Archive for novembre, 2007

Colloque sur les 4 écoles d’art équestre

dimanche, novembre 25th, 2007

 Je ne vous parlerai pas de chaque allocution, mais seulement de celles qui ont attiré mon attention.

colloque 4 écoles

La matinée a commencé par une présentation des 4 écoles par leurs directeurs respectifs, puis nous avons eu une communication très intéressante sur l’analyse des séquenses ADN du cheval lusitanien afin de comprendre les origines de la race.

Le professeur Artur da Camara Machado nous apprend que la comparaison des données obtenues avec d’autres modèles équins, montre qu’il existe des similitudes avec d’autres races. Ceci indique que la péninsule ibérique fut un refuge pour des population de chevaux sauvages durant la dernière ère glacière.

Ensuite une intervention de l’espagnol Juan Carlos Altamirano Macarron nous révèle les origines de la doma vaquera. Celle-ci se développe au 18e siècle, au moment où la noblesse s’investit dans la confrontation avec le taureau de combat. Le développement de ces animaux combatifs fera abandonner ces pratiques à la noblesse et elles seront reprises dans les élevages à la campagne.

Après le déjeuner, Guillaume Henry nous a parlé des divergences et similitudes entre les 4 écoles. Il pourrait en ressortir ceci : Saumur, grand pôle pluridisciplinaire, axé sur la formation, la recherche, est tournée vers une équitation de traditions plus utilitaires qu’artistiques. Cette école utilise les chevaux de l’élevage français. Jerez se veut la représentante de la culture équestre andalouse dans sa globalité : attelage, équitation de travail, équitation plus classique. Elle utilise des chevaux de Pure Race Espagnole et des chevaux espagnols croisés avec d’autres races, comme l’anglo arabe par exemple. Lisbonne et Vienne, quant à elles, sont plutôt des conservatoires : conservatoire de l’Alter Real pour la première et du Lipizzan pour la seconde, et conservatoire également d’une équitation classique (XVIIIe siècle).

Pour les autres communications, je pense que  si vous êtes intéressé(e)s, je vous signalerai en son temps, la parution des actes du colloque.

Commentaire pour une soirée d’exception

dimanche, novembre 25th, 2007

Je n’écris pas habituellement sur ce blog. Je le lis beaucoup, on y retrouve parfois des photos que j’ai faites ou que Marie-Hélène a faites de moi lorsque je lui sers de cobaye. Il faut donc une occasion particulière pour que ces quelques lignes y soient rédigées.

Si j’y écris aujourd’hui c’est sur l’invitation de sa propriétaire suite au spectacle du 23 novembre à Bercy.

Pour une grande 1ère, les 4 écoles d’art équestre s’y retrouvaient : l’Ecole Espagnole d’équitation de Vienne, le Cadre Noir de Saumur, l’Ecole royale Andalouse de Jerez, et l’Ecole Portugaise d’art équestre de Lisbonne. Pour qui aime les chevaux et l’art équestre c’était un évènement à ne pas manquer.

bercy 2007 4 écoles

Je dois avouer que l’entrée en piste de ces cavaliers venus de 4 pays était impressionnante. C’est toujours impressionnant …et si rare… de voir l’harmonie naître de la différence. Les cavaliers de Vienne, bicornes, longues redingotes sur leurs lippizans gris (blancs pour les non-initiés) étaient un exemple de calme et de discrétion des aides : mesure et précision. Ils étaient rejoints en cela par les cavaliers Portugais en habits de velours cramoisi tout droit hérités du XVIIIe siècle sur leurs lusitaniens de souche alter réal à la robe baie. Venaient ensuite les cavaliers du cadre Noir, en stricts et élégants habits militaires montant leurs chevaux  alezans (en grande majorité), et l’on sentait poindre derrière l’art du dressage la pratique du sport et de la compétition équestre. Ils partagaient donc, mais à degré moindre, la tonicité des cavaliers andalous en tenue d’équitation de travail ou en habit du XVIIIe  sur leurs chevaux Pure Race Espagnole : vivacité, brio étant pour ces derniers les maîtres mots.

levade levade cadre noir levade lisboa levade jerez

Différences des chevaux, des tenues, des silhouettes, des objectifs même recherchés (du respect de la tradition, à la représentation de la diversité des équitations, en passant par la volonté d’inscrire son nom dans l’histoire du sport équestre). Que de différences, que d’hétérogénéité…

