Stage au pays des Ecuyers

 J’ai monté quatre chevaux différents: Jade, avec lequel j’ai beaucoup travaillé la décontraction, afin qu’il ne précipite pas, Hipus, naturellement fléchi à gauche, et donc, qu’il fallait veiller à redresser, Tichequir, un jeune cheval ayant la chance de ne pas avoir de problèmes particuliers, mais apprenant les changements de pieds. Enfin Sirocco, au galop exceptionnel, ayant tendance à bouger la tête si la main n’est pas fixe et si l’assiette n’est pas suffisament profonde. Le tout, bien sûr, en exécutant de nombreuses figures très serrées : taille du manège oblige.

sirocco lusitanien 8 ans      jade lusitanien 15 ans    hipus lusitanien 17 ans

Sirocco                              Jade                             Hipus

 Voici quelques exemples d’exercices, que j’ai fait pour certains  aux trois allures : 

  • huit de chiffre dans la largeur, ou bien encore,
  • au début du grand côté, partir en épaule en dedans ou en appuyer sur quelques foulées, puis revenir à la piste à nouveau en épaule ou en appuyer, et ainsi de suite jusqu’au bout du grand côté.  

Ce travail assouplit latéralement le cheval.

Pour travailler la rectitude, Kiko nous faisait doubler sur la ligne des 3/4, faire quelques foulées d’épaules en dedans, redresser, doubler tout de suite sur l’autre ligne des 3/4 et recommencer la même chose, le tout sans laisser le cheval chasser les hanches dans son épaule en dedans.

Pour assouplir longitudinalement, toutes les transitions montantes et descendantes sont indispensables : ralentir le pas, jusqu’au pas d’école ; le trot, jusqu’au piaffer. Autre sensation inoubliable : un galop sur place avec Hipus !

Avec Jade, j’ai exécuté des pirouettes. C’est un exercice à aborder lorsque le cheval est à l’aise dans l’épaule en avant au galop et quand il peut galoper quasiment sur place sans perdre son impulsion. Toutefois, attention, un déplacement trop rapide des épaules m’a amenée à exécuter plus un « spin américain » qu’une pirouette classique : sensation garantie !

Avec Hipus,  j’ai aussi travaillé la régularité dans le passage. En effet, après quelques foulées, il se mettait volontiers au piaffer en avançant, donc il perdait la propulsion vers l’avant.

Durant mon stage,  j’ai également beaucoup travaillé les changements de pieds, plus ou moins rapprochés selon le niveau des chevaux.

Je ne vous ai pas donné la liste complète des exercices que j’ai exécutés durant mon séjour, mais vous avez déjà là une idée plus précise du travail, qui s’est toujours déroulé dans le calme, dans le respect du cheval et avec des temps de repos après chaque exercice difficile.

De quoi rêver et éventuellement… soigner quelques muscles le soir venu…

4 Responses to “Stage au pays des Ecuyers”

  1. Sandrine dit :

    ouaou… une autre planète…

  2. sylou dit :

    C’est là qu’on prend vraiment conscience que pour vraiment bien monter à cheval il esr indispensable de monter plusieurs chevaux d’âge différent si possible. Ainsi on développe la faculté de trouver des réponses à un pannel important de « résistances ». Ce stage a vraiment dû être une expérience enrichissante en te permettant de réaliser « en vrai » des exercices dont la plupart des cavaliers n’entendent parler que dans les livres abordant la haute école. on en ressort, c’est certain, encore plus convaincue qu’il ya des chevaux vraiment fait pour çà et que cette souplesse naturelle n’est pas dans les gênes de nos selles français …
    Marie n’es tu pas trop déçue, après ce séjour magique de ne pas pouvoir continuer à travailler certains exercices par manque de chevaux à ce niveau de dressage ? En tous cas, nous ça nous a fait rêver !

  3. non je ne suis pas déçue, car plusieurs des chevaux que je monte actuellement commencent à accéder à un bon niveau de dressage ; passage, piaffer, changements de pied rapprochés, et pour certains pirouette déjà bien avancée…Donc le retour à la réalité n’a pas été si difficile…

  4. Sandrine dit :

    Je suis bien loin d’être au niveau de Marie Hélène et ne le serai probablement jamais (même dans 30 ans ;o) …), toutefois je pense que même s’il est jubilatoire et très instructif de monter des chevaux d’un tel niveau, même si le « selle français » n’a pas cette élasticité naturelle, ce qui est le vrai sens de « l’équitation classique » et ce qui rend cette manière de travailler passionnante, c’est que quelque soit le niveau du cavalier ou du cheval, c’est une recherche constante de progression, de travail bien fait et patient, évoluer intelligemment et avec humilité… donc avant tout une philosophie de vie qui fait avancer en chaque domaine et à quelque niveau que ce soit… (corriges moi -pas trop fort- Marie Hélène si tu n’es pas d’accord…)
    Après bien évidemment cela fait rêver de toucher à la perfection et vibrer avec de tels chevaux…

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