Le cheval dans l’art.
Tuesday, March 31st, 2009Voici pour le régal des yeux, un beau croquis de Will, participant assidu de ce blog.
Et si vous voulez voir d’autres de ses aquarelles : cliquez ici.
Voici pour le régal des yeux, un beau croquis de Will, participant assidu de ce blog.
Et si vous voulez voir d’autres de ses aquarelles : cliquez ici.
Je terminerai cette série sur le Portugal par les dernières vidéos prises chez Quico.
Avec Sirocco, il s’agit de trouver le bon compromis entre équilibre et amplitude pour changer de pied sans perdre trop de fluidité.
Sirocco dans une ébauche timide de doux passage.
Dans la vidéo ci-dessus, on voit, dans l’appuyer, que les hanches précèdent légèrement les épaules. Dans la vidéo ci-dessous, Adrien rectifie et les épaules sont mieux orientées.
Je tiens également à faire partager ma joie de recevoir notre écuyer portugais préféré en Touraine pour trois journées de stage comme l’année passée, les 17,18 et 19 Avril prochains!
Souvenirs du stage de l’an dernier.
J’ai organisé une journée de stage pour un certain nombre de propriétaires que je fais travailler régulièrement. Tous ces cavaliers se connaissent bien, mais ont rarement l’opportunité de se retrouver tous ensemble pour se regarder monter puis commenter leur travail ou bien leur ressenti à cheval.
De plus, ce fut pour chacun l’occasion de monter en cours deux fois dans la journée, donnant au travail de l’après-midi un “impact” plus fort, les sensations et les conseils du matin étant encore très présents.
Des chevaux aux origines et aux passés différents, des cavaliers plus ou moins “jeunes” en travail ; peu importe, lorsque l’on est animé par l’envie de travailler dans le bon sens et en harmonie avec sa monture, les progrès sont au rendez-vous.
Bref, comme en témoigne la photo suivante, ce fut une réussite!
Difficile de passer après les écuyers de Lisbonne! Vous pourrez toujours constater ce qui ne va pas, c’est tout de même intéressant.
Hippus, le cheval qu’Adrien a monté le 1er jour, dans un appuyer au galop manquant de fluidité.
Dans ces deux vidéos on peut constater que le cheval a tendance à se contracter. On le voit fouailler de la queue autant dans l’appuyer que dans la tête au mur.
Quand il faut tourner court au galop!
Voici, pour le régal des yeux, trois courtes vidéos (vraiment trop courtes) de l’Ecole Portugaise d’Art Equestre de Lisbonne.
Avant toute chose, j’aimerais m’excuser pour la qualité des photos que vous verrez dans ce post. Il nous a été très difficile de prendre des chevaux en mouvement dans le manège éclairé à la lumière artificielle. Elles sont donc toutes floues et très mauvaises, mais j’ai quand-même fait le choix de vous les montrer.
Celle-ci est carrément artistique!!
J’ai très peu de photos d’Adrien, on le verra surtout dans les films que vous verrez dans le post suivant.
Lors de notre stage, Adrien et moi avons eu chacun, le même cheval à travailler durant la semaine entière (Adrien en a juste monté un autre le premier jour : Hippus et sa belle crinière que vous avez vu sur le premier post parlant du Portugal).
Sur Pegaso, Adrien a cherché à améliorer une cadence un peu rapide en augmentant l’amplitude des foulées, le tout dans le calme.
Sur Sirroco, fils du célèbre Opus, “LE” cheval du non moins célèbre Alvaro Domecq, j’ai travaillé la fixité du bout de devant.
Sirroco est un cheval très sensible qui, lorsqu’il se contracte, donne de petits à-coups avec sa tête. On ne peut pas vraiment dire qu’il bat à la main, mais il s’agite suffisamment pour que la fluidité de ses allures s’en ressente et que le cavalier ait des difficultés à gérer la relation main-bouche.
Grâce aux conseils de Quico (je le nommerai dorénavent par le surnom que tout le monde lui donne) portant à part égale sur l’optimisation de la position du cavalier et sur le bon choix des exercices servant à développer l’élasticité et l’impulsion du cheval, nous avons pu effectuer au fur et à mesure que la semaine avançait, un travail de plus en plus calme et harmonieux. Il n’est toutefois pas évident de concilier énergie et réactivité, avec calme et décontraction.
