Propositions d’aides pour exécuter une épaule en dedans.

Epaule en dedans(Fr) -Schoulder-in(Gb) -Das Schulterherein(D) -La spalla in dentro(It) -La espalda adentro(Sp) 

Le cheval est dans l’impulsion, sans aller vite néanmoins, lui et vous êtes décontractés.

Déplacez les épaules en portant légèrement les deux mains vers l’intérieur jusqu’à obtenir l’obliquité désirée.

La jambe intérieure est à la sangle, souple, demandant au cheval de continuer de marcher, mais latéralement. Elle n’est ni plaquée, ni dure, ce qui inciterait le cheval à se contracter en se couchant dessus. Elle agit par petites touches successives.

Ne mettez pas systématiquement la jambe extérieure en arrière de la sangle. Ne le faîtes éventuellement que si le cheval chasse les hanches à l’extérieur, je dis éventuellement car bien souvent, il suffit de vérifier la place des épaules et l’incurvation pour que l’arrière main reprenne une attitude correcte.

Par exemple : si l’angle de votre épaule en dedans est très ouvert (+ de 45°) et que l’incurvation est légère, il y a toutes les chances pour que le cheval chasse les hanches. Ilne servira à rien de l’emprisonner dans les deux jambes, l’une à la sangle l’autre en arrière. Rétablissez plutôt l’équilibre entre obliquité et incurvation et vos jambes n’auront plus qu’à restaurer l’impulsion si elle s’altère.

Lorsque l’exercice se passe correctement, même si on a vu que les deux mains déplaçaient les épaules vers l’intérieur, il revient plus précisément à la main intérieure de diriger l’incurvation et à la main extérieure de contenir les épaules et de maintenir l’équilibre sur les hanches.

Les mains peuvent être amenées à se déplacer : si le cheval tend à mettre de façon excessive ses épaules à l’intérieur, écartez d’abord simplement la main extérieure, et si cela ne suffit pas, faites une légère rêne contraire intérieure afin de pousser un peu les épaules vers l’extérieur. Dans le cas contraire, les mains se déplaceront à l’intérieur plus franchement : rêne extérieure poussant contre l’encolure et rêne d’ouverture intérieure.

Maintenant, voyons une action un peu délicate : la rêne directe intérieure, que j’affectionne particulièrement quand d’autres la rejettent en bloc, car je la trouve efficace tout en obligeant son utilisateur à beaucoup de finesse. Lorsque le cheval, bien qu’ayant les épaules suffisament à l’intérieur et sans trop d’incurvation, ne parvient toujours pas à placer ses hanches en oblique, au lieu de forcer sur votre jambe intérieure, ce qui ne servirait à rien, sinon à le précipiter dans une mauvaise attitude, décollez la main intérieure du garrot, sans pour autant faire une rêne d’ouverture, et pointez la de façon très souple en direction de la hanche intérieure du cheval. Cette action aura pour effet de réduire l’avancée longitudinale du postérieur interne qui se verra alors dans l’obligation de chevaucher par dessus le postérieur externe plaçant ainsi les hanches en oblique.

Pour terminer, bien que le sujet soit loin d’être clos, et nous aurons l’occasion d’y revenir, je vous conseillerai d’être à l’écoute de votre cheval, de ne pas vous enfermer dans une attitude ou des actions types, mais au contraire, d’agir en fonction de se que vous ressentez, par rapport à des objectifs de travail bien définis au préalable. Ne vous lancez pas sans savoir ce que vous attendez de votre monture : beaucoup ou peu d’obliquité, idem pour l’incurvation. Et selon ce que le cheval vous donne, utilisez votre bon sens pour rectifier.

Restez en équilibre et décontractés, ne vous tordez pas et gardez les mains et les jambes, souples.

Sachez AGIR, CEDER, AGIR, CEDER…

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