Archive for novembre, 2009

Le rollkür : un point de vue scientifique.

vendredi, novembre 27th, 2009

Le Rollkur vu par les scientifiques.

contre le rollkur mh lelièvre

Un petit résumé d’expérience.

Une expérience a été menée sur des chevaux montés dans des lieux différents selon la méthode du Rollkur, ou de façon plus habituelle, avec flexions d’encolure, mais sans dépasser la position du chanfrein à la verticale. Les deux espaces réservés à l’entraînement étaient disposés au bout d’un couloir. Après quelques séances où l’une ou l’autre méthode était utilisée de manière aléatoire, les chevaux que l’on positionnait au bout du couloir qui menait aux 2 espaces d’entraînement, choisissaient, si leur cavalier leur en laissait la liberté, de s’orienter vers le lieu où ils n’avaient pas subi le Rollkur. Les chevaux avaient également tendance à exprimer des comportements de stress, d’inconfort, de conflit ou de frustration, quand ils étaient montés avec la technique du Rollkur. Les mesures de battements cardiaques permettaient de voir une accélération du coeur durant l’usage de cette méthode, ce qui témoigne de l’inconfort du cheval. De plus, les réactions étaient légèrement plus fortes et la répugnance plus grande lorsqu’ils devaient s’approcher de stimulus inspirant la crainte, après les séances de Rollkur. Ces résultats suggèrent que cet usage coercitif peut non seulement mettre en péril le bien-être du cheval, mais peut aussi exposer cheval et cavalier à un risque plus grand de blessures résultant des réactions de peur de l’animal.

Impact of riding in a coercively obtained Rollkur posture on welfare and fear of performance horses
Uta Ulrike von Borstel, Ian James Heatly Duncan, Anna Kate Shoveller, Katrina Merkies, Linda Jane Keeling, Suzanne Theresa Millman
Applied Animal Behaviour Science 116 (2009) 228–236

Rollkur, the usually coercively obtained hyperflexion of the horse’s neck, is employed as a training method by some dressage riders; however, its use is controversial as it may cause discomfort and adversely affect the horse’s welfare. The objectives of this study were to determine: (1) if horses showed differences in stress, discomfort and fear responses as measured by heart rate and behaviour when ridden in Rollkur (R) obtained by pressure on the reins compared to regular poll flexion (i.e. with the nose-line being at or just in front of the vertical; N), and (2) if they showed a preference between the two riding styles when given the choice. Fifteen riding horses were ridden 30 times through a Y-maze randomly alternating between sides. Riding through one arm of the Y-maze was always followed by a short round ridden in R, whereas riding through the other arm was followed by a short round ridden in N. Immediately after the conditioning phase, horses were again repeatedly ridden into the maze; however, riders left it to the horse to decide which arm of the maze to enter.The present study provides evidence that horses avoid Rollkur in favour of regular poll flexion. Horses were also more likely to show behaviour patterns suggestive of stress, discomfort, conflict or frustration when ridden in a coercively obtained Rollkur than when ridden with normal poll flexion. The presence of discomfort or frustration is supported by heart rates that were indicative of higher emotional arousal during R. Also, the slightly stronger reactions and greater reluctance to approach fear stimuli following bouts of R also points towards higher, negative arousal during R. In combination, these results suggest that this coercive riding style may not only compromise the horse’s welfare but can also put horse and rider at a greater risk of injuries resulting from the horse’s fear reaction.

Christine Maintier

Des nouvelles de Bohemio.

samedi, novembre 21st, 2009

Voici des nouvelles du piaffer de Bohemio. Il évolue très timidement, mais ce n’est pas grave. Ce qui compte, c’est qu’il se décontracte de plus en plus.
Avant, il armait son dos et prenait son élan pour piaffer. Il donnait l’impression de « sauter » dans cet air.
Maintenant, son dos est plus élastique, mais il n’a pas encore acquis suffisamment de force dans l’arrière main pour bien fléchir ses articulations, puis se propulser vers le haut sans « sauter ». D’où, un piaffer très timide.
Comme je l’ai déjà dit : »Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. »
Il est cependant intéressant de voir toutes les étapes par lesquelles le cheval passe quand il se transforme dans son travail.

Hommage.

dimanche, novembre 15th, 2009

commandant de Padirac m h lelièvre

A la demande de plusieurs lecteurs de ce blog, je m’en vais vous tracer un portrait de celui qui fut mon maître.
Je parlerai très peu de sa méthode, son livre est là pour le faire. Je vais plutôt vous parler de l’homme qu’il était.

