Archive for septembre, 2009

Petits exercices à faire à pied.

samedi, septembre 26th, 2009

Outre le travail à pied classique pour lequel on demande au cheval d’exécuter certains des mouvements et figures qui lui sont demandés monté, il existe de multiples façons de travailler à pied. Je pense que l’on doit laisser libre cours à son imagination pour varier les exercices afin de rompre la monotonie des séances.

cheval qui travail à pied m h lelièvre cheval qui travail à pied m h lelièvre

Certains exercices s’adressent plus directement au physique du cheval et ne sont que pure gymnastique, comme, les flexions, les déplacements latéraux, le rassembler…
Toutefois, on peut aussi mettre en place des dispositifs variés, tels des barres au sol, des petits parcours avec lesquels le cheval devra travailler, soit en passant dessus, dedans, dessous, ou que sais-je encore, cela dépend de l’inventivité du « cavalier-piéton ». Dans ces situations, le cheval apprend à être attentif, respectueux, il développe sa confiance et sa franchise, et améliore son organisation psychomotrice.

obstacle en liberté à deux chevaux m h lelièvre

D’autres exercices peuvent être carrément plus ludiques. Il s’agit, dès lors, de créer des situations amusantes pour le cheval, qui prennent la forme de jeux, tout en n’oubliant pas, toutefois, de lui faire respecter les règles de ce jeu. Par exemple, faire la course avec son « cavalier-piéton ». Mais il doit, dans ce cas, s’arrêter en même temps que son « cavalier-piéton », et au code prévu par celui-ci pour signifier l’arrêt.

cheval qui joue m h lelièvre

Chaque type d’exercice est intéressant et important pour le bon fonctionnement psychique et physique du cheval, si tant est, bien sûr, qu’il soit effectué avec bon sens et dans le respect des capacités de l’animal.

cheval qui joue m h lelièvre

A vous de jouer… Et n’oubliez pas de nous faire partager vos expériences !

A méditer.

dimanche, septembre 20th, 2009

Je vous livre ici, un extrait du très bon livre de J.-M.Denoix et J.-P. pailloux : APPROCHE DE LA KINESITHERAPIE DU CHEVALL.

Cet extrait fait partie d’un chapitre intitulé : Progression gymnique.
En ce qui concerne le respect de la fatigue musculaire, voila ce qui est dit : « …Les kilomètres de labourage musculaire que l’on impose au jeune cheval, sans interruption, sans repos, sans préparation, verrouillent totalement le sensoriel ; les grosses masses musculaires sont spasmées et douloureuses ; comment la motricité fine pourrait-elle filtrer? Le cheval n’est pas un haltérophile décérébré, il n’est pas une machine à fabriquer du muscle à des fins de compétition. Au contraire, c’est un équilibriste doué de l’harmonie des déplacements. Demandons à un funambule s’il peut assumer son art après une épreuve d’effort musculaire violent. Plus aucune sensibilité ne passera, ses gestes seront incontrôlés et tremblants. »

Ensuite, il s’agit du respect de l’âge et de la progression du cheval.
« Laissons au cheval le temps d’apprendre son corps, de le situer et d’organiser ses réflexes d’équilibration. Le risque de placer la volonté de l’homme avant la possession des acquis biodynamiques du cheval, est de créer des vides sensoriels, des compensations musculaires désharmonisant la locomotion, amputant le potentiel inné que possède tout poulain normal.

Les excés de gestes spécialisés établissent un nouvel ordre cinétique. L’élaboration du schéma corporel du poulain ne suis plus une écoute spontanée du corps, mais s’infléchit vers des retenues (ligne du dessus) qui laisseront des carences et des gestes amputés, désorganisés.

