Archive for octobre, 2008

Départ au galop sur le bon pied.

dimanche, octobre 26th, 2008

Votre cheval part difficilement au galop sur le pied souhaité et vous ne savez pas comment résoudre le problème.

Prenons l’exemple d’un cheval qui part toujours sur le pied gauche quand vous demandez un départ à droite.

Gustave Steinbrecht et le commandant de Padirac, entre autres, recommandaient la tête au mur comme placer pour le départ au galop.

élève mh lelièvre tête au mur départ galop à juste

Cette stratégie est assez imparable : la tête au mur place le latéral interne, dans notre exemple le droit, d’être ainsi placé en avant du gauche. Ceci permet au postérieur gauche de mieux pousser (premier temps du galop), et au postérieur droit de s’engager (second temps du galop, en association, bien sûr, avec l’antérieur gauche). De plus, le pli d’encolure vers la droite surcharge légèrement l’épaule extérieure, ce qui empêche le cheval de tomber à l’intérieur, sur son épaule droite, et de partir sur le pied gauche.

mh lelièvre départ galop sur le bon pied

En pratique, voici comment procéder en prenant l’exemple d’un départ au galop à droite, à partir du pas :

  • Prenez le coin en ployant légèrement l’encolure à droite.
  • Sortez du coin en gardant le pli et en rentrant les hanches à l’intérieur grâce à une jambe isolée gauche en arrière de la sangle.
  • Faîtes quelques foulées ainsi pour vous assurer que vous maintenez correctement cette attitude.
  • Surchargez légèrement votre assiette à gauche en pesant sur l’étrier gauche et en appuyant sur votre ischion gauche.
  • Gardez bien le pli à droite et ce, sans relâcher la rêne extérieure : ces deux actionc combinées empêchant les épaules de tomber à l’intérieur.
  • Vérifiez que vous contrôlez toujours le déplacement des hanches vers la droite grâce à la jambe gauche.

mh lelièvre déplacement latéral pour départ galop bon pied élève mh lelièvre tête au mur pour partir au galop sur le bon pied

                  tête au mur               ébauche de tête au mur

  • Quand vous êtes prêt, déclenchez le départ au galop par une action un peu nette (mais ni dure, ni brusque) de la jambe droite à la sangle.

mh lelièvre départ galop sur le bon pied

 

Si vous faîtes partie des cavaliers ayant ce type de difficulté, essayez et n’hésitez pas à nous faire part des résultats.

Utilisation du carreton.

vendredi, octobre 24th, 2008

Habituellement utilisé pour initier les chevaux à la tauromachie, le carreton, sorte de vélo à cornes, ou bien de taureau à roue, peut s’avérer d’un emploi tout à fait intéressant pour évaluer ou développer la mobilité, la réactivité et la disponibilité des chevaux.

eva élève de mh lelièvre assouplissements au carreton

Attention néanmoins à ne pas perdre la confiance du cheval en lui faisant peur. Faites appel, pour éviter celà, à « un conducteur » de carreton déjà confirmé!

élève mh lelièvre assouplissements au carreton élève mh lelièvre assouplissements au carreton

Epreuves de dressage : cercle de 10m au trot.

dimanche, octobre 19th, 2008

 compétition cercle au trot élève mh lelièvre cercle au trot compétition élève mh lelièvre

Voici tout d’abord trois points qui ne relèvent pas directement de la technique équestre, mais qui sont néanmoins très importants :

  • savoir exactement par où passe le cercle, selon que l’on est sur une carrière de 40x20m ou 60x20m (se référer au règlement de dressage sur lequel sont dessinées les carrières avec les distances entre chaque lettre).
  • avant d’exécuter le cercle, essayer de visualiser un cercle très bien tracé afin d’avoir une image précise de la figure à décrire.
  • en cours d’exécution, anticiper du regard, les différents points du cercle par lesquels vous allez passer.
  • se rappeler que l’on quitte la piste pour faire le cercle, juste après que son propre corps soit passé devant la lettre de référence du cercle. De même, le cercle est terminé, quand le corps repasse devant cette lettre.

Tout ceci paraît évident, mais il est bon de travailler ces éléments à l’avance car parfois le stress provoque l’improvisation, ce qui n’est pas recommandé en compétition.

Maintenant, voici deux cas de figure qui peuvent se présenter à un cavalier inexpérimenté et pas très au fait de la locomotion de son cheval :  

  • si le cavalier ploie excessivement l’encolure de son cheval, celui-ci risque de se tordre, les épaules échappant vers l’extérieur. Il y a alors, une déperdition du mouvement en avant, sans compter le risque que le cercle soit trop grand.

cercle au trot compétition élève mh lelièvre un exemple d’encolure trop ployée

  • si cette fois, le cavalier n’incurve pas assez sa monture, il risque de la voir tomber sur son épaule intérieure, se déséquilibrer et précipiter sa cadence. Et cette fois, le cercle sera très certainement rétréci. 

compétition cercle au trot élève m h lelièvre un exemple de manque d’incurvation

Il est donc très important de bien connaître la locomotion de son cheval afin de corriger ses dissymétries et d’anticiper sur les problèmes pouvant altérer le tracer. Les situations précédentes peuvent être utilisées pour corriger les tendances inverses. On cherchera à évaser le cercle avec une incurvation prononcée, avec un cheval tombant à l’intérieur, et vice versa pour un cheval qui évase trop(relire, à ce propos, le post du 18/11/2007 sur les dissymétries).

