Le regard

Outre que le regard sert, lorsque l’on travaille à plusieurs, à voir les autres cavaliers afin d’éviter les collisions, et à dessiner avec précision les figures, il a également d’autres vertus.

Lorsque l’on fixe un point, en général la tête de son cheval, on a tendance à bloquer sa respiration et à perdre, ainsi, la conscience de la relation entre son corps et celui du cheval. On est, de plus, déconnecté de son environnement.

Quand on regarde devant soi en élargissant sa vision périphérique, d’un regard un peu flottant (comme il existe la lecture ou l’écoute flottantes) sans fixer d’objet déterminé, on prend simultanément conscience de son environnement, de son cheval et de son corps. On est alors en état de proprioception (réception sensorielle qui renseigne les centres nerveux sur l’état de contraction des muscles et des différentes attitudes du corps).

arly dressage PRE 

Il est alors plus facile de se décontracter, de ressentir ses propres mouvements et ceux de son cheval. La voie vers l’harmonie entre le cavalier et sa monture est donc possible.

3 Responses to “Le regard”

  1. Marie-Hélène Says:

    Une fausse manoeuvre m’a stupidement fait effacer le commentaire de gaton
    “je n’avais jamais pensé si loin, mais plus simplement aussi
    lorsque on regarde par terre, le reste du corps a tendance a fair e de même, on relève les yeux et tout de suite, il est plus simple de se redresser

    un autre truc simple qui aide à la décontraction, c’est écouter de la musique on a même l’impression que cela aide le cheval a se cadencer.”

    Je suis tout à fait d’accord avec ce qui est dit. il m’arrive souvent de monter en musique et d’avoir l’impression que je transmets le tempo du morceau à mon cheval.

    Voilà pourquoi je me suis permise de recopier le message de Gaton.Cela aurait tout de même dommage d’en priver ce blog !!!
    Merci Gaton

  2. sylou Says:

    A ce maudit regard ! Ma voilà au manège et inévitablement tête basse regard bloqué vers les oreilles de pépère ! C’est aussi pour celà que j’adore travailler le dressage dehors, dans un champ. La nature m’aide à défocaliser mon regard de la tête de mon cheval. Celà commence par le regard, puis j’arrive à ouvrir mes épaules, je décontacte mes bras, j’arrive à être mieux assise, mon corps se décrispe et du coup mon cheval se relaxe aussi ! C’est là qu’on découvre l’importance des sois disant petits riens ! C’est dans les champs que je réussis mes plus belles figures ! Y’a donc encore du boulot avant d’obtenir la même symbiose en compet : le tout étant déjà de prendre conscience de de cette notion si importante qu’est le regard ! Pour la musique je suis bien d’accord aussi. Elle joue pour moi le même rôle que la nature, me décontracte et me permet d’emmener mon attention ailleurs ! deux “trucs” à utiliser sans modération !

  3. gaton Says:

    alors, je ne sais pas si c’est notre petite conversation de ce matin, ou autre chose, mais je descends de cheval et ma mémère, même si je ne suis pas prête de la sortir en St Georges,( et pas uniquement parce qu’elle ne monte pas dans le van !!!)a été super
    je me suis obligée à mettre en pratique le travail sur le regard (c’est bien de l’écrire, mais ça va mieux en le faisant !) et cela a marché. la meilleure preuve est que pour une fois après sa roulade d’après travail (je la lâche dans la carrière systématiquement après) elle ne s’est pas relevée en coup de cul, ce qui est plutot bon signe pour son dos
    la prochaine fois, je me mets le radiocassette dans la carrière

    désolée de m’être un peu étendue sur le sujet, mais je suis tellement contente de ma grosse que j’avais besoin de le dire (bizarrement mes chiens s’en fichent royalement)

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