Archive for octobre, 2007

Trois mois d’existence…déjà…

dimanche, octobre 28th, 2007

Voici trois mois que ce blog existe.Merci encore à Joannès de l’avoir fait naître et merci à Christine de m’assister à la technique. Je remercie égelement  toutes les blogueuses (le dressage serait-il un sport féminin?) qui le font vivre.A tous ceux qui lisent sans oser s’exprimer, je dis allez-y, n’hésitez pas, vos réflexions sont sûrement intéressantes et seront les bienvenues.Pour marquer cet anniversaire je vous propose une photo-cadeau.

Petite parenthèse d’abord :  saviez-vous que les petits chevaux islandais perdent leur poil blanc hivernal pour devenir alezans ou bais dès que le printemps arrive? Et saviez-vous qu’il en va de même pour certains chevaux lusitaniens qui deviennent beiges à la saison des pluies ? Vous étonnerai-je encore plus si je vous dis que certaines cavalières sont touchées par le même phénomène que leur monture?

C’est sûrement une question de fusion !

galaad et C. maintier

PS :

  1. Après réflexion, je ne suis pas sûre que Christine accepte de continuer à m’aider pour ce blog après la diffusion de cette photo.

  2. Pour me faire pardonner, il faut reconnaître qu’un trou malicieux s’était caché sous le sable détrempé, pour faire un croc en jambe à Galaad.

  3. Conclusion :pas de blessés, que du ménage, et une bonne partie de rire en prime…

Pour Agathe et les autres… à propos de la descente des aides.

dimanche, octobre 28th, 2007

Comme tu le dis toi même, Agathe, le dressage est l’art d’apprendre au cheval à retrouver ses capacités naturelles mais avac un cavalier sur son dos. Donc ce n’est pas en le soutenant en permanence qu’il retrouvera son autonomie. Ce soutien ne doit être que ponctuel et cesser quand le cheval se tient ou se porte seul, selon ce qu’on lui demande.

Beaucoup pensent que la tension des rênes est la conséquence de la tension du cheval : les chevaux du 18e siècle étaient-ils tous flottants, eux qui sont représentés rênes flottantes? Je ne pense pas, quand on sait tout ce qu’ils étaient capables d’exécuter. Je crois surtout qu’il est plus facile et plus rapide d’obtenir un semblant de résultat en « coinçant  » son cheval, celui-ci ayant de ce fait beaucoup moins de liberté pour exprimer ses difficultés et ses désaccords. Il nous donne alors l’impression d’être rentré dans le droit chemin et que nous sommes sur la bonne voie.

En réalité, ce n’est qu’un leurre, le cheval n’est certainement pas juste et tôt ou tard nous le trouverons lourd ou bien mou, il tournera en tombant à l’intérieur, ralentira avec beaucoup de difficultés si on ne met pas beaucoup de jambes etc….

Un cheval tendu est un cheval élastique et dans l’impulsion. Ceci s’acquiert grâce à la gymnastique et à un dressage rigoureux aux aides, du temps, de l’écoute et de la patience. C’est à la portée de tous les cavaliers et de tous les chevaux, avec certaines différences, cependant.

Pour répondre à ta question Agathe, je pense qu’on ne doit pas oublier de déployer un cheval ibérique et qu’il faut penser à raccourcir un selle français. Ainsi on peut compenser les petits déséquilibres de leurs aptitudes naturelles réciproques.

Descente des aides (partie 3)

jeudi, octobre 25th, 2007

 Effets de la descente des aides

Le cavalier qui travaille dans la descente des aides favorise le bien-être de sa monture, permettant à celle-ci de respirer normalement en ayant la cage thoracique décontractée.

Les points de tension et de compression dans la bouche se relâchent régulièrement en même temps que les rênes s’allègent.

L’équilibre du cheval n’est pas perturbé par une assiette qui s’agite sans cesse.

De plus, la descente des aides favorise l’autonomie du cheval. En effet, lorsque le cavalier cède, il souhaite ardemment que son cheval garde en tous points la même attitude, la même vitesse, la même cadence mais sans son aide. Si ce n’est pas le cas, il réitère sa demande, cède à nouveau si obéissance il y a et ainsi de suite.

Bien sûr, ce travail est délicat, demande de la cohérence et de la persévérance, mais le résultat est tellement agréable pour le cavalier et bénéfique pour le cheval, qu’il mérite que ce soit une recherche permanente

descente des aides arly

Descente des aides (partie 2)

mardi, octobre 23rd, 2007

Quand la descente des aides n’est pas pratiquée…

Combien voit-on de cavaliers, jambes dures et plaquées en permanence sur de pauvres chevaux poussifs, dont la réactivité est complètement inhibée par la gène de ce contact beaucoup trop fort sur leurs flancs, et ces autres, dont les chevaux allongent tellement cette fois, que leurs cavaliers sont obligés de se raccrocher aux jambes pour ne pas être trop brinquebalés.