Penser, au quotidien, à bien travailler la mobilité des épaules, car il ne faut pas oublier qu’un cheval tourne avant tout en déplaçant ses épaules, et les hanches suivent. D’où l’importance de la maîtrise des épaules. A ce propos, attention de ne pas faire tourner votre cheval sur la seule action de la main intérieure. Si vous avez besoin de travailler les flexions d’encolure, le cheval ne doit pas tourner dès que vous touchez à la rêne du dedans. C’est la main extérieure qui déplace les épaules!

Les jambes, quant à elles,

  • agissent ensemble pour maintenir l’impulsion,
  • et isolément, soit à l’extérieur et en arrière de la sangle, pour contenir les hanches qui dérapent,
  • soit à l’intérieur et à la sangle pour activer le postérieur interne, si les hanches sont à l’intérieur.

cercle au trot élève mh lelièvre

Petite pose après le travail.

mardi, octobre 14th, 2008

Eva a appris à son cheval à se coucher avec le même état d’esprit que celui qu’elle a lorsqu’elle le travail en dressage.

Cheval qui se couche eva élève de marie-hélène lelièvre

Dans une progression respectueuse des capacités du cheval, le travail s’est déroulé tout en douceur, par étapes successives, jusqu’à ce que le coucher s’effectue dans le calme et avec le même naturel que s’il avait été décidé par l’animal, lui-même.

cheval qui se couche eva élève de marie_hélène lelièvre cheval se couchant par eva élève de m-h lelièvre cheval se couchant par eva élève de m-h lelièvre

C’est ainsi que l’on s’accorde la confiance de son cheval!

cheval couché en confiance par eva élève de m-h lelièvre

Apprentissage de la levade dans le travail monté.

dimanche, octobre 12th, 2008

Petites nouvelles d’Arly… 

L’apprentissage de la levade a été débuté à pied, il est maintenant poursuivi monté.

Arly levade Christine Maintier marie helene lelievre

A raison d’une séance par semaine, et de deux ou trois demandes maximum à chaque fois, et ce, pour ne pas fatiguer les jarrets, le travail avance gentiment avec la participation de Christine avec laquelle nous avons déjà fait cet apprentissage sur son propre cheval Galaad.

Arly est très réceptif à ce travail, et dès qu’il est dans l’état d’esprit de la levade, il interprète la moindre indication comme une demande, et se lèverait bien pour un oui, pour un non. Il faut donc être très calme, posé, précis et ordonné dans les demandes, afin qu’il comprenne clairement ce qui lui est demandé tout en gardant son calme.

Je demande la levade de la manière suivante : marcher calmement, arrêter, reculer légèrement pour mettre sur les hanches et demander la levade par un petit recul des deux jambes pour engager les postérieurs sous la masse, tandis qu’une action de main vibrante vers le haut va aider le cheval à se grandir, à s’alléger et à se détacher du sol.

arly levade christine maintier marie hélène lelièvre

Par ailleurs, je ne fais pas toujours les demandes au même endroit, et je demande souvent des arrêts et des reculers non suivis d’une levade, mais en repartant simplement au pas derrière. De longues poses, rênes longues, sont également aménagées afin que le cheval ne s’excite pas.

A propos de l’assiette…

dimanche, octobre 12th, 2008

Je n’abandonne pas mon idée de prendre les figures de dressage les plus fréquemment rencontrées dans les reprises, pour voir avec vous les erreurs à éviter et les corrections à apporter pour améliorer le travail. Mais une blogueuse, Sandrine, plus exactement, se posait des questions sur l’assiette, et sur les moyens d’en obtenir une bonne et de l’utiliser correctement. Donc, après la parenthèse photographique de la semaine dernière, je ferai, cette fois, une parenthèse posturale.

L’assiette est un sujet très vaste, sujet vaste et très important.

L’assiette est à mon sens, la plus importante des aides, car sans une bonne assiette, point de bonne utilisation des mains et des jambes.

Tout a été dit sur l’assiette, tous les grands écuyers en ont parlé, certains ont « décortiqué » le sujet, d’autres en parlent peu mais comme d’une chose évidente sur laquelle il n’est pas nécessaire de revenir.

Tous ne sont pas d’accord sur les moyens à mettre en oeuvre pour avoir une bonne assiette, et les avis divergent également quant aux effets de l’assiette.