Quelle leçon ! Leçon équestre à l’évidence (chapeaux bas messieurs devant tant de maîtrise !) mais leçon humaine également : dans ce siècle fou où chacun s’en réfère à sa chapelle en oubliant d’écouter, de tenter de comprendre, d’accepter autrui tel qu’il est, se privant ainsi de la chance d’apprendre, ces cavaliers ont montré que les différences n’excluent pas les points communs,  et n’empêchent pas de coexister, voire même de créer de la beauté.

bercy 2007 4 écoles

Merci messieurs, ce fut un beau spectacle, ce fut une belle leçon…et pas seulement équestre.

Christine Maintier

Quelle action de jambes pour partir au trot ?

mardi, novembre 20th, 2007

En ce qui concerne le départ au galop, les cavaliers sont à peu près tous d’accord : ils reculent leur jambe extérieure tandis que la jambe intérieure reste à la sangle. Ils justifient leur action en expliquant que la jambe extérieure, ainsi reculée, va solliciter le postérieur externe, responsable du premier temps du galop, alors que l’autre jambe maintient l’impulsion.

Mais qu’en est-il de l’action des jambes pour le départ au trot? Là, c’est déjà plus vague. Personnellement, j’ai une petite expérience que je mène avec les nouveaux élèves : je leur demande d’abord comment ils font pour allonger le pas. En général, ils me disent qu’ils pressent les jambes à la sangle. Ensuite, je leur demande comment ils s’y prennent pour partir au trot. Là, après un moment d’hésitation, et un soupçon de gêne, ils me disent qu’ils font pareil mais un peu plus fort. Je leur réponds  alors qu’il est fort dommage qu’ils ne puissent pas utiliser une action légère pour le départ au trot.

J’ai appris à partir au trot en reculant les deux jambes sans les serrer, comme si elles allaient chercher les deux postérieurs et c’est très efficace. Lorsque le cheval n’est pas habitué, il suffit d’associer l’action des jambes au code vocal que l’on utilise à la longe pour partir au trot et éventuellement utiliser gentiment la cravache, mais en général ce n’est même pas la peine. En deux ou trois répétitions, c’est gagné. Plus besoin de serrer les jambes, un simple effleurement suffit pour déclancher le départ.

webardscn0108.JPG

Un vrai plaisir en somme !

Les 4 écoles d’art équestre

dimanche, novembre 18th, 2007

La fin de semaine à venir est riche en évènements de taille.

Les écoles de Lisbonne, Jerez, Vienne et Saumur se retrouvent à Bercy vendredi, samedi et dimanche pour notre plus grand bonheur. Vendredi, c’est promis je prendrai des photos, et à mon retour je partagerai cet instant magique avec ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir y assister.

weblihpim1061.JPG

De plus, le lendemain, je vais à un colloque sur les 4 écoles, à la Bibliothèque Nationale de France, colloque organisé par l’ENE. Je ne manquerai pas de vous faire un petit compte-rendu de cette journée

  

Dissymétries : cause, conséquences et remèdes

dimanche, novembre 18th, 2007

Causes

Aucun cheval ne naît droit, mais au contraire avec une flexion naturelle de sa tige vertébrale, et surtout de l’encolure, soit à droite, soit à gauche. Selon certains, cela pourrait venir de la position que prend l’encolure du poulain pendant 11 mois, dans le ventre de sa mère.

Conséquences

Prenons le cas d’un cheval naturellement fléchi à droite :

  •  
      il porte légèrement sa tête à droite
      de ce fait refoule ses épaules à gauche 
      sa croupe par compensation se déporte à droite.

      Les muscles de l’encolure sont étirés à gauche et contractés à droite. Globalement, lorsqu’il tourne à gauche, ce cheval regarde légèrement à droite, a tendance à rétrécir sa courbe en tombant à l’intérieur et en dérapant des hanches à l’extérieur. Il en va de même quand il marche large : il regarde à droite et porte le poids de ses épaules à gauche, ce qui l’empêche de bien garder la piste.Quand il tourne à droite, il donne faussement l’impression d’être plus juste puisqu’il se ploie dans le bon sens. C’est illusoire, et en réalité ce cheval a, là aussi des difficultés : ses épaules ont du mal à venir à l’intérieur, il élargit ses courbes et parfois même il ne tourne pas bloquant la croupe à l’intérieur. Les mêmes déséquilibres se retrouvent à la piste avec la désagréable impression que les épaules vont frotter le pare-bottes ou la lice de la carrière.