Voilà un sujet qui me “travaille” et me fait beaucoup me questionner. Peut-on travailler son cheval de façon énergique et, sans perdre, à long terme, le calme et la décontraction? Est-il possible, à l’inverse, de le travailler dans la décontraction en l’ayant, par ailleurs, réactif à 100%? Vaste débat!!
Il en va de même pour la position du cavalier : il n’est pas toujours aisé d’être décontracté et de pouvoir, dans un laps de temps très court, développer le temps d’une demi pirouette par exemple, la puissance de son assiette et de ses cuisses, ou bien la mobilité de son bassin pour accompagner un allongement généreux.
Là aussi ce stage a été, pour Adrien comme pour moi, une réussite. Adrien a ouvert ses hanches, descendu et relâché ses jambes, et son assiette est devenue plus “savante”. Quand à moi, j’ai également pris conscience que je pouvais encore plus ouvrir les hanches et descendre les jambes pour mieux mobiliser mon bassin, et ce, dans une plus grande fixité générale.
Dans le prochain post sur le Portugal, je vous montrerai de tout petits films sur des cavaliers de l’Ecole de Lisbonne, et sur notre bien modeste travail.
Le plus grand des hasards a fait que nous avons assisté au marquage de quatre poulains de Franscisco Bessa de Carvalho.
Ici, le fer de Franscisco Bessa de Carvalho.
Le marquage au fer rouge est une pratique ancestrale ayant pour but, à l’origine, de limiter le vol des animaux, et d’en identifier rapidement la provenance. Cette pratique se justifie moins, à l’heure actuelle, mais elle est trop ancrée dans les mentalités pour que les Portugais et les Espagnols l’abandonnent, malgré les pressions de Bruxelles pour l’interdire.
Le marquage se fait toujours en hiver pour limiter les risques infectieux dûs à la chaleur et aux mouches.
Il ne s’effectue pas toujours de la même façon selon les élevages, et je pense avoir assisté à une des méthodes les moins douloureuses et traumatisantes que l’on puisse pratiquer tout en respectant une certaine tradition.
Le vétérinaire se sert de son balai pour frotter la cuisse du cheval avant l’application du fer de sorte que ce dernier ne soit pas subitement surpris.
Dans le cas présent, le cheval, simplement tenu au licol et sans tord-nez, après avoir été anesthésié par le vétérinaire, s’est vu appliquer le fer : 3 chiffres sur le côté gauche de l’encolure (à l’épaule pour les femelles), et la marque de l’éleveur sur la cuisse droite (parfois la gauche chez les juments).
Ensuite les brûlures sont enduites d’une crème grâce et épaisse qui protège la plaie en permettant à la peau de cicatriser en gardant tout de même un minimum de souplesse.
Franscisco Bessa de Carvalho, qui marque lui-même ses chevaux, m’a expliqué qu’il avait tenu à ce que son fer soit fin, de sorte que la marque soit discrète, et la plaie plus rapide à guérir.
Ici l’exemple d’un fer un peu épais.
Tout s’est réellement passé dans le plus grand calme.
Souvent les chevaux sont marqués beaucoup plus jeunes, avant la fin de leur première année, à l’occasion des premiers vaccins et vermifuges. N’étant pas encore arrivés à l’âge adulte, ils sont plus facilement maîtrisables et ne sont donc pas anesthésiés. Ils sont alors menés dans un couloir très étroit facilitant leur contention, et reçoivent ainsi, de façon très “marquante” voire violente, leurs premiers soins.
écurie de propriétaires en Touraine.
En attendant que j’écrive des post plus sérieux et aussi, sans doute, plus intéressants, je vous livre, de-ci de-là, quelques photos que j’affectionne particulièrement.
Voici deux entiers très occupés à tisser du lien social.
Lorsque j’aurai rattrapé le retard dû à mon absence, je vous promets quelques vidéos sur le travail des chevaux.