Un certain écuyer, que j’apprécie d’ordinaire beaucoup, va même jusqu’à écrire que « l’assiette engageante n’existe pas » et » qu’un quelconque effet des ischions sur le dos du cheval est tout à fait illusoire« . Je trouve ces propos quelque peu succincts et réducteurs, et je pense que si l’opportunité m’était donnée de rencontrer ce grand cavalier et d’aborder avec lui ce sujet si important, son analyse orale serait certainement plus richement développée et très intéressante.

Mais là, force est pour moi de constater que je suis apparemment en désaccord avec lui.

A défaut d’explications techniques, je vais seulement vous faire part de mon ressenti :

Un point sur lequel je ne m’étendrai pas est l’effet de notre buste, avec pour base, l’assiette, sur l’équilibre du cheval : tout le monde a un jour porté quelqu’un sur son dos et pu en constater les effet sur son propre équilibre.

Par contre, j’aimerais livrer mon sentiment sur l’assiette profonde, sur la sensation de se sentir plus lourd.

Il est bien sûr évident que l’on ne peut pas changer son poids et que quelqu’un qui fait 70kg à pied, fera toujours 70kg à cheval. Mais je pense qu’en modifiant ses points d’appui dans la selle, les sensations peuvent être différentes .

Lorsque je suis au trot assis, et que je m’efforce d’alléger le contact avec mes étriers, et de décoller légèrement mes cuisses en ouvrant les hanches, et bien j’ai l’impression « d’appuyer » dans ma selle avec le plancher pelvien, d’où cette sensation de peser plus lourd. Bien évidemment ce n’est qu’une sensation, et lorsque l’enseignant demande à son élève de se faire plus lourd, ou de peser, c’est un abus de langage. Mais la sensation est bien là, et quand, personnellement je me sens lourde, je me sens aussi plus dans mon cheval que dessus.

Là aussi, c’est imagé, bien sûr! Néanmoins, je sais que dans ces cas là, mes jambes sont en place, mes mains ne bougent pas, mon équilibre est plus juste et mes actions plus fines. Mon cheval, alors, recevant peu d’informations parasites, est plus calme, plus réceptif. Et peut-être, grâce à cela, engage-t-il mieux les postérieurs? Peut-être est-ce la raison pour laquelle on est tenté de parler d’assiette engageante?

Quoiqu’il en soit, je continuerai d’essayer de peser dans ma selle en faisant comme si je voulais appuyer sur le siège, et je continuerai de demander à mes élèves de se faire lourds, car le bonheur que procurent ces sensations est trop intense pour ne pas avoir envie de le partager!  

weboliveira_01.jpg

Formation équestre pour cavaliers de spectacle.

dimanche, octobre 5th, 2008

Spectacleéquestre levade élève de marie hélène lelièvre

A titre indicatif, je tenais à dire que je suis dorénavant habilitée à encadrer la formation équestre des cavaliers intermittents du spectacle relevant du champ d’application de l’AFDAS (fonds d’assurance formation des secteurs de la culture, de la communication et des loisirs), qui souhaiteraient faire appel à mes services.

Je vais ainsi aider Eva à progresser durant un an, dans son activité de cavalière de spectacle, en la faisant travailler deux fois par semaine, une fois avec son jeune cheval et une fois avec le mien.

cavalière de spectacle en fauconnerie formation avec marie hélène lelièvre

cavalière pratiquant la fauconnerie élève marie hélène lelièvre photo fauconnerie à cheval élève de marie hélène lelievre

cavalière de spectacle et soncheval en cours avec marie hélène lelièvre           cavalière de spectacle à l’entrainement avec marie hélène lelievre

Pour ceux que cela tenterait… N’hésitez pas à faire appel à mes services !

Galerie de photos, épreuve D2.Quand certains de mes élèves débutent la compétition.

dimanche, octobre 5th, 2008

Pierre de Coubertin a dit : « l’important n’est pas de gagner, mais de participer »

… et de prendre de jolies photos.

épreuve de dressage D2 élève de marie-hélène lelièvre Masters ibériques tête au mur élève marie-hélène lelièvre

Je vous invite à suivre les débuts d’Irène et de Daniel en compétition.

allongement trot D2 élève marie hélène lelièvre épreuve D2 “pas “élève marie hélène lelièvre épreuve D2 galop élève marie hélène lelièvre

Masters ibériques arrêt élève marie hélène lelièvre  masters ibériques “pas” élève de marie hélène lelièvre  masters ibériques trot élève de marie hélène lelièvre

 

Comme les tenues l’indiquent, l’épreuve D2 regroupait des cavaliers du circuit des Masters ibériques, et des cavaliers du circuit officiel, tous jugés par les mêmes juges.

Michel Robert : un lien vers son site

mercredi, octobre 1st, 2008

L’équitation de Michel Robert