       Remèdes possibles

  • Contrairement à ce que beaucoup croient, le côté difficile n’est pas celui qui ne se fléchit pas, mais bien celui qui se fléchit trop. Un muscle étiré peut se contracter harmonieusement mais un muscle contraint et forcé à se contracter, se trouve verrouillé et ne peut pas s’étirer.Le travail consistera à rééquilibrer les tendances naturelles du cheval, voire même à les inverser dans un premier temps, dans le but de rechercher la rectitude.Des exercices appropriés permettront surtout de redresser l’encolure qui est la cause du problème.Dans le cas du cheval fléchi à droite, le cavalier travaillera les flexions d’encolure à gauche. Il les commencera d’abord à pied en demandant peu, puis augmentera progressivement. Ensuite il pourra les pratiquer en selle, à l’arrêt d’abord, puis au pas, au trot et au galop, en cercle et sur le droit.        

    webflearp1000343.JPG  webflecerp1000348.JPG

      Pour les pas de côté, voici quelques idées de travail :· épaules en dedans à droite avec peu de pli et beaucoup d’anglewebepau2p1000357.JPG· épaules en dedans à gauche avec beaucoup de pli et peu d’angle webregarddsc00373.JPG· têtes au mur à droite avec peu d’angle et peu de pliwebtetjuillet-07-019.jpg· têtes au mur à gauche avec beaucoup d’angle et beaucoup de pli

    webtetep1000360.JPG 

    Conclusion

    Ce redressement de l’encolure, qui est un puissant balancier se fera au profit de tout le corps du cheval.

    Ainsi, quand le cavalier tournera à droite en utilisant une rêne d’appui gauche pour fléchir l’encolure à gauche, sa monture mettra facilement ses épaules à droite, elle qui auparavant avait tendance à les laisser échapper vers l’extérieur et par voie de conséquence les hanches ne viendront plus vers l’intérieur. Sur un cercle à gauche, avec pli prononcé à gauche, le cheval ne tombera plus à l’intérieur puisque grâce à ce pli le cavalier refoulera les épaules à droite et les hanches, alors, ne déraperont plus à l’extérieur.

    Le tout est de veiller à faire ce travail très progressivement en restant très élastique dans les action de mains et à ne jamais perdre la décontraction ni l’impulsion (cette dernière cependant n’altérant pas la précédente).

Pour les cavaliers qui travaillent seuls

dimanche, novembre 11th, 2007

Voici quelques conseils pour vous aider à mieux gérer vos séances quand vous travaillez seuls.

Tout d’abord, tâchez de vous installer dans un endroit clos si possible, de préférence rectangulaire ou carré, pour pouvoir marcher droit. Si vous n’avez qu’un pré à votre disposition, n’hésitez pas à matérialiser des côtés avec ce que vous trouverez : morceaux de bois, cônes de chantier…

Ensuite, je pense qu’il est bon de se faire un plan de séance, et de définir la durée de la séance. Votre plan de séance est dépendant des objectifs que vous vous fixez en fonction de ce que votre cheval a besoin de travailler.

Détendez bien votre monture avant de commencer : l’idéal est de pouvoir la longer ou la mettre en liberté avant de monter dessus.

weblongoct-05-014.jpg

Ensuite faites un travail au pas assez long, qui permettra à votre cheval de continuer à s’échauffer tranquillement en commençant les exercices d’assouplissement. C’est au pas aussi que celui-ci pourra apprendre de nouveaux exercices. Ensuite, selon ce qui lui convient le mieux, vous trotterez ou bien galoperez. N’oubliez pas le retour au calme, au pas, en fin de séance.

webardscn0108.JPG

Vous vous êtes donc défini une durée de séance, mais aussi un temps pour chaque allure, toujours en fonction des besoins de votre monture. Même s’il ne faut pas être trop rigide, en effet, au cours de votre séance vous pouvez être amenés à rencontrer des difficultés qui vous obligent à changer votre fusil d’épaule afin de vous adapter à la situation, tâchez tout de même de ne pas trop vous éloigner de ce qui était établi au départ. Ce pourrait être un mauvais pli à prendre qui nuirait à la rigueur de votre travail. Et lorsque l’on travail seul il est indispensable d’être toujours rigoureux.