S’il est quelqu’un qui pourrait illustrer l’adage : « une main de fer dans un gant de velours », c’est bien le commandant de Padirac.
Non pas qu’il eût masqué une quelconque rigidité militaire par une amabilité éventuellement commerciale. Non, simplement parce qu’il était la droiture et intégrité même, ne trichant pas, fidèle à ses convictions, n’allant pas dans le sens des vents qui portent les modes.

Rigoureux dans son travail, il imposait la même rigueur à ses élèves. Ferme, jamais méprisant mais toujours encourageant, il transmettait son savoir avec une passion évidente.

On aurait également pu dire de lui, qu’il était « calme, en avant, droit ». En effet, toujours maître de lui, courtois, patient, allant toujours de l’avant, comme il aimait souvent à le préconiser, et d’une honnêteté sans faille.

commandant de Padirac m h lelièvre

Le commandant avait toujours une anecdote à raconter sur ses expériences passées, tout en étant résolument tourné vers l’avenir, pas du tout passéiste.

Il était très à l’aise avec toutes les générations, et ses jeunes stagiaires, dont je faisais partie, auraient pu passer la journée à ses côtés sans se lasser le moins du monde. Réciproquement, il pouvait les faire travailler à cheval des heures sans que sa joie de transmettre ne faiblisse une seule seconde.

Je trouve cela formidable pour un homme qui n’était plus si jeune. J’ai travaillé à l’Académie de 1984 à 1999, et le commandant nous a subitement quittés en 1996 d’une rupture d’anévrisme, à l’âge de 84 ans.
Il montait encore chaque jour avec le même souci de recherche, ayant gardé sa prestance et sa belle présence à pied comme à cheval, jusqu’au bout.

commandant de Padirac m h lelièvre

J’ai récemment lu sur un forum de discussion, le message d’un internaute qui demandait quel grade avait au juste le commandant de Padirac, mettant visiblement en doute cet état de fait. Bien sûr qu’il était « commandant », et plus fier de l’être que d’être comte, titre pour lequel il disait n’avoir aucun mérite!

D’un abord aisé, il était très agréable à vivre, convivial et d’une grande simplicité.

Il aimait beaucoup écrire, et chaque jour, mettait ses idées sur papier. Il avait une habitude très touchante, celle d’écrire un petit texte en vers ou en prose à ses stagiaires, pour marquer un évènement. Je les ai, en ce qui me concerne, tous gardés très précieusement.

commandant de Padirac m h lelièvre

Le commandant, alors qu’il était écuyer, est parti de Saumur encore relativement jeune, ne trouvant pas de réponses à ses questionnements de cavalier, et très déçu du peu de conseils prodigués. Il était à cette époque sous les ordres du colonel Margot.
Aprés une période transitoire de « solitude » équestre, il a « rencontré » la Guérinière (du moins son livre…), et Michel Henriquet. Par l’intermédiaire de ce dernier, il a fait la connaissance d’Oliveira, qui a su rapidement apprécier ses qualités d’écuyer. Dès lors ces deux écuyers ont noué des relations amicales.

Il est indéniable que le commandant a défendu les principes de la Guérinière jusqu’à la fin. Toutefois, je l’ai toujours vu faire faire les flexions de Baucher à tous les chevaux dont il estimait qu’ils en avaient besoin.

Même si j’ai personnalisé ma pratique équestre et l’enseignement que je dispense à mes élèves, très souvent me reviennent en mémoire, tel ou tel conseil. Très souvent aussi, je travaille sur les mêmes enchaînements de figures ou de pas de côté qui m’ont guidée durant toutes ces années passées à chercher et chercher encore à cheval.

Le commandant partait du principe, faisant sienne cette maxime : « c’est en forgeant qu’on devient forgeron », que c’était en répétant les exercices que petit à petit, on apprenait à bien les faire, à trouver son équilibre, et le juste emploi de ses aides.
C’était un peu l’inverse de : la position précède l’action, mais cela permettait aussi de faire avancer les plus timides qui ne se sentaient jamais vraiment prêts, ou les « chipoteurs », toujours à faire un dernier petit réglage. Ce n’était pas toujours très facile, et maintenant je pense qu’il est bon d’utiliser les deux façons de faire.

