Voici quelques belles phrases à méditer.
Xénophon (430-355 av J-C) disait déjà :
“Si quelqu’un, montant un bon cheval de guerre veut le faire paraître avantageusement et prendre les plus belles allures qu’il se garde bien de le tourmenter soit en lui tirant la bride soit en le pinçant de l’éperon ou en le frappant avec un fouet, par où plusieurs pensent briller.[...]“
Ce grand homme écrivait encore :
“[...]Ce qu’un cheval fait par la force il ne l’apprend pas et cela ne peut être beau, non plus que si on voulait faire danser un homme à coup de fouet et d’aiguillon : les mauvais traitements ne produiront jamais que maladresse et mauvaise grâce. [...]”
Salomon de La Broue (XVIe siècle) poursuivait en écrivant :
“Le libre consentement du cheval amène plus de commodités que les remèdes par lesquels on tâche de le contraindre, [aussi]le Cavalcadour doit-il user d’une grande douceur et patience [...] afin de conserver, tant qu’il sera possible, le courage et l’allégresse du jeune cheval, qui est une des notables considérations de cest art.”
Montfaucon de Rogles (XVIIIe siècle) nous parle quant à lui, d’équilibre:
” Il n’est que trop ordinaire de se persuader qu’un cheval tenu et renfermé dans les mains et dans les jambes est en équilibre sur les hanches ; cependant, si on observe attentivement ce qui résulte de cette façon de rassembler, on sera bientôt dissuadé… Le cheval n’est que dans un équilibre apparent, qu’il doit uniquement à l’appui qu’il prend sur la main… aussitôt qu’on lui rend la bride, la contrainte douloureuse qu’il vient de ressentir sur les jarrets, l’excite à rejeter le poids de son corps en avant et à le remettre sur les épaules : on est donc réduit à récidiver l’opération à chaque instant, opération… qui fait qu’on estropie tant de chevaux sans parvenir à les asseoir : pour éviter de pareils écueils, suivons donc une autre route.”
Enfin, pour terminer, je citerai le général L’Hotte (XIX-XXe siècle) :
“[...] La marque de la haute école de l’équitation savante, artistique, haute équitation, comme on voudra l’appeler, se trouve donc, non dans des mouvements extraordinaires mais dans la parfaite légèreté, que les mouvements soient simples ou compliqués.”
A vous donc maintenant, de méditer…et d’appliquer.