Le Galop …dans une perspective d’auto-régulation

Il n’est pas toujours aisé d’obtenir un beau galop souple, ample et lent, dans lequel le cheval s’articule correctement. Il faut du temps pour bien gymnastiquer ce dernier afin qu’il arrive à mettre son dos en place sans peser, en restant en équilibre sur des hanches qui s’abaissent facilement.

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Le conseil que je vais vous donner ici s’applique au travail de base du galop.

Tant que votre cheval s’articule difficilement, soit il peut, galoper vite et à plat, ou bien encore, ne maintenir son galop que quelques foulées et repasser rapidement au trot.

Dans le premier cas, cherchez à le ralentir, bras souples, mains légères, assiette liante et profonde, jambes relâchées et au besoin en le calmant de la voix.

Donnez peu d’informations à la fois et juste celles qui indiquent votre volonté de ralentir. Il y a bien sûr un risque qu’il repasse au trot, repartez alors immédiatement au galop, sans brutalité toutefois, de sorte qu’il comprenne qu’il ne devait pas prendre l’allure inférieure. Recommencez inlassablement jusqu’à ce qu’il puisse, l’ensemble du travail aidant, maintenir un galop plus lent.

Dans le second cas, et bien repartez fermement au galop à chaque fois qu’il redescend à l’allure inférieure, pour lui indiquer qu’il commet une erreur. Vous pouvez sanctionner la transition descendante non désirée, par un « non » vigoureux de la voix avant de repartir au galop.

Quoi qu’il en soit, je pense qu’il est vraiment néfaste de mettre les jambes alors que votre cheval est encore au galop, pour l’empêcher de passer au trot. C’est un cercle vicieux : on lui prête très vite l’intention de vouloir descendre à l’allure inférieure dès qu’il ralentit, et c’est finalement ce fait même que l’on sanctionne et non plus le passage au trot.

Dès lors, il devient difficile de ralentir quand on le souhaite, le cheval étant habitué à toujours être reporté en avant. A moins, bien sûr, de mettre encore plus de mains et de jambes comme on le voit souvent.

On est loin alors , du beau galop lent et souple dans la descente des aides.

De plus, on ne développe pas l’autonomie de son cheval. On l’emprisonne dans des aides qui ne laissent aucune possibilité « d’auto-organisation » qui pourrait répondre au mieux à la demande du cavalier.

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Offrez à votre monture les meilleures conditions pour apprendre une nouvelle tâche et ne faites pas, si je puis dire,  les efforts à sa place, il n’acquerra rien de valable ni de durable. 

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