Archive for septembre, 2008

Départ au trot après l’arrêt en X .

mardi, septembre 30th, 2008

Puisque vous êtes trop timides pour me faire part de vos idées et envies, je continue sur ma lancée, et nous avançons dans le déroulement de la reprise.

Vous venez d’arrêter votre cheval en X, il est vigilant , prêt à repartir.

Au moment du départ, ne le surprenez pas, il risquerait de sauter dans son trot. Pour ma part, je ne trouve pas cela très esthétique, et je préfère un départ fluide. Ceci n’exclut pas, bien au contraire, la tonicité. Veillez à toujours garder du liant dans les transitions. Je vous invite à retourner voir le post du 20/11/2007, sur le départ au trot.

Ensuite, tout comme en entrant sur la ligne du milieu, surveillez bien la rectitude, ce qui est délicat, car concomitamment vous devez commencer à  préparer le tournant en C.

Selon les chevaux, plusieurs cas de figure peuvent se présenter :

  • Le cheval est avancé dans son dressage, bien gymnastiqué, suffisamment droit et flexible à la fois pour pouvoir être conduit assez loin au bout de la ligne du milieu, puis faire un tournant relativement serré. Il s’incurve correctement et entre avec souplesse dans les aides.
  • Le cheval est moins avancé dans son dressage et montre encore quelques raideurs. Dans ce cas là, il a tendance à dévier de sa trajectoire dès que la main intervient dans la phase préparatoire du tournant. Imaginons la situation : à la fin de votre ligne du milieu, vous devez tourner à gauche, de ce fait, quelques foulées avant, vous entamez une action délicate de votre main gauche pour vous assurer qu’il est décontracté dans sa bouche et perméable à la demande d’incurvation qui va suivre. Si vous ne voulez pas que le cheval tourne sur cette action de main, qui n’est que préparatoire, faites une action légèrement contraire de cette main gauche vers la droite et soutenez bien la main droite à droite.

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Exceptionnellement, je me suis permise d’utiliser une image émanant d’un autre site équestre (univers-cheval.com). J’espère qu’ils me pardonneront, surtout si vous allez leur faire une petite visite…

  • Ainsi, vous pourrez garder les épaules du cheval sur la ligne du milieu tout en commençant à le ployer légèrement à gauche. Par ailleurs, les jambes veillent au maintien de l’impulsion. Soyez attentifs à ne pas plaquer la jambe gauche sous prétexte que le cheval tombe à gauche, ne bloquez pas la main gauche dans le garrot et ne l’écartez pas non plus, toutes ces actions ne feraient qu’aggraver le problème. Sachez agir et céder alternativement dans vos mains et vos jambes. Je vous conseille de relire le post du 30/12/2007 sur le passage des coins, et celui du 18/11/2007 sur les dissymétries.
  • Ne ployez pas trot tôt votre monture avant de tourner, il s’agit tout de même de marcher droit sur la ligne du milieu!
  • Attention aussi aux chevaux qui évasent trot leur tournant. Dans ce cas, il faut faire comme lorsque le même cas se présente pour entrer sur la ligne du milieu.
  • N’allez pas trop loin sur la ligne du milieu avant de tourner, si le cheval n’est pas assez préparé à l’incurvation, vous pourriez le tromper. En effet, celui-ci verrait arriver la lice ou le parre-bottes sans savoir de quel côté aller. Il n’est pas rare, alors, de voir des chevaux osciller sur leur doubler, dans l’attente d’une indication qui ne vient pas.

Si vous avez d’autres expériences intéressantes à partager, n’hésitez pas! 

Info concours.

dimanche, septembre 21st, 2008

Prochain et dernier concours du circuit des Masters Ibériques au Hayes (41) les 27 et 28 Septembre (engagements ouverts).

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Remerciements.

dimanche, septembre 21st, 2008

Encore un grand merci à mon ingénieur informaticien en chef pour ce blog qui me procure beaucoup de plaisir et qui fait gentiment son petit bonhomme de chemin.

J’espère qu’il vous apporte quelques éléments de travail pouvant vous aider dans votre progression équestre.

Si j’en juge par les progrès que Joannés (mon ingénieur informaticien en chef) a fait en un an, rien qu’en lisant ces pages, ce blog a rempli sa mission.

Précisons tout de même, que ce tout jeune cavalier n’est monté que 2 fois à un an d’intervalles…

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été 2007              été 2008

Néanmoins, il reste encore quelques petits détails à améliorer.