Ne pourrait-on pas limiter les excès et penser un peu au confort du cheval ? Combien y a t-il encore de cavaliers qui portent à bout de bras leurs montures sous le prétexte de la tendre et de la garder en équilibre ? Mais le cheval dans la nature a t-il vraiment besoin de la main de l’homme pour être tendu et léger ?

Descente des aides (partie 1)

dimanche, octobre 21st, 2007

Introduction

Vous êtes en équilibre, décontractés, profondément assis dans votre selle, avec le sentiment d’être descendus dans le corps de votre cheval. Vos mains et vos jambes sont libres, agissant indépendemment les une des autres ou de façon sychrone selon les exercices.

Vous pouvez alors perfectionner la descente des aides. Lors d’une transition montante, quelle qu’elle soit, vos jambes demandent au cheval de se porter en avant ou de passer à l’allure supérieure et à la moindre obéissance elle doivent impérativement cesser d’agir. Il en va de même pour les mains dans les transitions descendantes. L’assiette aussi doit savoir en quelques sortes céder en se faisant plus légère, moins impulsive.

De l’importance de la position à cheval

dimanche, octobre 14th, 2007

Bien que reconnaissant que la position est quelque chose de très important, bon nombre de cavaliers, voire d’enseignants, pensent au fond d’eux-même, que c’est une histoire de débutants.

A la question « que travaillez-vous en ce moment? » il est beaucoup plus valorisant de répondre « les appuyers » que « la position ». Combien d’élèves se voient reprocher par leur enseignant de tirer ou d’avoir un cheval qui ne répond pas aux jambes! Comment pourrait-il en être autrement, puisque les pauvres malheureux tentent, tant bien que mal de compenser un équilibre souvent précaire, se raccrochant pour cela aux rênes ou aux flancs de leur cheval.

Sorti de l’état de débutant où la principale préoccupation est de ne pas tomber, le cavalier, dès lors qu’il tient en selle, n’a en général pas conscience qu’il est en déséquilibre, et bien souvent il ne peut pas compter sur son professeur pour le lui faire sentir.

L’harmonie entre le cavalier et sa monture est un bien trop précieux pour que ce ne soit pas une quête permanente. En effet, a priori, le cavalier est une gêne pour son cheval. Il doit donc trouver sans cesse le meilleur équilibre pour entraver le moins possible la locomotion de celui-ci.

Pour le cavalier, la meilleure position à posséder est celle dans laquelle l’équilibre pourrait s’approcher de celui du piéton : être constamment au dessus de ses pieds (sans pour autant s’appuyer sur les étriers,  l’assiette seule est le siège de l’équilibre ).

zapador  galaad c.maintier

Cette position est à mon avis la seule à pouvoir induire la décontraction, et un cavalier décontracté n’est plus un cavalier raccroché. Les bras, les mains et les jambes sont alors libres et indépendants et peuvent agir à bon escient, sans porter atteinte à l’intégrité physique et mentale du cheval.

En projet…

mardi, octobre 9th, 2007

De retour du Portugal, il est bien évident que je déborde d’énergie et de projets…

Tout d’abord, ayant eu un extrême plaisir à travailler avec Francisco Bessa de Carvalho, je ne compte pas attendre un an avant de retrouver ce plaisir et compte bien l’inviter à faire partager son savoir équestre en notre région de Touraine lors d’un stage privé.

Ensuite, j’envisage d’organiser, en grande première en Touraine, une épreuve de dressage du circuit des masters ibériques : avis à de potentiels amateurs propriétaires de chevaux espagnols ou lustaniens…

Bien entendu, tout cela demande à être mûri, et prendra encore quelques temps… Mais, promis, je vous tiendrai au courant de l’avancée de ces projets.

Les écuyers chez eux

dimanche, octobre 7th, 2007

Lors de mon séjour au Portugal, j’ai pu assister au spectacle que l’école donne le mercredi, dans les jardins du palais de Queluz.

levade   Kiko salut   carrousel

J’ai également  assisté au travail quotidien des chevaux.

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Durant ces deux matinées, j’ai pu apprécier le calme et la modération. En effet, bien qu’ayant à faire à de vrais athlètes, les écuyers respectent énormément leurs chevaux et savent toujours s’arrêter avant de porter atteinte à leur intégrité physique ou morale. C’est pour cette raison que le travail est toujours exécuté avec sérénité, légèreté et équilibre.