Aucune méthode n’est parfaite, mais que de bons moments passés, et que de choses intéressantes et fondemmentales apprises! Comme par exemple ne pas « bousculer » les chevaux. Faut-il encore redire que l’on ne muscle pas correctement un cheval en allant vite? La vitesse sert ponctuellement, à tester la réactivité d’un cheval.
D’aucuns se moquaient parfois de cette cadence lente que le commandant utilisait pour travailler ses chevaux. Très certainement ne les avaient-ils jamais montés, car je peux vous dire qu’ils étaient dans l’impulsion, et en descente de jambes, avec ça!
Lorsqu’il m’a fallu monter son cheval « Irlandais », en amazone, pour les besoins de notre spectacle, rectitude et mouvement en avant étaient au rendez-vous : c’était un bonheur, et pourtant, ce cheval n’était vraiment pas le meilleur qu’il ait eu.

Trouver le bonheur sur n’importe quel cheval, parce que l’on a fait le mieux possible pour le travailler dans l’harmonie : voilà ce qui est important!

Malheureusement, après son décès, l’Académie n’est pas tout à fait devenue ce que le commandant aurait aimé qu’elle devienne. C’est désormais une petite écurie de propriétaires, toujours tenue par madame de Padirac.

commandant de Padirac m h lelièvre

Tir à l’arc : 3e volet.

mardi, novembre 10th, 2009

Voici quelques jolies photos pour patienter avant le prochain post.

tir à l’arc à cheval m h lelièvre tir à l’arc à cheval m h lelièvre

tir à l’arc à cheval m h lelièvre

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Retrouvailles à Versailles.

dimanche, novembre 8th, 2009

J’ai assisté, samedi dernier, à une « Matinale des écuyers », de l’Académie du spectacle équestre de Versailles.

Académie de versailles m h lelièvre

Je n’ai malheureusement pas de photos du spectacle à vous montrer, tout appareil étant interdit.
Les quelques photos que vous verrez ont été prises par une de mes élèves, qui m’avait accompagnée, et seulement en dehors du manège.

Académie de versailles m h lelièvre académie de versailles m h lelièvre

A cette occasion, j’ai eu la bonne surprise de retrouver une ancienne élève, Alexandra, devenue écuyère, et que je faisais travailler lorsque j’enseignais à l’Académie Equestre de Touraine, chez le commandant de Padirac. J’en profite pour dire à ceux qui ne le sauraient pas encore, que c’est le commandant qui fut l’instigateur de ce fabuleux projet. Bien avant Monsieur Henriquet…!

académie de versailles m h lelièvre académie de versailles m h lelièvre

Revenons à cette visite.
La séance se déroule en deux temps :

  • Le premier, où nous voyons les écuyers, ou plutôt les écuyères ,exécuter du travail de deux pistes, du travail préparatoire au rassembler, des changements de pied et du pas espagnol.
  • Le second, où il nous est montré le travail préparatoire au combat d’escrime à cheval, avec ce que cela requiert de maniabilité, d’agilité et de rapidité, le cheval conduit à une seule main.

    J’ai eu de l’intérêt pour la seconde partie, car il n’est pas fréquent d’assister à de l’escrime à cheval. Le type d’escrime pratiqué est de l’escrime artistique, aussi appelée escrime ancienne, et provenant de l’école française des XVIIe et XVIIIe siècles.
    Les chevaux utilisés pour cette démonstration sont des criollos argentins, petits chevaux ronds, bien musclés, agiles et à la très jolie robe.

    Voici dans quel état d’esprit j’étais, en arrivant au spectacle :

    D’une part, j’aime beaucoup ce que Bartabas a fait avec son théâtre équestre Zingaro, qui a su garder depuis le début, une identité unique et tout à fait originale. D’autre part, cette idée d’Académie est magnifique, avec de surcroît, un lieu magique, des chevaux de grande qualité et des cavalières de talent.

    Juste une petite parenthèse pour vous donner quelques extraits d’un entretien de Bartabas au sujet de l’Académie :

    « L ‘aboutissement de notre art, c’est le spectacle : l’élan et la grâce. Le brillant, la finesse, la légèreté…
    Au XVIIIe siècle, l’époque où a grandi l’équitation de légèreté, ceux qui la pratiquaient disposaient d’un bagage culturel considérable. » « …Ils apprenaient l’art équestre et, par ailleurs, la peinture, l’épée, la musique, les lettres et l’histoire, éventuellement, la philosophie, les mathématiques. » « En ce sens, mon idée d’une école contemporaine et la réalité des traditions classiques se sont rejointes. En voulant créer une école nouvelle, une école qui n’existe pas, j’ai rejoint la tradition. » « Cette fidélité aux traditions clasiques s’accomplit dans l’implantation à Versailles. »

    La réalité actuelle me semble, hélas, bien différente, et bien décevante. Le travail auquel j’ai assisté dans cette première partie, n’est que trop empreint de cette équitation sportive, certes efficace, mais ô combien aux antipodes de la grâce et de la légèreté, avec muserolles croisées bien serrées sous le mors, cadences pressées et sans majesté, fouaillements de queue et oreilles couchées comme principales caractéristiques.

