Archive for octobre, 2009

Des nouvelles du piaffer de bohemio.

mercredi, octobre 21st, 2009

Voici une vidéo montrant Bohemio et son propriétaire tentant de piaffer en commençant à moins avancer.

On sent que le cheval cherche beaucoup son équilibre.
Il perd également un peu son calme du fait qu’on l’incite à se stabiliser en avançant moins. Pour Bohemio, le salut est dans la fuite!

Il faudra encore du temps, mais je sais qu’il aura un beau piaffer, car c’est un cheval généreux.

Retour sur le filet sans mors.

jeudi, octobre 15th, 2009

Je compte profiter de ce post pour vous expliquer comment j’en suis arrivée à utiliser le filet sans mors.

Il se trouve que depuis le début, Arly supporte assez difficilement son mors. Il y a quelques années, quand j’ai acheté ce cheval, il faisait déjà toutes sortes de choses étranges avec sa bouche.

Bien évidemment, le temps et le travail aidant, les plus grosses manifestations de sa gêne se sont nettement atténuées.
Néanmoins, en situation de stress ou d’agacement, il a toujours eu tendance à agiter la tête ou à jouer de la bouche. Je ne lui ai jamais serré davantage la muserolle, car alors je pense que le retour à la fixité eut été un leurre. Le problème se serait sans doute déplacé.

Par ailleurs, j’ai toujours pensé qu’il était avantageux pour un cheval d’aller en extérieur. Sauf qu’il se trouve qu’Arly a longtemps rechigner à s’éloigner de son écurie et que donc, les promenades n’ont pas toujours été une partie de plaisir.

Il m’est alors venu l’idée de faire des sorties gustatives pour lui rendre la tâche plus agréable. Ce fut une réussite, et pour la lui rendre encore plus agréable, j’ai investi dans un filet sans mors, ce qui a largement contribué à le convaincre définitivement de l’intérêt de la chose. Mais mon utilisation de ce matériel s’est longtemps limitée à cette situation.

cheval monté sans mors m h lelièvre

Par ailleurs, aujourd’hui, un de mes élèves possède un lusitanien qui blesse régulièrement à la commissure des lèvres. Quico a la peau rose à cet endroit et rien ne vient à bout de ses irritations.
J’ai donc proposé que nous essayions de le travailler quelques temps avec le filet sans mors.

Je pense d’ailleurs que toute bonne écurie devrait posséder ce matériel, ne serait-ce que pour faire face à ce genre de problème!

Quico a cicatrisé, et son propriétaire a eu l’envie de poursuivre l’expérience. Du même coup, j’ai moi aussi, eu envie de la reprendre avec Arly.

Il se trouve que malheureusement, en vieillissant, mon cheval a, comme beaucoup de chevaux de sa race, de l’arthrose qui évolue assez rapidement. J’ai donc levé le pied en ce qui concerne le travail, et j’ai trouvé intéressant d’envisager la recherche d’une attitude juste dans la légèreté, sans le mors, comme dernière ligne droite, avant une retraite bien méritée, mais qui, je le crains, risque d’être anticipée. Ce qui m’intéresse, dans cette démarche, ce n’est pas d’ôter ponctuellement le mors, et de dire : « regardez les mouvements savants que je fais », mais de l’ôter définitivement, et de faire de très bonnes choses dans le travail de base et dans la légèreté.

Je me rends compte que ce travail n’a rien de facile ni d’évident. Au début, le cheval restant sur ses acquis, s’est comporté comme avec le mors, allant même jusqu’à mobiliser sa mâchoire inférieure automatiquement lorsqu’il cédait dans sa nuque. Puis, il a rapidement compris que sans le mors, la nécessité d’exécuter certaines choses, comme la flexion de mâchoire, n’était plus obligatoire. N’étant pas aidé par un dos fort, il s’est alors mis à s’appuyer sur la muserolle. Quico, de son côté, a eu, à peu près, le même comportement.

Cette constatation faite, je n’ai absolument pas renoncé, et avec le travail et beaucoup d’application, je sens les progrès se mettre en place. Je ne cache pas que le manque de cette sensation si agréable qu’est la cession de mâchoire, a été assez frustrant au départ. Mais en travaillant beaucoup le soutien de l’encolure, avec très peu de main et davantage d’assiette, je recommence à sentir des choses tout à fait satisfaisantes.

cheval monté sans mors m h lelièvre

J’irai le plus loin possible dans ce travail avec mon cheval. C’est une expérience de plus, je pense, très utile, car si un cheval vient à ne plus pouvoir être monté avec un mors, il est intéressant de pouvoir tout de même envisager le maintien d’un travail soigné.

Je continue, par ailleurs, à travailler tous les autres chevaux qui me sont confiés, avec le mors et en recherche permanente d’harmonie.

Et puis, n’en déplaise à certains, il me semble qu’il est délicat de porter un jugement négatif sur un sujet que l’on ne maîtrise pas. Donc, ce n’est qu’après avoir essayé suffisamment longtemps une technique que l’on peut tenter d’émettre un avis qui soit le moins subjectif possible, à défaut d’être totalement objectif. Je ne veux certainement pas être désobligeante, mais par les temps qui courent, beaucoup d’avis sont émis, trop rapidement, par simple effet de mode, par volonté de rester dans une tradition ou par simple ignorance, je tente simplement pour ma part, d’essayer vraiment avant d’oser émettre un jugement.

