De l’importance de la position à cheval

Bien que reconnaissant que la position est quelque chose de très important, bon nombre de cavaliers, voire d’enseignants, pensent au fond d’eux-même, que c’est une histoire de débutants.

A la question « que travaillez-vous en ce moment? » il est beaucoup plus valorisant de répondre « les appuyers » que « la position ». Combien d’élèves se voient reprocher par leur enseignant de tirer ou d’avoir un cheval qui ne répond pas aux jambes! Comment pourrait-il en être autrement, puisque les pauvres malheureux tentent, tant bien que mal de compenser un équilibre souvent précaire, se raccrochant pour cela aux rênes ou aux flancs de leur cheval.

Sorti de l’état de débutant où la principale préoccupation est de ne pas tomber, le cavalier, dès lors qu’il tient en selle, n’a en général pas conscience qu’il est en déséquilibre, et bien souvent il ne peut pas compter sur son professeur pour le lui faire sentir.

L’harmonie entre le cavalier et sa monture est un bien trop précieux pour que ce ne soit pas une quête permanente. En effet, a priori, le cavalier est une gêne pour son cheval. Il doit donc trouver sans cesse le meilleur équilibre pour entraver le moins possible la locomotion de celui-ci.

Pour le cavalier, la meilleure position à posséder est celle dans laquelle l’équilibre pourrait s’approcher de celui du piéton : être constamment au dessus de ses pieds (sans pour autant s’appuyer sur les étriers,  l’assiette seule est le siège de l’équilibre ).

zapador  galaad c.maintier

Cette position est à mon avis la seule à pouvoir induire la décontraction, et un cavalier décontracté n’est plus un cavalier raccroché. Les bras, les mains et les jambes sont alors libres et indépendants et peuvent agir à bon escient, sans porter atteinte à l’intégrité physique et mentale du cheval.

8 Responses to “De l’importance de la position à cheval”

  1. gaton dit :

    comme je suis d’accord !!!!et c’est tellement facile de voir l’importance de la position
    demander le même exercice avec la mauvaise puis la bonne position et tout de suite le cheval répond plus facilement !
    mais malheureusement les élèves n’ont pas toujours la possibilité de le comprendre
    soit parce qu’il n’en ont pas envie (ça arrive qq que soit l’age et le niveau) soit parce que sur un cheval inconfortable, ou pas dressé corectement, etc.

    au fait, très bien ce blog,continue, j’attends avec impatience les articles

  2. sylou dit :

    Judicieux de nous rappeler que la position est un élément important à travailler. On l’oublie c’est vrai un peu facilement, surtout quand on travaille seul. Dans mon cas, c’est la nature qui est venu à mon secour (car je monte beaucoup dehors) : je commence depuis peu à réussir à regarder autour de moi à réouvrir mes épaules et me tenir plus droite sans que celà soit une contrainte ou une requête insistante d’un professeur mais au contraire un mieux être.
    Je progresse petite pierre par petite pierre et suis heureuse de ses tous petits mieux qui ajoutés les uns aux autres me font me sentir à l’aise à cheval. J’ai passé tellement d’années à subir le trot assis, à me contracter et me racrocher consciemment ou non, malgré tous les conseils prodigués par Marie sur la décontraction, que le simple fait de pouvoir agir sur ma position et m’y tenir tout au long d’une séance est un réel bonheur.
    C’est là que je me rend compte qu’un cours d’équitation, peut être bénéfique des années après, et que les conseils, quand ils sont simples et clairements exposés, reviennent en mémoire au moment opportun.
    Ce qui est fou, c’est de voir l’insidence que celà induit sur notre cheval : je suis mieux, il est mieux ! celà paraît infime et pourtant c’est un des élément qui s’inscrit dans ce que j’appelle le cercle vertueux et qui ouvre des possibilités jusqu’alors insoupçonnées. Dans mon cas, plus j’avance et plus j’en revient à des notions de base que j’avais enfouis, comme dit Marie, au rang des consignes pour débutants. Mon plat du jour depuis 2 mois n’étant autre que : En avant, calme et droit ! ou « Le corps entre les bras » : un grand concept Lelièvrun !
    pas la peine donc de me torturer les neuronnes pour savoir quel exercice de travail je vais aborder : pour l’instant je me dis que quand je serais capable de ne plus regarder du tout l’attitude de mon cheval durant une heure mais de laisser mon regard loin, j’aurais vraiment encore progressé ! Donc effectivement vive la simplicité et le retour aux bases !

  3. Sandrine dit :

    Il y a un truc qui me fait toujours sourire; lorsque l’on rame à cheval, le professeur se dit, bon va falloir que je fasse une démonstration imagée…
    On met pied à terre et Marie Hélène ou tout autre bon cavalier monte à notre place pour nous montrer… et alors là c’est tout à fait rigolo, en général avant même que le travail commence le cheval change d’attitude immédiatement, et dès que le premier pas en avant est fait, ce n’est pas un espèe de limaçon (dans le pire des cas) que l’on voit en piste mais un cheval tonique aux ordre et léger… en tous cas mieux que deux minutes avant… Tout cela ce n’est pas une question de savoir donner de la cravache ou des jambes, le résultat immédiat n’est dû selon toute logique je pense qu’à une très bonne position, et des aides intelligentes et sensibles… pour ne faire aller qu’en avant… effectivement on ne parle pas là de complication avec un travail plus « savant ». Rien que sur un travail simple il y a pas mal de grain à moudre parfois, et c’est avec ce genre de démonstration que l’on peut se rendre compte qu’il faut savoir rester humble et ne pas aller plus vite que la musique pour faire un bon travail et le maitriser. La suite s’apprend gentiment mais il ne faut pas oublier qu’un cheval droit équilibré et en avant ainsi qu’une simple volte exécutée en équilibre sont tout aussi fondamentaux.

  4. gaton dit :

    pour reprendre ce que dit Sylou, le regard est également très important
    la meilleure position possible sera encore amélioré par un regard qui regarde loin devant ou en tout cas dans le sens du déplacement plutot que les oreilles de notre cheval
    aussi mimi soit elles !!!

  5. tout à fait d’accord avec Gaton. A développer…

  6. Sandrine dit :

    il faut aussi penser à sourire … ;o)

  7. Mehdi dit :

    Bonjour a tous
    Ca fais plaisir de lire et de découvrir des points de vue rassemblés autour d’une même conviction « l’importance de la position »!!
    Je me suis vu retiré l’entainement d’un gamin sous prétexte de lui faire des « choses de débutants » alors que, avec une jeune jument, sa position me semblais la premire chose a aborder, et surtout a corriger!!

  8. Merci Mehdi pour votre commentaire et quel dommage que vous n’ayez pas été suffisamment encouragé dans votre démarche!
    Et surtout conservez votre conviction sur l’importance de la position.
    Bientôt, je vais reparler de l’assiette, cette aide si importante.

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