Je devrais peut-être faire un post sur l’équipement du cavalier : à ce propos cherchez l’erreur, sur la seconde photo. On verra si vous avez l’oeil…équestre.

Pour préparer son arrêt.

dimanche, septembre 21st, 2008

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Vous venez de prendre la ligne du milieu et allez maintenant préparer votre arrêt.

Si vous ne voulez pas que votre cheval soit flottant sur son doubler, ne le soyez pas vous-même. Ne balancez pas vos mains à droite ou à gauche pour redresser des épaules qui échappent, et ne déplacez pas vos jambes vers l’arrière pour contrôler des hanches qui « dérapent ».

Offrez plutôt à votre monture un cadre stable et symétrique, grâce à des mains et des jambes fixes, mais non dures, qui font comme une sorte de couloir dans lequel, en utilisant votre assiette, vous lui demandez de se porter en avant.

Votre cheval doit être dans l’impulsion.

Rappelez-vous qu’impulsion ne rime pas forcément avec vitesse (un cheval au piaffer doit être dans l’impulsion alors qu’il n’avance pas).

L’impulsion est une disposition physique et mentale qui permet au cheval de donner une réponse positive à la moindre de vos sollicitations, que ce soit pour partir au galop, aussi bien que pour faire un arrêt.

Donc, votre cheval est tonique, droit, attentif, vous regardez bien devant vous, êtes bien descendu dans votre selle, le dos fort et les bras légers, épaules décontractées.

Assurez-vous que votre monture est légère, qu’elle ne s’appuie en étant sur les épaules. Si c’est le cas, jouez tout d’abord des doigts en pianotant sur les rênes. Si ça ne suffit pas, faites des demi-arrêts (voir post sur les demi-arrêts du 2 Février 2008) en veillant à ce que votre action de main ne creuse pas le dos du cheval et n’entrave pas sa locomotion.

Gardez toujours une assiette profonde (si cette expression vous paraît peu explicite…demandez-moi).

N’arrêtez pas pile à la lettre, d’un seul coup, vous auriez alors une action brutale qui porterait le cheval à se durcir sur son mors et ne l’inciterait pas à repartir léger, tonique et équilibré.webarretcompetp1020676.JPG

Au contraire, là encore, n’hésitez pas à travailler et à faire les corrections nécessaires à l’obtention d’un arrêt dans l’aisance.

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De plus, et ce n’est pas négligeable, vous maintiendrez la confiance de votre cheval, en ne le surprenant pas.

Pour arrêter, une fois le cheval préparé, redressez-vous, ouvrez la poitrine sans vous coucher en arrière, vous risqueriez de reculer votre centre de gravité et de ne plus être avec votre monture, or, celle-ci à besoin que vous soyez avec elle jusqu’au bout de l’exercice.

Au lieu de cela, étant bien en équilibre, vous fermez délicatement les doigts en soutenant les mains au dessus du garrot.

Pour aider le cheval à travailler correctement dans ses hanches, lors de l’arrêt, utilisez davantage le soutien du dos et la puissance de l’assiette que les jambes : gardez ces dernières pour le mouvement en avant. La contradiction de leur action avec celle de la main pourrait porter préjudice au cheval.

Plus votre cheval aura été travaillé dans la légèreté et plus il aura été gymnastiqué, plus vous aurez de chance d’obtenir des arrêts carrés.

Voici un petit exercice à pratiquer en parallèle à tous les exercices de fond améliorant les arrêts.

D’abord, efforcez-vous de sentir comment le cheval est arrêté, sans regarder les membres, en vous faisant aider de quelqu’un qui vous dira si vous avez senti juste, ou non. Regarder comment on est arrêté devient vite une manie, dont il est par la suite, difficile de se défaire.

Ensuite, si votre cheval n’est pas d’aplomb, apprenez lui à avancer le postérieur qui est resté derrière en lui demandant de se porter en avant.

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Dans ce travail, tout est dans le timing. Il faut gérer avec tact l’ouverture des doigts, puis l’action de l’assiette, suivie éventuellement de celle des jambes jusqu’à obtention de l’avancée des postérieurs. Et là, il faut immédiatement céder dans les jambes et fermer de nouveau les doigts pour restaurer l’arrêt.

