Pour préparer son arrêt.

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Vous venez de prendre la ligne du milieu et allez maintenant préparer votre arrêt.

Si vous ne voulez pas que votre cheval soit flottant sur son doubler, ne le soyez pas vous-même. Ne balancez pas vos mains à droite ou à gauche pour redresser des épaules qui échappent, et ne déplacez pas vos jambes vers l’arrière pour contrôler des hanches qui « dérapent ».

Offrez plutôt à votre monture un cadre stable et symétrique, grâce à des mains et des jambes fixes, mais non dures, qui font comme une sorte de couloir dans lequel, en utilisant votre assiette, vous lui demandez de se porter en avant.

Votre cheval doit être dans l’impulsion.

Rappelez-vous qu’impulsion ne rime pas forcément avec vitesse (un cheval au piaffer doit être dans l’impulsion alors qu’il n’avance pas).

L’impulsion est une disposition physique et mentale qui permet au cheval de donner une réponse positive à la moindre de vos sollicitations, que ce soit pour partir au galop, aussi bien que pour faire un arrêt.

Donc, votre cheval est tonique, droit, attentif, vous regardez bien devant vous, êtes bien descendu dans votre selle, le dos fort et les bras légers, épaules décontractées.

Assurez-vous que votre monture est légère, qu’elle ne s’appuie en étant sur les épaules. Si c’est le cas, jouez tout d’abord des doigts en pianotant sur les rênes. Si ça ne suffit pas, faites des demi-arrêts (voir post sur les demi-arrêts du 2 Février 2008) en veillant à ce que votre action de main ne creuse pas le dos du cheval et n’entrave pas sa locomotion.

Gardez toujours une assiette profonde (si cette expression vous paraît peu explicite…demandez-moi).

N’arrêtez pas pile à la lettre, d’un seul coup, vous auriez alors une action brutale qui porterait le cheval à se durcir sur son mors et ne l’inciterait pas à repartir léger, tonique et équilibré.webarretcompetp1020676.JPG

Au contraire, là encore, n’hésitez pas à travailler et à faire les corrections nécessaires à l’obtention d’un arrêt dans l’aisance.

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De plus, et ce n’est pas négligeable, vous maintiendrez la confiance de votre cheval, en ne le surprenant pas.

Pour arrêter, une fois le cheval préparé, redressez-vous, ouvrez la poitrine sans vous coucher en arrière, vous risqueriez de reculer votre centre de gravité et de ne plus être avec votre monture, or, celle-ci à besoin que vous soyez avec elle jusqu’au bout de l’exercice.

Au lieu de cela, étant bien en équilibre, vous fermez délicatement les doigts en soutenant les mains au dessus du garrot.

Pour aider le cheval à travailler correctement dans ses hanches, lors de l’arrêt, utilisez davantage le soutien du dos et la puissance de l’assiette que les jambes : gardez ces dernières pour le mouvement en avant. La contradiction de leur action avec celle de la main pourrait porter préjudice au cheval.

Plus votre cheval aura été travaillé dans la légèreté et plus il aura été gymnastiqué, plus vous aurez de chance d’obtenir des arrêts carrés.

Voici un petit exercice à pratiquer en parallèle à tous les exercices de fond améliorant les arrêts.

D’abord, efforcez-vous de sentir comment le cheval est arrêté, sans regarder les membres, en vous faisant aider de quelqu’un qui vous dira si vous avez senti juste, ou non. Regarder comment on est arrêté devient vite une manie, dont il est par la suite, difficile de se défaire.

Ensuite, si votre cheval n’est pas d’aplomb, apprenez lui à avancer le postérieur qui est resté derrière en lui demandant de se porter en avant.

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Dans ce travail, tout est dans le timing. Il faut gérer avec tact l’ouverture des doigts, puis l’action de l’assiette, suivie éventuellement de celle des jambes jusqu’à obtention de l’avancée des postérieurs. Et là, il faut immédiatement céder dans les jambes et fermer de nouveau les doigts pour restaurer l’arrêt.

A vous de jouer, ou plutôt, d’arrêter!                                                

  Pour la suite, ce ne sont pas les idées qui me manquent, mais peut-être pourriez-vous me demander de vous parler d’une figure en particulier? N’hésitez pas.

