Allonger le trot.
Le cavalier pourrait laisser plus de liberté à l’encolure.
Lorsque l’on se pose la question de savoir ce qu’est un bon allongement, il faut se garder de n’avoir comme seule référence, que les allongements de ces chevaux allemands qui sont souvent d’excellents chevaux au potentiel de départ assez fabuleux et notamment au niveau des développements d’allure.
Pour beaucoup de cavaliers, à côté de ces “performers”, les autres chevaux ne sont pas dignes d’intérêt, et n’ont pas leur chance en compétition. Ils ne sont même pas faits pour le dressage.
Mais voilà, ce sont souvent ces braves chevaux qui peuplent nos manèges et nos écuries. Et je pense à tous ces maîtres d’écoles qui sont chargés d’emmener leurs élèves en compétition et que l’on malmène dans les allongements en les “poussant” à l’extrême dans l’espoir qu’ils donnent un semblant de geste des antérieurs.
La plupart du temps, malheureusement, cette quête rarement fructueuse, mais souvent douloureuse pour le cheval, est menée au détriment de l’harmonie entre le cavalier et sa monture.
L’harmonie ne s’acquiert pas sans le respect d’un certain nombre de règles :
- Très bonne réponse aux jambes.
- Contact léger entre la bouche du cheval et la main du cavalier.
- Cavalier ne gênant pas son cheval.
- Donc possibilité, pour le cheval, de fonctionner dans son dos.
- Mais aussi, respect des aptitude naturelles et du niveau de dressage de l’animal, à qui on ne demandera pas plus qu’il ne peut donner.
La cavalière devrait avancer un peu plus les mains.
Pour revenir sur certains des points précédents, je dirai qu’il me semble primordial que le cheval réponde sans condition aux jambes, si tant est, bien sûr, qu’on les utilise convenablement, et c’est une chose sur laquelle il faut insister dès le débourrage. Néanmoins, ce n’est pas toujours parce qu’il ne répond pas aux jambes, qu’un cheval n’allonge pas davantage, mais simplement parce qu’il ne peut pas donner plus et le cavalier doit être très attentif à bien faire la part des choses.
Avant de demander l’allongement, le cavalier doit s’assurer que sa monture est calme, et légère sur la main, quel que soit son degré de rassembler. Même dans un équilibre horizontal, voire en descente d’encolure, le cheval doit se porter et se soutenir sans l’aide d’un appui sur la main. Mais s’il est “bousculé” et qu’il précipite son trot en se mettant sur les épaules, il perdra bien sûr la légèreté, et ainsi préparé, il risque lors de l’allongement, de faire plus de petites foulées, au lieu de gagner en amplitude et donc de faire de foulées plus grandes.
Il est important aussi, de respecter le placer naturel du cheval. En effet, chaque cheval a un placer qui lui est propre et qui dépend de sa morphologie et de ces capacités motrices.
Jeune cheval ayant encore beaucoup besoin de “dégager” son dos.
Un cavalier ne peut pas concevoir, non plus, de demander un allongement sans être placé correctement. Il lui faut rester bien en équilibre au dessus de ses pieds en alignant au maximum son centre de gravité sur celui du cheval. Si le cavalier monte un cheval qui allonge de façon spectaculaire, alors il vaut mieux qu’il se mette un peu plus sur ses cuisses pour encaisser les forts mouvements, plutôt que de rester trop assis. En effet, au delà d’une certaine limite, le bassin a des difficultés à rester synchrone avec le dos du cheval, et le risque, dans ces cas là, est de voir le cavalier se protéger des secousses en se mettant trop en arrière. Certes celui-ci ressent certainement plus de confort, mais pas le cheval qui a bien compris qu’on lui demandait d’allonger, mais qui sent aussi qu’on ne l’accompagne pas dans cet allongement, qu’on “reste derrière”! Et par voie de conséquence, le cheval fonctionne moins bien.
Avis aux cavaliers : il vaut mieux parfois rester modeste et conserver le respect de sa monture.
May 24th, 2009 at 12:57 am
Concernant la 1ère photo, lorsque tu dis “le cavalier pourrait laisser plus de liberté à l’encolure” est ce que cela pourrait se faire, dans ce cas, par une descente de mains ?
May 25th, 2009 at 8:21 pm
Tout d’abord, il pourrait rallonger ses rênes, avancer un peu plus les mains et, cerise sur la gâteau, être en descente de mains.