Archive for août, 2008

Retour sur les deux rênes dans une seule main.

dimanche, août 31st, 2008

J’aimerais revenir sur le fait de tenir les deux rênes dans une seule main.

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Je risque de me répéter, mais ce n’est pas grave, car je trouve cette question suffisamment intéressante pour y revenir. 

Depuis quinze jours, un certain nombre de mes élèves ont fait l’expérience d’essayer de tourner en tenant les deux rênes dans une main.

Plusieurs d’entre eux se sont trouvés en difficulté quand il s’est agi de tourner à la main à laquelle leur cheval est naturellement incurvé, donc main à laquelle il évase sa courbe vers l’extérieur.

La conclusion qu’ils en ont tirée, et c’est là que je reviens sur un point important, c’est qu’ils géraient tout avec la main intérieure : le pli, et le contrôle des épaules.

L’inefficacité de la main extérieure s’est trouvée mise en évidence, et cette prise de concience a permis aux élèves d’effectuer les corrections nécessaires avec la tenue classique des rênes. Très rapidement, un nouvel essai les deux rênes dans une seule main s’est avéré concluant.

Faites  cette expérience très intéressante, et donnez-nous votre avis sur la question. J’espère que cet exercice vous aidera.

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Tenue des deux rênes dans une seule main.

dimanche, août 17th, 2008

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Exemple de travail des 2 rênes dans une seule main pour le maniement de la garrocha.

Hormi le fait que cela peut dépanner en cas de handicap, je trouve le travail des rênes tenues dans une seule main très intéressant pour contrôler les épaules.

Lorsque l’on tient ses rênes dans une seule main, il est beaucoup plus difficile de tirer sur la rêne intérieure puisque les deux rênes sont associées.

Quand le cavalier a-t-il souvent le mauvais réflexe de reculer la main intérieure?

Prenons l’exemple d’un cheval qui est naturellement fléchi à droite et qui, de ce fait, dévie ses épaules vers la gauche. Face à ce problème, nombreux sont les cavaliers qui, pour redresser les épaules de leur monture, se servent de leur main intérieure. Cette action n’aura bien souvent comme effet, que d’aggraver la situation en ployant un peu plus le cheval à droite, et donc en mettant d’avantage ses épaules à gauche. 

Que ces mêmes cavaliers essaient d’améliorer la rectitude de leur cheval en prenant les deux rênes dans une seule main, et il y a toutes les chances pour qu’ils constatent une plus grande efficacité de leur action de main sur les épaules de leur monture.

Spontanément, ils déplaceront leur main vers la droite,et alors, c’est la rêne extérieure qui, en venant à l’appui contre l’encolure, poussera légèrement les épaules à droite. Par ailleurs, il n’y aura plus d’effet néfaste de la rêne intérieure puisque, premièrement, elle ne recule plus mais se déplace latéralement, et deuxièmement, son action est régulée par celle, concomitante, de la rêne extérieure.

Personnellement, je travaille en ce moment mon cheval de cette façon, car j’aimerais l’initier a la garrocha, et je suis très enthousiaste. Arly est un cheval très « flottant », et c’est un réel « plus » de le travailler les deux rênes dans une seule main.

Et puis pour tout vous avouer, je me suis engagée pour de courtes présentations en public au mois de  novembre, et j’aimerais bien pouvoir y ajouter ce nouveau type de travail… A voir donc..

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un dimanche matin au pré

dimanche, août 10th, 2008

cliquer sur la video

Arly 1er a changé de lieu et de costume…

mardi, août 5th, 2008

Changement de lieu pour les chevaux, accompagné de nouvelles habitudes :

La mise au pré quotidienne est l’une d’entre elles, l’usage de protection contre les insectes en est une autre.

Mais certains n’adhèrent pas vraiment à la seconde : la preuve par l’image !

Retour sur le reculer.

dimanche, août 3rd, 2008

Voici quelques idées pour vous aider dans votre approche du reculer.

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Essayez de dissocier légèrement les deux mains lors de la demande du reculer : fermez la main droite, puis la gauche, puis la droite et ainsi de suite. Vous empêcherez ainsi plus facilement votre cheval de s’appuyer. De plus, sur la fermeture de la main droite, vous aiderez le cheval à déplacer son diagonal droit, et sur la fermeture de la main gauche, vous l’aiderez à déplacer son diagonal gauche.Continuez comme cela sur deux, trois foulées. 

Ensuite, et c’est Baucher qui le préconise, si votre cheval se bloque à l’arrêt, amenez-le délicatement à lever un antérieur en le portant doucement en avant grâce aux jambes. Puis, avant qu’il ait eu le temps de poser ce membre au sol, cédez dans les jambes, et en agissant des  mains, inversez le mouvement vers l’arrière. Cette méthode fonctionne bien, mais elle est délicate car elle demande un « timing » très précis. 

Pour finir, je citerai le général Decarpentry :

    « Le cheval éprouve presque toujours plus de difficulté à ébranler vers l’arrière de pied ferme sa masse arrêtée, qu’à transformer sa marche en avant, très lente bien entendue, en marche arrière. Pour obtenir cette dernière transformation, il faut procéder par ralentissement jusqu’au-delà du nécessaire pour obtenir l’arrêt au moment où la vitesse devient nulle, de manière à profiter du reste de mobilité de la masse pour l’entrainer au-delà du « point mort » de l’équilibre statique, et lui faire dépasser ce point mort en empêchant le cheval de stabiliser son arrêt. »