L’incurvation : 3ème partie.

Mise en garde : ce petit post ne traite pas des moyens utilisés pour préparer un cheval à l’incurvation, ni de ceux utilisés pour régler les problèmes liés à l’incurvation. De tout cela, je pense en parlerdans quinze jours, à mon retour de stage du Portugal.

Le texte qui suit, a uniquement pour but de donner mon point de vue sur les aides qui servent à incurver un cheval déjà avancé et ne présentant pas de problèmes particuliers dans l’exécution de courbes de différentes tailles.

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Vous penserez certainement que je ne traite pas les choses dans le bon ordre, mais l’autre post que je prévois risquant d’être plus long, j’ai pensé que mon escapade parisienne ne me permettrait pas d’y travailler ce week end.

Prenons l’exemple d’une courbe à droite :

La première chose à faire est de savoir exactement où l’on va, et d’avoir une visualisation mentale très précise de la figure à exécuter. 

Ensuite, la main intérieure est la première à agir. Selon la taille de la figure envisagée, le degré d’action de cette main sera différent. Cela peut aller de la seule action des doigts qui jouent sur la rêne, pour permettre à la tête et l’encolure de se porter très légèrement à droite si la courbe est très large; à la main qui agit par rotation du poignet pour augmenter la flexion latérale de l’encolure si la courbe se rétrécit; jusqu’à l’action de la main qui vient, par un mouvement perpendiculaire, se placer dans le garrot pour fléchir de façon conséquente l’encolure si la figure est petite.

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Au risque d’en choquer certains qui pensent que les jambes agissent toujours avant les mains, je pense, au contraire, que cette première action est déterminante pour la suite, même évidemment, si elle ne suffit pas. En effet, un fois que le cheval aura tourné, c’est cette latéro-flexion de l’encolure qui s’ajustera au plus près du tracé, et non le reste du corps, comme nous l’avons vu dans les post précédents!

Le poids du corps doit se porter très légèrement sur la fesse intérieure. Il ne s’agit pas, toutefois de se pencher à l’excès, cela nuirait à l’équilibre du cheval. 

Une fois le cheval fléchi au bon degré dans la partie mobile de sa colonne, la main extérieure se rapproche du garrot pour lui indiquer qu’il doit déplacer ses épaules vers la droite. Les doigts ont un contact plus ou moins ferme sur la rêne selon la sensibilité de chaque animal.

 A ce stade, le cheval est engagé sur sa courbe, l’encolure au plus près du tracé, et le reste du corps s’harmonisant le mieux  possible dans le prolongement de celle-ci, en fonction des capacités physiques de la monture. Les jambes interviennent isolément, s’il y a dérapage des hanches à droite ou à gauche, ou ensemble pour rétablir l’impulsion, si besoin est.

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En attendant plus de précisions sur les assouplissements préalables à l’incurvation et sur les moyens à mettre en oeuvre pour résoudre les problèmes liés aux dissymétries dans l’incurvation, je vous invite à donner votre point de vue sur ce post, et à poser des questions qui, je l’espère, trouveront des réponses dans le prochain article. 

A bientôt donc…

  

One Response to “L’incurvation : 3ème partie.”

  1. Marie dit :

    Merci pour vos conseils et pour les posts précédents sur ce sujet, qui m’ont poussé à vous écrire.
    Je me posais justement la question de l’incurvation, ayant eu un débat avec un ami sur ce thème. Je vous dis ce que je crois faire et je dois vous avouer que je ne sais pas si cela est très académique. J’ai tendance a toujours vouloir la souplesse de l’encolure et durant le travail, après la détente, j’exige toujours que ma jument ai le bout du nez dans la direction donnée: dans les coin de la carrière, sur les cercles, dans des doublés. J’ai même souvent la (bonne ou mauvaise?) tendance de lui demander de mettre le bout du nez à l’intérieur de la carrière sur les grands cotés de la carrière, donc en ligne droite. Mais voici ma manière d’incurver qui me pose des questions: je travail souvent sur des cercles de 15 à 20 mètres, j’ai l’impression de bloquer ma main intérieure dans l’attitude que j’attend de ma jument, donc dans le degré voulu d’incurvation, pouce au ciel et non pas les ongles vers le haut. Je ne cède que lorsqu’elle devient souple et légère. Le problème, c’est que je ne sais souvent pas quoi faire de ma main extérieure: dois je, en gardant le contact, l’amener vers l’intérieur, donc vers la main intérieure (mais la, je donnerais apparemment une mauvaise indication au cheval qui sentirait son bout du nez attiré par l’autre coté que celui indiqué par la main intérieure)? Ou au contraire, la maintenir à distance et écarter plutôt la main extérieure (comme, je crois, une rêne d’ouverture)? On m’a dit que je fais trop souvent des rênes d’appui. Il me semble que la main intérieure gère l’incurvation et la direction de la tête tandis que la main extérieure gère les épaules et les variations du cercle (rétrécissement ou agrandissement). Mais c’est un peu flou tout ca pour moi, pouvez vous m’éclairer?
    Je vous remercie d’avance.

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