ainsi, quand je peine avec mes aides classiques induisant une résistance, je me sers de ces codes vocaux murmurés ce qui est bien pratique !

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