Quelle proportion entre l’inné et l’acquis?

Il en va des chevaux comme des humains, tous n’ont pas le même tempérament. Certains sont naturellement calmes, posés, prennent leur temps pour faire les choses, d’autres sont plus vifs, réagissent au quart de tour, et s’agitent en permanence.

Mais quelle part revient exactement à l’inné et à l’acquis? Quel rôle l’éducation et les conditions environnementales ont-elles joué dans le façonnement psychique de l’individu?

Lorsque vous découvrez un nouveau cheval, dans le but d’en faire un compagnon de travail, il me paraît important de prendre connaissance de son vécu, dans la mesure du possible, bien sûr. Cela peut apporter des éléments pouvant aider à mieux comprendre certains comportements.

Observez le également au box, soyez attentif à ses réactions au moment du pansage, et quand vous le menez en main, notez bien ses réactions.

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Puis sortez-le en longe ou en liberté et voyez comment il se déplace, comment il répond à vos demandes. Tâchez d’être perméable à tous les signaux qu’il vous envoie, à son langage corporel, qui sont autant d’indications qui vous permettront de vous faire une première opinion.

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Cette opinion ne sera pas forcément la bonne car ce n’est pas toujours si simple. Le vrai tempérament d’un cheval peut être modifié dans le bon comme dans le mauvais sens, au contact de l’être humain. Il faut parfois beaucoup de patience et de tact pour qu’il redevienne lui-même, et il peut aussi être vite gâché par le comportement inadapté de la personne qui s’en occupe, à pied aussi bien que dans le travail monté.

En ce qui concerne le travail monté, les écueils peuvent être nombreux. Prenons un exemple : un cheval qui ne répond pas aux jambes n’est pas forcément un cheval insensible et froid de nature. Tous les chevaux n’ont pas systématiquement les mêmes réponses faces aux agressions que représentent des jambes dures. Certains, pour tenter de s’y soustraire, vont fuir, et d’autres, se contractant tellement pour ne plus les sentir, n’avanceront pas, et auront donc droit à une double ration de jambes.

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Prenons  un autre exemple : un cheval qui fuit n’est pas obligatoirement un cheval très chaud, mais peut-être seulement un cheval qui exprime un malaise quelconque. Le cavalier met éventuellement trop de jambes, comme on l’a vu précédemment, ou bien trop de mains et sa pauvre monture fuit pour échapper à cette agression. Avec un peu de chance, ou plutôt de malchance, elle se verra échanger son mors contre un autre plus sévère afin d’enrayer ce problème.

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Mon but, dans ce post, n’est pas de répertorier tous les cas de figure et d’essayer d’y apporter des solutions. C’est juste de sensibiliser les cavaliers qui ne le seraient pas encore, sur le fait qu’il faut se garder de porter un jugement hâtif et définitif sur un cheval. Tant de raisons autres que celles inhérentes au tempérement propre du cheval sont valables pour justifier un comportement bien souvent plus acquis qu’inné. A commencer par les erreurs du cavalier qui doit absolument se dire que c’est lui qui a la raison, et que c’est donc à lui de se remettre en question afin de trouver les solutions les plus adaptées pour préserver l’harmonie entre lui et sa monture.

Le cheval pourra alors donner le meilleur de lui-même.

One Response to “Quelle proportion entre l’inné et l’acquis?”

  1. gaton Says:

    “A commencer par les erreurs du cavalier qui doit absolument se dire que c’est lui qui a la raison”

    et non qui a raison comme le pense trop souvent nombre de cavalier

    post très interressant (comme d’habitude) et qui amène une fois de plus à l’humilité et à la reflexion

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