Incurvation : dernière partie.

Problèmes rencontrés dans l’incurvation et liés à l’inflexion naturelle du cheval.(2)

Dans un but de clarté pour le lecteur, je vais reprendre le début du post précédent :

Reprenons donc l’exemple le plus fréquent d’un cheval naturellement fléchi à gauche, qui a tendance à :  

  • Porter l’encolure à gauche.
  • Resserrer le latéral gauche, donc à plus avancer le postérieur gauche.
  • Ouvrir le latéral droit, donc à plus pousser du postérieur droit.

A main droite, ce cheval risque de s’engager trop rapidement sur la courbe, les épaules tombant à droite, toujours à cause d’un excès de pli d’encolure à gauche.Une fois sur son cercle, le cheval aura toujours tendance à rétrécir sa courbe vers l’intérieur, les hanches plus ou moins portées en dehors, et ce, pour les mêmes raisons que citées précédemment.

Pour tourner le plus correctement possible, le cavalier devra veiller, lorsqu’il entamera sa figure, à bien utiliser sa rêne extérieure qui aura pour effet, en s’écartant plus ou moins :

  • De retenir les épaules et, ainsi, de maintenir le cheval en équilibre afin qu’il ne tombe pas à l’intérieur.

Dans un même temps, la main intérieure s’approchera plus ou moins du garrot jusqu’à avoir éventuellement une action contraire vers l’extérieur, pour aider les épaules à se porter vers le dehors afin de ne pas précipiter leur déplacement vers l’intérieur.Les hanches étant promptes à déraper à gauche, il pourra être nécessaire de reculer la jambe extérieure pour les remettre à leur place. Néanmoins, le seul fait de maintenir les épaules à une place correcte par rapport aux hanches peut, là encore, suffire à conserver ces dernière dans une attitude plus juste.Je tiens à insister sur le fait qu’un travail bien mené doit aboutir à une diminution  de la dissymétrie dans l’emploi des aides, le cheval s’étant progressivement redressé à mesure qu’il avance dans son dressage.

                                                                                                                                                            Fin.

3 Responses to “Incurvation : dernière partie.”

  1. Nounouk Says:

    Bonjour,
    je viens de temps à autres ici,
    merci de nous faire partager ton expérience !

  2. Mélanie Says:

    Bonjour,

    Je lis et relis vos posts depuis un certain temps, je les trouve très intéressants. La situation ci-dessus est exactement la mienne mais de l’autre côté et donc à main gauche. Au début ma jument accélérait pour fuire, maintenant elle se retourne carrément pour changer de main. Si j’arrive à maintenir les épaules, elle “balance” ses hanches à l’extérieur puisque comme vous l’expliquez je dois trop la bloquer malgré que je monte en licol étho. Si j’ai le malheur de reculer la jambe, elle prête à se mettre debout, ce qu’elle a fait dernièrement. Elle est très expressive. Elle a vu l’ostéo car je craignais qu’elle soit blessée mais ce n’est pas le cas. Si vous pouviez me donner quelques conseils, ils seraient plus que bien venus. Merci d’avance

  3. Marie-Hélène Says:

    Bonjour Mélanie,
    Etant donné que votre jument a l’air vraiment délicate dans le travail d’incurvation, et que je ne connais ni son histoire ni la façon dont vous montez, je pense que le meilleur conseil que je puisse vous donner est de la travailler à pied sur des cercles. La contrainte sera moins importante pour elle, n’ayant pas de poids sur le dos. Si elle tombe à l’intérieur, vous élargirez le cercle en avançant perpendiculairement vers son épaule, et pour éviter que les hanches se décalent d’un côté ou de l’autre, faites la avancer plus franchement, en avançant vous-même plus franchement et en touchant la cuisse à la badine si besoin est .
    Néanmoins, si vous pouviez vous faire filmer dans le travail monté sur le cercle, et m’envoyer la vidéo, ce serait très constructif.
    Pour vous aider, n’hésitez pas à regarder deux post déjà parus le 11/04/10, et le 01/05/10, sur le travail à pied, ils vous aideront à vous placer.
    Donnez de vos nouvelles!

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