Surveillez la symétrie des exercices, variez souvent entre la main droite et la main gauche et alternez les courbes et lignes droites. Ainsi vous éviterez bien de la fatigue à votre compagnon.

Surtout n’oubliez pas les pauses : c’est aussi important pour le physique que pour le mental, si votre cheval sature, il ne peut plus rien apprendre.

Pensez à regarder devant vous, autour de vous, ne vous coupez pas de l’espace dans lequel vous évoluez.

Evaluez votre position régulièrement : si celle-ci se dégrade, votre travail peut être altéré.

Si ça ne va plus et que vous ne vous en sortez plus, ne vous énervez pas et surtout ne vous fâchez pas après votre cheval, dites vous qu’il fait ce qu’il peut par rapport à ce qu’il comprend et que probablement vous êtes responsable. Quoi qu’il en soit, c’est vous qui avez la raison et il vous revient la responsabilité d’éviter tout conflit. Arrêtez-vous, lâchez les rênes, faites quelques petits exercices de respiration ventrale et prenez du recul par rapport à la situation. Analysez en détail ce que vous êtes en train de faire et reprenez point par point l’évolution de votre travail sans hésiter à vous poser toutes les questions qui vous viennent à l’esprit (A-t-il bien compris ce que je demandais ? Ai-je bien fait comprendre ce que j’attendais de lui ? Ai-je  été suffisamment progressive ? N’est-il pas tendu parce qu’il a peur de quelque chose qui m’échappe ou parce qu’il a encore des courbatures de la veille?…). Il serait bien surprenant que vous ne trouviez pas quelques réponses à vos interrogations.

Si malgré tout vous buttez toujours, laissez tomber pour ce jour-là, refaites un petit exercice simple que vous êtes sûr de réussir, et rentrez calmement à l’écurie, ça ira mieux la prochaine fois.

webboxoct-05-075.jpg

Descente de main

samedi, novembre 10th, 2007

Contact or not contact?

webescudo.jpg

Comme vous pouvez le voir sur cette photo d’Escudo au piaffer, les rênes sont légèrement détendues et néanmoins le cheval est en équilibre, sans chercher à fuir vers l’avant.

Pour demander le piaffer, le cavalier doit utiliser en alternance ses mains, pour ralentir et équilibrer le cheval sur les hanches, et ses jambes pour maintenir l’impulsion et délicatement engager les postérieurs. Mais nous reviendrons de façon plus détaillée sur cet exercice une autre fois.

Il s’agit ici, de souligner le fait que l’action de la main est avantageusement remplacée par l’action d’une assiette profonde, renforcée par la tonicité du dos du cavalier. Le travail dans la descente de main est un des facteurs qui permettra au cheval petit à petit,  de s’exprimer plus brillamment dans cet exercice.

(suite…)

Longer ? licol, caveçon, filet ?

mercredi, novembre 7th, 2007

Faut-il longer son cheval en caveçon, en filet ou en licol ?
Si je prends l’exemple d’Arly, j’ai commencé à le longer en caveçon. Je pense que c’est un bon outil, à condition d’être correctement utilisé. Je choisis toujours un caveçon espagnol car c’est léger et facilement adaptable à bon nombre de chevaux. Par contre, il est impératif de sérieusement le rembourrer au niveau de la muserolle. Bien ajusté pour ne pas battre sur le chanfrein ni tourner sur l’œil, le caveçon laisse la bouche intacte lors des démarrages intempestifs du cheval et a un rapport précis avec la tête : le fait que la longe soit attachée sur le devant de la tête permet à celle-ci de bien tourner dans le sens de l’incurvation.
Encore une fois, si le caveçon est bien adapté et bien ajusté il peut être supporté par tous les chevaux.
Arly est un cheval qui n’a jamais tiré sur sa longe, il avait même la tendance inverse et je devais sans cesse le renvoyer sur son cercle. Il m’arrive de le longer sur le filet avant de le monter lorsque je sais qu’il ne va pas faire le fou. Ma longe est alors attachée à une alliance pour répartir de façon un peu plus égale la tension sur les deux anneaux du mors.
N’utilisez cette façon de faire qu’exceptionnellement et si votre cheval ne tire pas du tout car c’est contraignant pour la bouche de ce dernier.
Maintenant que mon cheval travaille tout à fait correctement à la longe, je n’utilise pratiquement plus que le licol (un licol normal, car les licols américains, de par leur finesse, peuvent être agressifs en cas de contact un peu fort).
C’est un matériel léger, pas du tout contraignant et si votre cheval est bien éduqué je ne vois pas ce qui vous empêcherait de l’utiliser.
Attention, si vous avez un cheval, jeune ou moins jeune, peu respectueux de votre main et qui vous emmène à l’autre bout du manège, préférez le caveçon !  

