Petits conseils de base à l’usage des cavaliers sortant en compétition(introduction).

Dans quel esprit un cavalier aborde-t-il la compétition pour des échéances de petite et moyenne importance?

webcompetp1010662.JPG

Lorsqu’un cavalier s’inscrit à une compétition de dressage pour y dérouler la reprise de son choix, il est censé maîtriser les mouvements qui sont demandés. Ce n’est certainement pas le jour du concours qu’il va régler les problèmes techniques liés aux exercices imposés par cette reprise.

Néanmoins, il n’est pas interdit au cavalier de travailler son cheval quand il est sur le rectangle. L’animal n’est pas une machine à enregistrer des figures, et il ne suffit pas d’enclencher un bouton pour qu’elles ressortent à l’identique à chaque fois qu’on les demande.

On voit trop souvent de jeunes compétiteurs, jeunes par l’expérience, obnubilés par le fait de ne pas se tromper dans leur reprise, d’être bien à la lettre ou de ne pas oublier un mouvement, être bien en dessous de leur potentiel technique habituel.

Certes, dérouler sa reprise sans erreur est important, mais bien exécuter les figures, dans l’harmonie et la fluidité ne l’est pas moins.

webcompetp1010727.JPG webcompetdscn2798.JPG

Le coach doit rapidement  inciter son élève à prendre du recul par rapport « aux lettres »,  à oublier un peu la forme, au profit du fond. Bien sûr, encore une fois,  il va de soi que l’élève est tenu de connaître sa reprise par coeur.

Ce que le cavalier recherche dans le travail quotidien, il doit le rechercher en concours, sinon la démarche n’a aucun sens. Un des objectifs du cavalier de compétition n’est-il pas de faire évaluer son travail par des personnes compétentes en la matière (ou du moins qui devraient l’être)?

Bien évidemment, je ne nie pas qu’en compétition un certain nombre de paramètres varient par rapport au quotidien, et que le cavalier peut être amené à mettre en place des stratégies particulières pour faire face à des situation également particulières. Le stress aussi change la donne, et je pense que malgré tout cela, plus le cavalier reste tel qu’il est « à la maison », plus il aide sa monture, et plus il a de chance de réussir.

webcompetp1010655.JPG

Pour la prochaine fois :

Ce qui paraît le plus simple ne l’est pas forcément…

Entrée et arrêt sur la ligne du milieu…A suivre…

6 Responses to “Petits conseils de base à l’usage des cavaliers sortant en compétition(introduction).”

  1. sylou dit :

    à méditer ces conseils sur l’attitude en compet…

    avec l’habitude on arrive à relativiser et prendre du recul… Donc il faut en faire et en refaire avant de gagner en sérénité. vive les concours d’entraînement de l’hiver pour arriver en début de saison fin prêt !

  2. gaton dit :

    je relativiserai un peu ton post
    je pense que cela dépend vraiment de l’age du compétiteur et du niveau de la reprise
    sur une reprise simple , les figures ne sont souvent que des doublers , diagonales et autres voltes et il me semble difficile de dissocier la figure des lettres
    il me semble que pour une reprise de ce niveau il est important d’être précis
    la forme aide le fond
    j’ai toujours insisté auprès de mes élèves sur qq points effectivement de forme mais qui donne forcément déjà une bonne impression aux juges et fait gagner facilement qq points
    l’idéal est de pouvoir faire des séances de travail uniquement sur le travail de précision et d’autres uniquement sur le travail de fond
    évidemment le temps peut parfois manquer
    je pense qu’une fois que la forme est acquise, cela devient des réflexes et il est plus facile de progresser ensuite sur le fond
    sur un parcours d’obstacle , le fait de bien faire son tracé (la forme ) va aider a bien sauter -(le fond)
    il me semble qu’en dressage, c’est la même chose

    évidemment cela dépend de l’age et du niveau du cavalier

  3. C’est comme l’histoire de la poule et de l’oeuf!
    Moi je pense qu’il ne suffit pas de vouloir être précis. C’est évidemment primordial, et les lettres, le tracé, offrent un cadre tout-à-fait intéressant. Mais si on ne fait pas rentrer un peu de technique dans le cadre, l’évolution sera limitée. Ce que je n’avais pas précisé, c’est que je m’adressais à des élèves en âge de commencer à travailler leur cheval.

  4. gaton dit :

    on est d’accord alors
    il est évident qu’un cavalier qui commence a travailler un cheval est normalement capable de passer rapidement sur le travail de la forme s’il n’a jamais fait de compet avant
    je pense d’ailleurs que lorsque l’on sort en dressage, on doit d’abord prendre cela comme un moyen que comme une fin en soi
    lorsque je sortais en concours (cela me parait très lointain !!!)et qu’on me demandais mes résultats, je donnais toujours la moyenne obtenue et non le classement
    car l’expérience m’a montrée qu’avec la même moyenne, on pouvait soit gagner , soit être au fin fond du classement

    (je dois quand même avouer que lorsque je gagnais, j’étais tout de même très contente surtout s’il y avait un peu de concurrence)

    en tout cas, si j’avais qu’un seul conseil a donner, je ne garderais que celui là : pensez a sourire !!!
    cela décontracte,et le jury sera toujours mieux disposé envers vous
    je suis sur que sur ce point, tu seras d’accord avec moi !!

  5. sylou dit :

    sur le sourire je suis bien d’accord ! Maintenant que j’y arrive c’est super : d’abord je renvoie au jury une image positive et moi je suis plus décontracte.

    Au début, le fait d’aller seule en compèt m’a aussi beaucoup aidé : plus de pression !
    Je ne pense qu’à xs et moi et j’oublie tout les reste : je suis dans ma bulle.
    Je ne suis plus en train de stresser et de me dire quelqu’un me regarde et attends que je fasses bien et que je devrais rendre des comptes ou hyper bien réaliser ma reprise pour le remercier de tout l’investissement en temps, travail qu’il a fourni…
    Le seul ennui c’est que je n’ai jamais un autre regard que celui des juges pour me donner une idée de mes progrès… Une solution intéressante c’est la caméra : au moins on se juge soit même et on peut relativiser ses sensations. L’important pour bien passer auprès des juges c’est de donner une impression générale d’harmonie et de relative facilité.
    On est là pour se faire plaisir advienne que pourra !

  6. gaton dit :

    ce qui est interressant , c’est d’aller discuter avec les juges à la fin de l’épreuve
    c’est généralement toujours plus ou moins les mêmes

    lorsque je sortais en concours, l’objectivité des juges n’était pas toujours parfaite mais pas toujours dans le sens que l’on voudrait
    si certaines fois le fait de connaitre les juges peut aider a gagner qq point, cela peut aussi desservir car ils savent ce que tu vaux et ne sont pas forcément tendre avec toi en cas de défaillance parce que justement ils savent ce que tu vaux

    en tout cas, je suis bien d’accord, on est surtout là pour se faire plaisir

Leave a Reply