Arrêt dans le travail à pied.

Je ne traiterai, dans ce post, que de l’arrêt sur le cercle.
Il peut se demander de différentes façons : par une aide vocale, par le langage corporel, ou par une aide tactile agissant directement sur une partie de l’animal, comme les rênes qui agissent sur la bouche. La réussite, à chaque fois, dépend d’un apprentissage correctement mené.

Prenons l’exemple d’un arrêt demandé grâce aux mains, par l’intermédiaire des rênes. Pour obtenir un arrêt correct, le cavalier devra, pour commencer, respecter quelques règles de bases.
Ce que j’appelle un arrêt correct pour un jeune cheval, ou bien un cheval débutant au travail à pied, est un arrêt exécuté sans altération de l’attitude, ni de la rectitude, comme si le temps se trouvait subitement suspendu au cours d’une foulée. Imaginez vous en train d’écouter un morceau de musique. A un moment précis, vous appuyez sur « pause » : la musique s’arrête sans altération du son, et losque vous appuyez de nouveau sur le même bouton, la musique reprend là où elle s’était arrêtée.

Revenons à notre arrêt. Le risque est grand, si le cheval ne s’arrête pas dès notre demande, de s’arrêter avant lui en faisant point fixe avec son corps, et en résistant avec la main.
Que se passe-t-il alors? Au mieux, le cheval, se trouvant bloqué devant, s’arrêtera en dérapant des hanches vers l’extérieur, au pire, et pour les mêmes raisons, il se mettra à tourner autour du cavalier avant de, peut-être s’arrêter.

Voici une proposition qui peut aider à résoudre cette difficulté.
Tout en marchant, commencer par demander l’arrêt par une action de main faite d’une succession d’ouvertures et de fermetures des doigts sur les rênes. Si cela se suffit pas, on peut lever délicatement la main intérieure, puis, si la réponse se fait toujours attendre, alors il faut lâcher la rêne extérieure pour pouvoir plus librement se déplacer vers la tête du cheval et lui faire face ; l’action de la main intérieure pouvant par ailleurs, augmenter sensiblement. Il faut faire attention, mais à moins d’avoir à faire à un individu particulièrement irrespectueux, cette façon de faire est relativement fiable et sans brutalité pour le cheval qui s’arrête pratiquement à coup sûr dans l’axe de la personne et apprend ainsi à ne pas chasser les hanches.
Si le cheval est habitué à répondre à la voix en longe, il faut évidemment associer ce code à ce nouvel apprentissage, ce sera une aide précieuse. En effet, même s’il y est moins réceptif du fait de la perturbation que provoque la nouveauté de l’exercice, la voix pourra se faire calmante et rassurante s’il est anxieux, ou bien alors plus ferme, s’il est décidé à quelque peu bousculer la personne qui le conduit.

travail à pied mh lelièvre travail à pied mh lelièvre travail à pied mh lelièvre

Par la suite, si le cheval s’arrête à la demande mais chasse encore un peu les hanches (au travail à pied, la présence de la personne du côté intérieur incite souvent les chevaux à déraper de l’arrière main vers l’extérieure, pour se tourner vers cette personne, comme lors des premiers arrêts en longe d’ailleurs, lorsque le cheval fait face au longeur), il suffit, lors de la demande, de « pousser » un peu les épaules vers l’extérieur du cercle afin de les remettre devant les hanches.


Ici, le cheval chasse encore très légèrement les hanches.

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