Une conception de la légèreté.

Pour moi, la légèreté est avant tout le résultat d’un travail dans lequel le cheval s’équilibre en se portant seul, sans le secours des aides, et a fortiori des mains, et ce, quelle que soit son attitude, donc même s’il est en descente d’encolure. De mon avis, il n’est pas nécessaire d’attendre que le cheval soit rassemblé pour envisager la légèreté.

légèreté blog mh lelièvre

Dès le début du dressage de son cheval, le cavalier doit initier ce dernier à la cession de machoire et à la descente de mains. Bien évidemment, ce n’est pas suffisant, et je ne reviendrai pas sur toute la gymnastique effectuée quotidiennement sur le cheval et sur la recherche permanente du cavalier pour être en adéquation total avec sa monture au niveau de sa position.

légèreté blog mhlelièvre

Lorsqu’un cavalier débute ou reprend le travail d’un cheval, il doit rechercher la meilleure attitude qui soit pour lui. Cela peut être long, et passer par différentes phases, dont certaines pendant lesquelles le cavalier peut avoir un contact plus franc avec la bouche de sa monture. Certains chevaux en ont parfois besoin. Mais ceci doit rester ponctuel et le cavalier doit avoir à coeur de finaliser son travail par le retour à la légèreté en pratiquant la descente de main, et en veillant à ce que rien de ce qu’il a obtenu ne s’altère.

légèreté blog mh lelièvre

Alors, si tout se passe bien, en ce qui me concerne, je ne vois aucun inconvénient à ce que les rênes se détendent jusqu’à un contact quasi nul avec la bouche du cheval. Celui-ci trouve ainsi beaucoup plus de confort, sa bouche n’est pas contrainte, il est plus décontracté et plus perméable. Il s’organise donc mieux pour effectuer ce qu’on lui demande.

légèreté blog mh lelièvre

J’insiste bien sur le fait qu’il faut impérativement faire la différence entre un cheval qui travaille de la sorte, et un cheval en arrière de la main qui refuse le contact pour de multiples raisons. Ce cheval-ci ne sera très certainement pas enclin à s’arrêter, à tourner ou à allonger dès qu’on lui en fera la demande.

A chaque étape du dressage, à chaque changement d’attitude, il est important que le cavalier vérifie que son cheval se tient et reste léger, en « lâchant » le contact. J’emploie à dessein ce mot qui en fera bondir plus d’un, mais pour moi, il n’est pas choquant et je n’y associe aucune connotation négative. Lorsque je veux vérifier mon travail, je lâche délicatement la bouche, et je peux alors constater que mon cheval, soit « perd l’équilibre », soit qu’il se soutient agréablement dans l’autonomie et la confiance. Quel bonheur!

Je sais qu’il s’agit d’un sujet à polémique, alors…

A vos plumes!

2 Responses to “Une conception de la légèreté.”

  1. francois giffon dit :

    le contact avec la bouche est une chose…le cheval ressent lui ,la place de la main du cavalier,sa capacite a  »rendre » meme sans contact.il sait ou est la main et ce a quoi elle est prete »’

  2. Je suis tout-à-fait d’accord avec vous!!!
    On ne doit pas sous-estimer la grande faculté que le cheval a, de ressentir les choses les plus fines!

Leave a Reply