    La première partie m’a laissée assez dépitée et perplexe. Je ne comprends pas vraiment ce à quoi j’ai assisté.
    Ce lieu unique qu’est Versailles est-il vraiment indispensable comme écrin de ce type d’équitation?

    L’intervenant équestre ne serait-il pas, par hasard, cavalier de compétition? Ah, bien sûr, il est certainement très connu, et certainement très compétent pour une certaine pratique équestre.

    Mais au fond de lui, est-ce vraiment cette équitation, qu’aime Bartabas? Je venais retrouver la légèreté, étrangement…je suis repartie le coeur un peu lourd.

  • Retour sur le tir à l’arc.

    dimanche, novembre 8th, 2009

    Comme je vous l’avais promis, voici une vidéo montrant Adrien tirant à l’arc à cheval. (relire le post 857 du 01/11/2009)

    Cependant, armez vous de patience. En effet, la vidéo m’a été donnée telle quelle, et à défaut d’avoir pu modifier le format, afin de pouvoir faire d’éventuelles coupures, de petits commentaires écrits ont été ajoutés de manière à accompagner les plus courageux dans leur attente. Les plus pressés pourront sauter au moins deux minutes de la vidéo avant d’atteindre le moment crucial.

    J’oubliais… bien sûr, je n’ai pas pu non plus supprimer les commentaires oraux, qui, vous en jugerez par vous-même, ne sont pas des plus intéressants!!!

    La technique n’est pas toujours facile à maîtriser, mais j’espère que vous apprécierez cette petite séquence à sa juste valeur!

    La pirouette au pas.

    mardi, novembre 3rd, 2009

    Essai de descriptif:

    Le cheval décrit un petit cercle avec ses postérieurs, tandis que ses antérieurs décrivent un cercle concentrique plus grand autour de ces derniers.C’est un déplacement côté concave, le cheval étant incurvé dans le sens du déplacement et regardant donc ses hanches.
    Une plus grande amplitude de mouvement est demandée aux épaules afin qu’elles précèdent les hanches.
    Le cheval croise son postérieur et son antérieur externe par dessus son postérieur et son antérieur interne. Les membres externes travaillent essentiellement en adduction.

    Pré-requis:

    Le cheval doit être à l’aise dans tous les pas de côté. Cela semble être une évidence, néanmoins, il ne s’agit pas seulement d’effectuer ces exercices, deux points me paraissent très importants à surveiller :

    Les déplacements latéraux doivent être faits avec un grand souci de finesse dans l’emploi des aides, afin que le cheval apprenne à répondre avec beaucoup de sensibilité aux demandes de son cavalier, ce travail demandant des corrections rapides et subtiles.

    Le cheval ne doit en aucun cas perdre son impulsion. Il doit rester énergique, sous peine de « s’acculer », en s’écrasant sur ses postérieurs, et sans pouvoir détacher correctement ces derniers du sol.

    Problèmes rencontrés.

    Précisons tout d’abord, que lorsque tout se passe correctement, le cavalier, après avoir légèrement ployé sa monture vers l’intérieur, déplace et contrôle les épaules à l’aide de sa rêne extérieure, tandis que sa jambe extérieure, en arrière de la sangle, empêche les hanches de déraper et donc, le postérieur externe de s’écarter vers l’exterieur, au lieu de chevaler par dessus l’autre, vers l’intérieur. L’assiette et parfois la jambe intérieure à la sangle, maintiennent l’impulsion.

    Parmi les problèmes rencontrés par le cavalier en cours d’apprentissage de la pirouette au pas, en voici trois que je rencontre fréquemment chez mes élèves:

    Le cavalier déplace les épaules de son cheval par une rêne d’appui externe, celui-ci risque de perdre son pli, et de se voir un peu brusquement déséquilibrer vers l’intérieur en tombant sur son épaule interne. Alors, les hanches vont très certainement chasser à l’extérieur du cercle, le postérieur externe s’écartant en travaillant en abduction, et non plus en adduction.