A vous de jouer, ou plutôt, d’arrêter!                                                

  Pour la suite, ce ne sont pas les idées qui me manquent, mais peut-être pourriez-vous me demander de vous parler d’une figure en particulier? N’hésitez pas.

Ligne du milieu : petits conseils

lundi, septembre 15th, 2008

Première figure : entrée sur la ligne du milieu.

Un conseil : Choisissez de préférence, la main à laquelle votre cheval s’incurve naturellement.

Mais attention : Rappelez-vous toutefois, que c’est également la main à laquelle il a tendance à faire partir ses épaules à l’extérieur du cercle et donc, à trop évaser  sa courbe.

Nous allons parler de quatre cas de figures qui peuvent se présenter : 

  • La travail de la rectitude est acquis, votre cheval est suffisamment gymnastiqué et vous faites un beau doubler, parfaitement au milieu.

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  • La rectitude est en cours d’acquisition. Vous prévoyez de tourner sur la ligne du milieu sans anticiper le fait que votre cheval va déporter excessivement ses épaules  à l’extérieur de la courbe, et vous vous retrouvez au delà de la ligne du milieu. Vous revenez sur le doubler pendant que le juge se dit que « vous vous êtes fait avoir « sans avoir su gérer la situation.
  • La rectitude est en cours d’acquisition.Vous préparez votre doubler dans la longueur en prévoyant de tourner un peu plus tôt que d’habitude pour compenser l’échappée des épaules vers l’extérieur, et vous vous retrouvez alors, sur la ligne du milieu.

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  • Même cas que précédemment, mais cette fois vous tournez trop tôt. Ce n’est pas si grave, revenez tranquillement sur votre ligne. Pour avoir un peu jugé, je sais que je ne me dis pas  la même chose que dans le cas du cavalier qui se déporte trop à l’extérieur. Je me dis simplement que c’est un cavalier trop prévoyant.

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A suivre : l’arrêt !

Le bonheur est dans le pré.

dimanche, septembre 14th, 2008

Le dimanche matin, on joue, et on fait son jogging.

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Certains humains courent avec leur chien, d’autres avec leur chevaux!

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Petits conseils de base à l’usage des cavaliers sortant en compétition(introduction).

samedi, septembre 6th, 2008

Dans quel esprit un cavalier aborde-t-il la compétition pour des échéances de petite et moyenne importance?

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Lorsqu’un cavalier s’inscrit à une compétition de dressage pour y dérouler la reprise de son choix, il est censé maîtriser les mouvements qui sont demandés. Ce n’est certainement pas le jour du concours qu’il va régler les problèmes techniques liés aux exercices imposés par cette reprise.

Néanmoins, il n’est pas interdit au cavalier de travailler son cheval quand il est sur le rectangle. L’animal n’est pas une machine à enregistrer des figures, et il ne suffit pas d’enclencher un bouton pour qu’elles ressortent à l’identique à chaque fois qu’on les demande.

On voit trop souvent de jeunes compétiteurs, jeunes par l’expérience, obnubilés par le fait de ne pas se tromper dans leur reprise, d’être bien à la lettre ou de ne pas oublier un mouvement, être bien en dessous de leur potentiel technique habituel.

Certes, dérouler sa reprise sans erreur est important, mais bien exécuter les figures, dans l’harmonie et la fluidité ne l’est pas moins.

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Le coach doit rapidement  inciter son élève à prendre du recul par rapport « aux lettres »,  à oublier un peu la forme, au profit du fond. Bien sûr, encore une fois,  il va de soi que l’élève est tenu de connaître sa reprise par coeur.

Ce que le cavalier recherche dans le travail quotidien, il doit le rechercher en concours, sinon la démarche n’a aucun sens. Un des objectifs du cavalier de compétition n’est-il pas de faire évaluer son travail par des personnes compétentes en la matière (ou du moins qui devraient l’être)?

Bien évidemment, je ne nie pas qu’en compétition un certain nombre de paramètres varient par rapport au quotidien, et que le cavalier peut être amené à mettre en place des stratégies particulières pour faire face à des situation également particulières. Le stress aussi change la donne, et je pense que malgré tout cela, plus le cavalier reste tel qu’il est « à la maison », plus il aide sa monture, et plus il a de chance de réussir.

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Pour la prochaine fois :

Ce qui paraît le plus simple ne l’est pas forcément…

Entrée et arrêt sur la ligne du milieu…A suivre…