Portugal, 3ème épisode : marquage.

Le plus grand des hasards a fait que nous avons assisté au marquage de quatre poulains de Franscisco Bessa de Carvalho.

marquage au fer mh lelièvre Ici, le fer de Franscisco Bessa de Carvalho.

Le marquage au fer rouge est une pratique ancestrale ayant pour but, à l’origine, de limiter le vol des animaux, et d’en identifier rapidement la provenance. Cette pratique se justifie moins, à l’heure actuelle, mais elle est trop ancrée dans les mentalités pour que les Portugais et les Espagnols l’abandonnent, malgré les pressions de Bruxelles pour l’interdire.

Le marquage se fait toujours en hiver pour limiter les risques infectieux dûs à la chaleur et aux mouches.

Il ne s’effectue pas toujours de la même façon selon les élevages, et je pense avoir assisté à une des méthodes les moins douloureuses et traumatisantes que l’on puisse pratiquer tout en respectant une certaine tradition.

marquage au fer mh lelièvre Le vétérinaire se sert de son balai pour frotter la cuisse du cheval avant l’application du fer de sorte que ce dernier ne soit pas subitement surpris.

Dans le cas présent, le cheval, simplement tenu au licol et sans tord-nez, après avoir été anesthésié par le vétérinaire, s’est vu appliquer le fer : 3 chiffres sur le côté gauche de l’encolure (à l’épaule pour les femelles), et la marque de l’éleveur sur la cuisse droite (parfois la gauche chez les juments).

marquage au fer mh lelièvre marquage au fer mh lelièvre

Ensuite les brûlures sont enduites d’une crème grâce et épaisse qui protège la plaie en permettant à la peau de cicatriser en gardant tout de même un minimum de souplesse.

Franscisco Bessa de Carvalho, qui marque lui-même ses chevaux,  m’a expliqué qu’il avait tenu à ce que son fer soit fin, de sorte que la marque soit discrète, et la plaie plus rapide à guérir.

marquage au fer mh lelièvre Ici l’exemple d’un fer un peu épais.

Tout s’est réellement passé dans le plus grand calme.

marquage au fer mh lelièvre

Souvent les chevaux sont marqués beaucoup plus jeunes, avant la fin de leur première année, à l’occasion des premiers vaccins et vermifuges. N’étant pas encore arrivés à l’âge adulte, ils sont plus facilement maîtrisables et ne sont donc pas anesthésiés. Ils sont alors menés dans un couloir très étroit facilitant leur contention, et reçoivent ainsi, de façon très « marquante » voire violente, leurs premiers soins.

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