Archive for May, 2008

Vérification de l’équilibre et de la légèreté.

Saturday, May 10th, 2008

Je vous propose deux petits exercices pour tester l’équilibre, la légèreté et la perméabilité aux mains et aux jambes, de votre cheval.

Dans un premier temps, marchez à pas comptés, c’est à dire, décomposez le pas au point de demander la mobilisation de chaque membre l’un après l’autre, en vous arrêtant presque, entre chaque pas.

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Dans un second temps, je serais tentée de dire, reculez à pas comptés. Décomposez votre reculer en mobilisant chaque diagonal l’un après l’autre, en arrêtant le cheval entre deux diagonaux.

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Dans ces deux exercices, utilisez vos aides avec une grande parcimonie afin de tester la réactivité de votre monture.

Le but étant de rechercher l’équilibre et la légèreté, ne laissez pas le cheval s’appuyer ou tirer pour forcer la main en se mettant sur les épaules, ni reculer avec précipitation, non plus. Attention, un manque de délicatesse de votre part, peut vous rendre responsable des erreurs de votre cheval.

J’attends avec impatience que vous me communiquiez le résultat de votre travail. N’hésitez pas à me faire part de vos difficultés, afin que nous puissions voir ensemble comment apporter une amélioration.

Une idée pour améliorer la tonicité du pas.

Sunday, May 4th, 2008

Je vais prendre l’exemple de mon cheval, Arly, qui manque de tonicité au pas.

Je travaille toujours assez longtemps le pas en début de séance, et j’y reviens en fin de séance. En début de séance, il me sert à échauffer en douceur les muscles de mon cheval, car même si je le longe toujours avant de le monter, pour lui les choses changent beaucoup dès lors que je suis dessus : son dos s’affaisse, il perd en puissance, et l’engagement et la poussée des postérieurs diminuent.

En fin de travail, j’utilise de nouveau le pas comme retour au calme et parce que mon cheval étant bien échauffé, il est plus à l’aise et me donne de meilleures choses.

Lorsque je débutais mon travail au pas, j’avais, depuis longtemps, pris l’habitude de demander d’emblée à Arly de se livrer dans le pas. De ce fait, il se mettait naturellement en extension d’encolure, donc dos plutôt bien orienté.  Mon but étant d’avoir un pas ample, tonique et bien articulé.

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Mais finalement, j’ai bien vu qu’il peinait dans ce travail, je ne le sentais pas vraiment se porter en avant de bon coeur et je devais le solliciter trop souvent à mon goût. Bien sûr, je m’appliquais à faire et refaire, et c’est là que le bât blesse, à re-refaire la leçon de la jambe, avec descente de jambes entre chaque demande, mais tout était un peu à recommencer à chaque fois. Ce n’était pas franchement mauvais, mais pas non plus tout à fait satisfaisant. Il faisait beaucoup d’efforts pour s’articuler, et les mouvements de balanciers de l’encolure étaient, de ce fait, fort prononcés, ce qui induisait une instabilité de l’avant main assortie de manifestations d’agacements de sa bouche à l’encontre du mors et de ma main qui, alors avait du mal à se fixer.

Depuis une quinzaine de séances, j’ai radicalement changé mon travail. J’échauffe toujours longuement à la longe, et je travaille toujours autant le pas mais je ne demande plus le mouvement en avant en extension d’encolure. Au contraire, je laisse Arly marcher à la vitesse qu’il peut me donner sans effort, ce qui ne l’incite plus à tirer l’encolure vers le bas pour s’aider. Il se tient alors dans son équilibre naturel qui est assez relevé, et je ne recherche que la légèreté. J’essaie d’être extrêmement délicate dans mes mains afin de ne prendre ni ne donner l’envie à Arly de prendre de contact inutile. Je n’interviens sur sa bouche que pour demander ou restaurer la flexion de mâchoire et de nuque, et légèrement déplacer les épaules pour tourner. Je sanctionne par un petit demi-arrêt toute velléité d’appui de sa part. Je l’aide ainsi à se mettre aussi peu que possible sur les épaules.

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Petit à petit, je le sens devenir plus autonome, plus décontracté, aussi. Il ne se défend plus avec ma main. J’ai retiré les éperons et ne me sers de la cravache que deux ou trois fois en début de travail s’il passe en arrière de mes jambes. Un petit tapotement derrière la jambe suffit à déclencher une plus grande réactivité qu’auparavant, d’ailleurs.

J’arrête souvent, je recule, je fais un pas en avant, puis un autre, de façon très décomposée, afin de contrer le moindre déséquilibre sur les épaules.

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Mon cheval est comme un ressort grippé qui se remet à fonctionner, et au bout d’un moment, en équilibre, ayant concentré sa force et son énergie grâce à ce travail rassemblé, il allonge sans effort et tient cet allongement bien plus longtemps qu’avant.

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Je pense aussi, qu’après s’être énormément concentré mentalement pour aller lentement, être autonome, et gérer au mieux son équilibre, le cheval accueille avec plaisir l’allongement qui est pour lui, à ce moment là, comme une pause, une récréation, une certaine liberté.