Les résistances que rencontrent les cavaliers de jeunes chevaux sont souvent l’expression de troubles cybernétiques issus de relations inadéquates et sourdes. Comment le poulain totalement immature peut-il avancer vers la virtuosité si la mémoire retient des sensations douloureuses? C’est pourquoi, l’absence de gymnastique préparatoire se retrouve et se paie après les épreuves de jeunes chevaux. Le dresseur, en termes clairs, doit ressentir l’instant et l’espace de compréhention de son élève qui se manifeste par un geste organisé, accepté, codé, sans relief douloureux, où le cheval participe généreusement au geste sportif. Il faut accorder à cet élève du temps pour la mise en place des circuits des programmes… »
« …Lorsqu’un cheval de CSO rentre en piste, l’engagement au galop doit rester ample et calme, ce qui n’est pas toujours le cas. L’exécution d’un saut de qualité est souvent en rapport avec une excellente préparation gymnique. Dans d’autres cas, la réactivité compense les désordres biomécaniques dûs à une mauvaise préparation.

Ainsi, la vie sportive de l’homme et celle du cheval procèdent dans leurs principes neurophysiologiques, d’un même raisonnement. Schéma corporel, proprioceptivité et tonus s’imbriquent étroitement pour réaliser le bon ou le mauvais geste sportif. L’exécution du mouvement ne procède pas seulement de la proposition : « je veux, j’obtiens ». Elle résulte du respect de l’environnement neurophysiologique et de tous les maillons qui s’articulent dans celui-ci… »

Chevaux insolites!

dimanche, septembre 20th, 2009

Voici quelques essais photographiques curieux…

photos de chevaux insolites mh lelièvre photos de chevaux insolites mh lelièvre photos de chevaux insolites mh lelièvre

Soumission physique et psychologique.

samedi, septembre 12th, 2009

Voici une réflexion que je me fais régulièrement et que j’aimerais vous soumettre.

Nous assistons actuellement à des démonstrations équestres qui, de prime abord, forcent l’admiration, les chevaux exécutant parfois de véritables prouesses techniques, dans une apparente totale liberté.
En effet, le dresseur, qui peut travailler de façon classique, peut aussi être tantôt rênes longues, tantôt sans aucune embouchure, à cru, et d’autres fois, carrément à côté de son cheval, voire loin de lui.
L’apprentissage qui mène à ce travail est sans nul doute dénué d’une quelconque violence physique, sinon, comment un cheval pourrait-il rester longtemps couché, loin de son dresseur de surcroît, sans chercher à se relever? Ou comment cet autre enchaînerait-il des figures, ou sauterait-il des obstacles, uniquement guidé par la voix, sans se tromper de tracé ni sans faire de refus?
Au contraire, seules la confiance et la complicité semblent être les uniques pré-requis à l’obtention d’un tel résultat !

Mes questionnement sont les suivants : certains de ces chevaux ne subissent-ils pas néanmoins comme une forme de « lavage de cerveau » ?

Baucher ne préconisait-il pas, je cite, de « détruire les forces instinctives du cheval et de les remplacer par des forces transmises » ?
Et Jean d’Orgeix d’écrire : « un cheval, dès l’instant où il a été « mis en travail », ne doit plus avoir le droit de se permettre le moindre mouvement autre que ceux demandés par son cavalier. » »…pour obtenir une instantanéité des actions, il faut supprimer le passage par le cerveau du cheval. Pour cela, il est nécessaire de transformer le geste commandé en geste réflexe. » « Lui apprendre qu’en réponse à telle action du cavalier, il doit immédiatement effectuer tel geste. Mais une fois cet enseignement donné, il est fondamental de faire…refaire…recommencer ce mouvement des centaines, voire parfois des milliers de fois, et ceci durant un laps de temps assez court. Alors le geste qui a répondu au début à l’ordre donné par le cerveau du cheval, devient un mouvement instinctif, automatique, échappant même dans une certaine mesure à sa volonté. »

Certains cavaliers se revendiquant du mouvement « équitation éthologique », ne travaillent-ils pas leurs chevaux dans le même esprit de répétition afin d’obtenir la désensibilisation à certaines choses?