    Le cavalier utilise trop fort sa jambe extérieure de peur voir les hanches déraper : le cheval « s’entable ». Les hanches précèdent les épaules qui ne tournent plus autour de ces dernières, les antérieurs ayant beaucoup perdu de leur amplitude de mouvement.

    Une réaction identique peut avoir pour origine un emploi trop important de la rêne intérieure. En effet, pour marquer le pli, le cavalier fait une rêne contraire interne qui peut bloquer les épaules et les contrarier dans leur déplacement vers l’intérieur. Les hanches de ce fait, vont précéder les épaules.

    pirouette au pas m h lelièvre

    Proposition de quelques « remèdes ».

    Dans le premier cas, le cavalier devrait plutôt se grandir en se redressant sur une rêne directe extérieure agissant en direction de la hanche du même côté. Toutefois, cette action est associée à un léger rapprochement de cette rêne vers le garrot, provoqué par une subtile rotation du buste vers l’intérieur pour inviter les épaules à tourner.

    pirouette au pas m h lelièvre
    Sur cette photo, le cavalier place bien sa main extérieure, mais ne fait pas de rotation du buste comme il le devrait.

    Pour ce qui est du second cas, attention! La jambe n’est pas toujours là pour mettre les hanches à l’intérieur, mais pour les empêcher d’aller à l’extérieur. Tout est question de nuance. Il suffit très certainement de modérer l’action de cette jambe, pour voir la situation s’améliorer.

    pirouette au pas m h lelièvre

    Enfin, dans le dernier cas, en décollant la main intérieure du garrot, et en transformant la rêne contraire en rêne directe, ici encore, l’amélioration peut être instantanée. Méfiance pourtant! Cette rêne directe est délicate à utiliser et ne doit en aucun cas exercer une traction vers l’arrière, elle pourrait provoquer l’effet inverse et faire chasser les hanches. Le cavalier ne doit pourtant pas renoncer à l’employer, mais au contraire, s’appliquer à garder la main bien fixe, et pour marquer son action, à tourner légèrement son poignet vers l’extérieur en fermant les doigts sur la rêne.

    Peut-être rencontrerez-vous un de ces problèmes, auquel cas n’hésitez pas à me dire si ces quelques conseils vous ont aidés.
    Sinon, faites-moi part de vos autres difficultés et je tenterai de vous aider à trouver une solution.

    Tir à l’arc à cheval.

    dimanche, novembre 1st, 2009

    Adrien, que j’ai fait monter plusieurs années sur Arly, et dont le rêve, depuis qu’il est tout jeune, est d’intégrer la troupe de Zingaro, vient de partir au Portugal, chez Quico, que je ne vous présente plus.

    selle espagnole mh lelièvre

    Il compte rester un ou deux ans pour se perfectionner.

    Avant de partir, il a tenu à présenter à ses amis de Touraine, un petit « numéro » de tir à l’arc qu’il avait préparé avec Boabdil, hongre pure race espagnole. Ce n’était qu’un premier jet, puisqu’étant en formation de monitorat, il n’a pas eu beaucoup de disponibilité pour travailler le cheval..

    tir à l’arc à cheval m h leièvre tir à l’arc à cheval m h leièvre

    Le cheval a toujours eu très peur de ce qui virevoltait autour de lui, et ne galopait bien sûr pas en cercle sans être tenu par les rênes.

    Mais lorsqu’Adrien entreprend quelque chose, il réussit, tant son tact et sa patience sont grands.

    Il a lui-même imaginé son costume…et celui de Boabdil. Il a fait un croquis, puis l’a aquarellé, et c’est Eva, que vous connaissez également, et qui est costumière de formation, qui s’est chargée de sa réalisation.

    dressage mh lelièvre

    tir à l’arc à cheval m h leièvre tir à l’arc à cheval m h leièvre

    Pour la petite anecdote, ne trouvant pas de perles de la bonne couleur, Adrien a acheté des perles qu’il a peintes lui-même.

    Il a également entièrement fait et peint ses flèches.

    Bientôt, je vous promets une petite vidéo!

    Citation à méditer!

    dimanche, novembre 1st, 2009

    « La violence est le dernier refuge de l’incompétence. »

    Cette belle citation d’Isaac Azimov, écrivain américain disparu en 1992, se vérifie chaque jour dans tous les domaines, y compris en équitation.

    A méditer!!