Retour sur le passage des coins.

dimanche, octobre 11th, 2009

Il est fréquent de voir les cavaliers, lors d’un essai de passage de coin infructueux, ou d’une « sortie de piste » de leur monture, se pencher à l’intérieur en se contractant pour tenter de redresser la situation.

En effet, croyant contenir leur cheval afin que le désordre provoqué par ce déséquilibre vers l’intérieur ne s’accentue pas, ils ne font, en réalité, qu’accroître le problème!

En se penchant ainsi à l’intérieur, ils portent tout leur poids en dedans et entraînent un peu plus leur monture dans cette même direction.
De plus, le déséquilibre est tel, que pour y pallier, le cavalier contracte instinctivement sa jambe intérieure en la plaquant, ce qui a pour conséquence d’inciter le cheval à se coucher dessus.

passage des coins à cheval mh lelièvre passage des coins à cheval mh lelièvre

Sur ces deux photos, on voit les cavaliers légèrement penchés, même si les coins sont corrects.

Les mains, alors, agissent dans le même sens : c’est à dire que généralement, dans ce cas de figure, la rêne intérieure vient se plaquer fortement contre l’encolure pour contrer là aussi le déséquilibre, tandis que la rêne extérieure reste inopérante.

En lieu et place de ces mauvais réflexes, le cavalier devra veiller à garder le buste bien droit, en équilibre au dessus de ses fesses, le poids du corps également réparti de part et d’autre de la colonne vertébrale.

Ainsi le dos pourra être tonique pour venir seconder l’action de la rêne extérieure qui s’écartera pour attirer puis contenir les épaules et rétablir ainsi le bon équilibre latéral de l’avant main.
La rêne intérieure proche du garrot, maintiendra la tête droite ou légèrement fléchie, selon qu’il s’agit d’un cheval ayant inopinément quitté la piste, ou lors du passage d’un coin.

passage des coins à cheval mh lelièvre passage des coins à cheval mh lelièvre passage des coins à cheval mh lelièvre

Enfin, la jambe intérieure agira sans se durcir ni se contracter pour stimuler le postérieur interne.
Le cavalier s’efforcera d’agir, je dirais : en « pointillés », de façon à agir-céder de manière consécutive.

Voilà déjà quelques conseils pour améliorer ce type de problèmes, et n’hésitez pas à faire le retour de votre travail sur le blog.
Merci d’avance!

passage des coins à cheval mh lelièvre

Galop au travail à pied.

mardi, octobre 6th, 2009

Voici une courte vidéo sur les début d’Arly au travail à pied.

Apprentissage de la légèreté sans le mors.

dimanche, octobre 4th, 2009

Ma cavalière préférée a décidé, pour des raisons qu’elle vous livrera plus tard, de me faire travailler avec un filet sans mors, ce qui est assez simple, somme toute, au vu de mon extrême gentillesse. Veuillez me pardonner mon manque de modestie, mais il faut tout de même être conscient de ses propres qualités.

Bon, mais là où elle trouve cela difficile, c’est qu’elle aimerait bien que je sois aussi léger que lorsqu’elle me fait travailler avec un filet classique.
Non mais douterait-elle de mes capacités, par hasard?
A moins que ce soit d’elle dont elle doute?

Moi, en tout cas, je sais ce que je vaux, et je pense que si elle travaille un peu, elle devrait y arriver.

Voici, en toute simplicité, quelques photos de moi.

cheval monté sans le mors en dressage mh lelièvre cheval monté sans le mors en dressage mh lelièvre cheval monté sans le mors en dressage mh lelièvre cheval monté sans le mors en dressage mh lelièvre

Et à ceux qui penseraient que je ne suis pas capable d’y arriver, voici ma réponse :

cheval monté sans le mors m h lelièvre

Et oui, je sais aussi, tirer la langue !

Promenons-nous dans les bois.

vendredi, octobre 2nd, 2009

J’ai pris l’habitude, losque je monte mon cheval le matin, quand il n’est pas encore allé au paddock, et qu’il n’est donc pas échauffé, de l’emmener marcher et brouter dans le bois, juste derrière les écuries. Il est entre 8h et 8h30.

cheval dans un sous bois m h mlelièvre

Il chauffe ses muscles, régale son estomac et entretient son moral.

Notre promenade hygiénique dure un quart d’heure, vingt minutes, qui sont pour moi, je dois dire, un vrai moment de plaisir durant lequel je m’immerge dans la nature qui s’éveille.

Ce peut être particulièrement riche en émotion, comme lorsque nous tombons presque nez à nez avec une biche et ses petits, ou que, marchant sur une branche, je fais détaler un chevreuil caché dans un fourré à trois mètres de nous, et le nec plus ultra, losque nous avons, un matin, entendu un cerf brâmer.

cheval dans un sous bois m h mlelièvre

J’étais sur un petit nuage. Arly, pas du tout, ses muscles se sont durcis, son estomac s’est noué et il n’a eu plus qu’une envie : celle de rentrer!

Mais qu’il se rassure, la saison du brâme ne dure pas longtemps.

Tout ça pour dire, qu’avec un peu d’imagination, on peut transformer la première phase d’échauffement qui, pour certains, et aussi pour le cheval peut devenir la routine, en un véritable moment de plaisir partagé.

cheval dans un sous bois m h mlelièvre