Au bout d’un certain temps de ce régime là, le cheval ne risque-il pas de n’être plus que le prolongement physique du cavalier, ayant perdu dans le travail, sa véritable personnalité équine?

portrait  de cheval blog mh lelièvre
L’obéissance et la soumission obtenues ainsi ne se payent-elles pas d’un prix trop élevé par le cheval?
N’est-il pas préférable d’offrir à celui-ci un cadre de travail plus souple, afin de conserver un peu de « fantaisie » en lui laissant sa part d’expression?

chevaux en liberté mh lelièvre

De toutes façons, si le cheval est physiquement correctement travaillé, en douceur et dans un contexte de vie pas trop désagréable pour lui, il y a peu de risques que de gros débordements surviennent et que le désordre s’installe.

Alors, pourquoi ne pas limiter certaines de nos exigences? Avons-nous à ce point besoin d’affirmer notre prétendue supériorité? Je m’interroge souvent sur la difficulté à trouver la juste limite entre dressage et excessif conditionnement.

cheval rigolo mh lelièvre

Bon, je suis d’accord avec vous, trop de fantaisie peut nuire à la concentration!!!

Quelques petits conseils en tous genres.

vendredi, septembre 4th, 2009

Utilisation du bassin:

Ne « poussez » pas avec votre bassin en accentuant sa mobilisation avant/arrière, pour faire avancer votre cheval, ou, comme on l’a vu dans un post précédent, pour le faire piaffer. Ces « agitations » sont perçues par l’animal comme des mouvements parasites qui le gênent.
Voyez certains débutants qui « poussent » leur monture en gesticulant et qui, de ce fait, inhibent totalement les réactions de celle-ci.
Regardez aussi un cavalier qui piaffe en bougeant trop dans sa selle : le résultat est lourd et le cheval comme noué dans son corps.

Echauffement du cheval avant une séance montée :

Si, pour une raison particulière, la longe est déconseillée à votre cheval, vous pouvez avantageusement remplacer l’échauffement de celui-ci par un petit travail à pied.
Certes, à pied, le cheval ne peut pas faire le « fou » comme il le fait parfois en longe, mais vous pouvez le faire marcher tranquillement au pas, et éventuellement au trot, en gérant la taille des figures et la hauteur du placer.
Si vous ne savez pas travailler à pied, lancez-vous, c’est très intéressant. Cela augmente la variété des exercices, et, qui plus est, le travail à pied peut être ludique.

C maintier travail à pied m h lelièvre

De plus, par le biais du travail à pied, vous ne montez pas directement sur un dos froid, c’est donc un gain de confort pour votre monture.

Je ne peux actuellement pas longer Arly à cause d’un problème de paturons. Là, il faut reconnaître qu’il aurait sans doute préféré se défouler un peu à la longe, étant passablement agacé par les mouches particulièrement ennuyeuses en cette fin de saison.

Descente d’encolure, et légèreté à la main:

Il n’est pas toujours nécessaire d’avoir un cheval sur les hanches pour qu’il soit léger à la main, il peut aussi l’être en descente d’encolure. C’est certain que s’il n’est pas travaillé dans cet objectif, le cheval a plus de risques de devenir pesant dans cette attitude que sur les hanches, mais l’inverse est tout à fait possible.
La descente d’encolure étant une attitude naturelle chez le cheval, et, de plus, de décontraction, je suis d’avis d’enseigner très tôt au jeune cheval de retrouver cette attitude lorsqu’il est monté.
Je pratique également la descente d’encolure de façon légère, en début de travail, pour étirer doucement la ligne du dessus, et de nouveau en fin de séance pour décontracter le dos, et laisser le cheval se détendre.

Je trouve cet exercice excellent pour décontracter physiquement et psychiquement le cheval!

Juste pour le plaisir

mardi, septembre 1st, 2009