Approche du travail les mains hautes.
Avant toute chose, je précise que ce travail n’a de valeur que si, à mesure qu’elles montent, les mains vont vers la nuque du cheval, de manière à n’agir que sur la commissure des lèvres. Comme je l’ai dit précédemment, cette partie du cheval est moins inervée et donc moins sensible que la langue et que les barres.
Aprés avoir délicatement pris le contact avec la bouche du cheval, monter lentement les mains, jusqu’à ce que le mors, remontant dans la bouche, amène les machoires à se desserrer. Céder immédiatement. Petit à petit, il faudra de moins en moins de temps et d’élévation pour que le cheval cède.
Ensuite, par élévation progressive d’une seule main, et aprés avoir obtenu la cession de la mâchoire, demander une flexion latérale de l’encolure. Le degré de flexion de l’encolure dépend des possibilités physiques de chaque cheval et de son niveau d’apprentissage. Tâcher, avant de céder, de maintenir quelques instants le cheval dans cette attitude sur une rêne légère et dans l’autonomie. Reproduire cet exercice aux deux mains.
Lorsque le cheval est installé dans une flexion d’encolure, il suffit de lever la main extérieure pour obtenir une cession de nuque. Si le cheval tente de s’appuyer, restaurer la légèreté par un demi-arrêt.
Céder alors , et laisser le cheval se mettre en descente d’encolure par décontraction de toute la ligne du dessus.
En répétant méthodiquement cet enchaînement d’exercices, on finit par obtenir, plus ou moins rapidement selon les chevaux, la descente d’encolure sur un léger soutien des mains. Un raccourci s’est mis en place, qui ne rend plus nécessaire les flexions latérales inductrices de cette extension d’encolure. Celles-ci restent, néanmoins, un excellent étirement avant de commencer une séance.
Exemple de mise en main progressive grâce aux mains hautes
Ce travail peut être commencé à pied, puis continué monté à l’arrêt, et perfectionné aux trois allures.
Il impose au cavalier d’avoir déjà acquis une certaine finesse dans l’usage de ses mains et une bonne stabilité dans sa position.Quant au cheval, il doit faire preuve de perméabilité physique et mentale pour être ainsi gymnastiqué sans se défendre. C’est pourquoi certains cas particuliers peuvent appeler des aménagements adaptés.
March 31st, 2008 at 11:25 am
je commence toujours mes détentes depuis un moment comme tu viens de l’expliquer, car je trouve les flexions d’encolure aux trois allures particulièrement bien adaptées à la détente de mon cheval pour obtenir la décontraction. Cependant je me rends compte que je ne vais pas au fond des choses en lisant le paragraphe sur la cession de nuque dans la flexion d’encolure.
Peux - tu rafraichir ma mémoire de “mauvaise élève” sur la cession de nuque : je pense que je ne sais pas ou plus la demander, appréhendant toujours une bascule de nuque, (parade récurrente d’xs) plutôt qu’une cession.
April 2nd, 2008 at 8:53 pm
La flexion de nuque est le fait de baisser la tête, de fermer l’angle tête encolure. Je décortiquerai lors d’un prochain post, mais si le chanfrein, à ce moment là, est en oblique laterale par rapport au sol (ne pas confondre avec une oblique dans le sens longitudinale) c’est que le cheval bascule sa nuque.