10 Responses to “Pour préparer son arrêt.”

  1. Sandrine dit :

    Bonjour Marie Hélène…

    Puisque la perche est tendue, je pose la question: peux tu développer le terme assiette profonde et j’irai même plus loin, une question que je me suis toujours un peu posée lorsque l’on dit « pèse pèse pèse, lourd »… en cela le terme est explicite s’agissant de faire appel au ressenti pour inciter l’élève à réagir de telle ou telle manière; de la même manière que tu nous parles de couloir ou bien de « fixer » les épaules qui en son temps m’avait beaucoup aidé, aujourd’hui encore… Mais mécaniquement parlant, est il possible de savoir quelle influence ont peut avoir sur les changement de point d’équilibre, de gravité sur le cheval…
    L’arrêt, surtout avec un cheval « réactif à la main »… pas dans le sens qui nous arrange évidemment… l’arrêt, c’est une vraie bête noire par moment… !!! et qui plus est si on nous enseigne un truc tarabiscoté, faut que je revoie ça sur pièce je t’en referai part probablement lorsque je reprendrai dans quelques semaines.

  2. Patiente encore un peu, Sandrine, je tenterai de faire un post consacré à ce beau sujet.

  3. vous ne savez rien sur les chevaux
    c’est des animaux a admirer et il
    ne faut surtout pas les forcer .Si
    votre cheval ne veut pas faire la volte
    etc…essayez un autre jour.C’est des etres
    vivant tout de meme.Alors je ne vois pas pourquoi
    on devrait donner des conseils sur sa .
    Et je sais très bien ce que je dis parce que j’en
    ai un de cheval et mon père a toute une écurie
    avec les chevaux champions (de saut,dressage)
    par exemple « grand -échalas »

  4. Vous savez,j’ai poursuivi le conseil de sandrine.
    Sa ne marche pas ,mais pas du tout!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    Sa énerve le cheval encore plus ,et en fait il faut se faire léger
    pour que le cheval ai plus de libertée et aille plus vite.
    Mon père ,que je vous ai dit que c’est un entraineur de cheval,
    m’a pas contre-dit voulait voir le site et il a dit que vous n’avez
    rien envers les chevaux .Il a dit que j’était la seule a avoir le
    coeur net et que j’avais raison,la questionne se posait pas

    bye bisous ne le prenez pas mal
    louli

  5. Chère Louise,
    Je suis vraiment affectée par le fait que mon blog vous contrarie, et que vous n’appréciiez pas ce qu’il s’y dit.
    Je n’ai qu’un conseil à vous donner, ne vous faites pas souffrir plus longtemps et empressez vous de parcourir le net afin de trouver des sites davantage en accord avec vos convictions.
    Peut-être pourriez vous, si ce n’est déjà fait, créer votre propre blog sur lequel vous pourriez défendre et exposer pleinement vos idées.
    Avez vous même quelques bons liens ou photos à nous faire parvenir : vous à cheval, ou bien encore les écuries de votre père, que sais-je.
    Cordialement.

  6. will dit :

    Marie-Hélène, Sandrine,
    La question de ‘se faire lourd’ dans la selle est intéressante à analyser. Elle est parlante intuitivement, mais rend d’abord perplexe lorsqu’on essaye de la rationaliser. En fait, je pense qu’elle implique que l’ ‘on étale’ les fesses sur la selle au maximum, et qu’on augmente ainsi la surface de contact entre le cavalier et le cheval, et par conséquent le ressenti du cavalier. Il est amusant de noter que d’un point de vue purement mécanique, le cavalier ne peut évidemment pas augmenter la force exercée par son poids sur le dos du cheval, car son poids reste naturellement constant. Par contre, la surface de répartition augmentant par l’effet d’étalement, la pression exercée sur la selle diminue en raison inverse de l’augmentation de celle-ci. Ainsi donc en ‘se faisant lourd’ on monte en fait plus léger – et le paradoxe est dissipé!

  7. Bonsoir Will,
    Merci pour ces informations si justes et combien intéressantes!
    Tous mes voeux pour 2010.

  8. Sandrine dit :

    Et oui, Will, je suis tout à fait d’accord avec vous, comment le fait de se faire lourd change t’il sur le cheval; mécaniquement la masse est la même, voir même le centre de gravité … et pourtant … c’est un paradoxe apparent assez amusant et je trouve votre analyse assez pertinente. Par ailleurs le fait de peser de souvenir, je ne suis plus très sûre de moi, mais cela n’engendre t’il pas aussi une ouverture des hanches et par là un positionnement de jambes (depuis les cuisses) différent ?

  9. louise dit :

    Mon chevl est atteint de je ne sais quoi
    mais sa ne vous intéresse vraiment pas
    et c’est vrai que j’adore ce blog
    mais vraiment je le reconnais que je n’ai
    pas été très gentille.j’aimerais bien qu’on
    se réconcilie.C’est vrai t’as raison,les autres
    ont donné des super conseils mais je voulais
    juste dire des choses ,enfin,pas les memes.
    aurevoir
    louli

  10. louise dit :

    J’ADORE TON BLOG

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