Ce blog s’internationalise !

mardi, novembre 6th, 2007

Welcome on my blog !

En regardant les statistiques de fréquentation de ce blog, j’ai constaté avec plaisir qu’il faisait son chemin Outre Atlantique, entre autres.

Je ne peux que me réjouir de constater que désormais nos amis canadiens nous ont rejoints. Qu’ils n’hésitent pas à nous communiquer leurs impressions, leurs expériences et leurs savoir-faire (même en anglais !).

La même chose pour nos lecteurs belges, suédois, autrichiens, marocains, bien évidemment.

welcome by Galaad

Thank you for your visit and your future comments !

A propos d’une mauvaise interprétation des actions de jambes…

dimanche, novembre 4th, 2007

Je n’ai pas la prétention d’avoir la bonne solution à tous les problèmes, mais je vais tenter de vous inciter à vous poser les questions qui peuvent vous aider à les résoudre.Le cas qui nous intéresse est le suivant : dans l’incurvation, la jument semble mal interpréter les actions de jambes sur lesquelles elle allonge. La cavalière utilise alors les mains pour la reprendre et cède quand le calme revient. Cela ne change rien, la jument repart de plus belle.Cette situation soulève plusieurs interrogations et amène différents conseils.

  •  Votre jument ne craint-elle pas les jambes ? Etes-vous aussi légère dans les jambes que dans les mains?

Rappelez-vous : les jambes tombent naturellement et sont moelleusement au contact des flancs, n’agissant que ponctuellement en fonction des demandes et sans surprendre le cheval.

  •  Les épaules sont-elles bien orientées ?

Dans une incurvation quelle qu’elle soit, penser d’abord à bien orienter les épaules de votre monture et à combattre les petites résistances que vous pouvez rencontrer dans la bouche et l’encolure. Si l’avant main reste décontractée et flexible, il y a toutes les chances que cela se propage au reste du corps.

Les jambes alors n’ont plus qu’à maintenir l’impulsion, toujours sans effort, et peut-être à faire quelques petites actions de contrôle des hanches.

  • Ne forcez-vous pas sur votre jambe intérieure à la sangle sous prétexte d’incurver le cheval ?

Dans cette partir là de son corps, donc au niveau des dorsales, le cheval a peu de flexibilité les vertèbres étant d’une conformation particulière. En effet, elles ont de longues apophyses transverses qui donne au dos la rigidité nécessaire pour supporter un poids mais pas pour se mobiliser latéralement, contrairement à l’encolure dont les vertèbres ont de courtes apophyses transverses, donc l’idée que la jambe intérieure à la sangle incurve le cheval est quelque peu erronée.

C’est plutôt la disposition des hanches et des épaules par rapport au corps qui donne l’effet d’incurvation.

Si ces points sont respectés et si, de plus, vous restez équilibré sur votre cheval avec une assiette liante, il y a peu de raisons que l’incurvation génère une accélération. Assurez-vous aussi que le fait d’incurver le cheval ne provoque pas de douleur, douleur qui pourrait engendrer la fuite.

Dans un premier temps, assurez-vous d’être en descente de jambes lorsque vous allez agir. Ensuite, je dis souvent que c’est une question de  « timing » : il faut agir très rapidement mais sans brutalité, dès que le problème survient pour rééquilibrer le cheval, sans qu’il ai le temps de s’appuyer et céder tout aussi rapidement.

N’hésitez pas à céder au point de lâcher le contact pour obliger le cheval à se tenir tout seul. Osez le faire !

When your legs are hard you risk a horse that is hard in your hand.

Néanmoins ce n’est pas miraculeux et il faut parfois recommencer plusieurs fois avant qu’il comprenne.

Soyez rigoureux et restez patients. Comme le disait un certain Nuno Oliveira « L’art équestre commence par la perfection des choses simples. »

N’hésitez pas à communiquer sur le blog le résultat de votre travail.