Archive for décembre, 2009

Souriez, vous êtes filmés!

mardi, décembre 29th, 2009

Que celui qui, dans sa vie de cavalier, n’a jamais fait une grimace exprimant son effort physique, n’a jamais « ronchonné » une seule fois dans son désarroi de ne pas réussir à résoudre une difficulté technique, ou qui ne s’est jamais mis subitement à devenir bavard lorsque des spectateurs ou même son professeur le regardait, et qu’il éprouvait le besoin de justifier son travail, comme pour se rassurer, que celui-ci se fasse connaître, afin que nous puissions l’admirer à sa juste valeur.

grimaces rigolotes cavaliers mh lelièvre grimaces rigolotes cavaliers mh lelièvre

Aux autres je dis : »Rassurez-vous, vous êtes normalement consitués, ne vous inquiétez pas! Pensez aux milliers de photos sacrifiées, étant jugées mauvaises, alors qu’elles ne font que refléter la réalité de la pratique d’un art extrêmement délicat. »

grimaces rigolotes cavaliers mh lelièvre

« Imaginez encore pour vous rassurer quand vous feuilletez un livre ou une revue, que pour une belle prise de vue, dix ont éventuellement été mises au rebut.

grimaces rigolotes cavaliers mh lelièvre

Attention! Je n’exclus pas la possibilité que certains cavaliers soient plus photogéniques que d’autres.
Quelle chance, ils ont!
Oui mais, peut-être ces mêmes cavaliers « ronchonnent »-ils à tout bout de champ? Allez savoir.

grimaces rigolotes cavaliers mh lelièvre

A tous les cavaliers normaux, je souhaite pour l’année 2010, sérénité, sagesse, patience, décontraction et esprit d’analyse à cheval.

Pour ne plus grimacer ni « ronchonner »!!!

grimaces rigolotes cavaliers mh lelièvre

La main.

samedi, décembre 19th, 2009

A l’image du cheval, qui, par l’intermédiaire de sa bouche, nous livre de précieuses indications sur son corps et son mental,la main du cavalier est comme un miroir dans lequel se reflètent ses dispositions physiques et psychiques.

la main du cavalier blogmh lelièvre

Le cavalier plein de bienveillance pour sa monture aura certainement la main plus délicate qui celui qui considère son cheval comme une bicyclette.

La main doit se faire diplomate, psychologue, savoir manier l’art de la conciliation.

La main doit en quelque sorte « tenir » la bouche du cheval, comme la main d’une mère tient la main de son enfant : contact léger, quasi inexistant, quand il s’agit de découvrir l’autonomie, contact franc et rassurant lorsque l’inquiétude se présente, ou bien encore contact ferme qui n’appelle aucune discussion afin de remettre dans le droit chemin.

On dit souvent que la main commence aux épaules, mais personnellement, je trouve qu’une grande part de son expression naît dans les hanches. Un bassin liant qui fonctionne correctement, induit une souplesse qui se propage vers les mains, offrant alors au cavalier la possibilité d’agir avec tact et finesse.

Beaucoup de cavaliers sont à la recherche de la fixité de la main. Attention néanmoins, la fixité ne s’obtient pas par le verrouillage des articulations, mais au contraire, par un controle très précis de celles-ci et des muscles qui les relient entre elles, afin d’en maîtriser, ou d’en supprimer jusqu’au plus petit mouvement.

La main peut être fixe tandis que les doigts restent légèrement mobiles.

la main du cavalier blogmh lelièvre

Pour ma part, je n’ai la main vraiment fixe, qu’avec un cheval léger se tenant seul.
Sinon, j’ai toute une palette d’actions que j’utilise, chacune en fonction des problèmes rencontrés.
Voici deux exemples d’utilisations différentes de la main (il va sans dire que l’emploi de la main est inscrit dans un vrai travail de gymnastique du cheval, avec des exercices bien ciblés) : avec un cheval un peu faible dans l’emploi de ses postérieurs, donc sur les épaules, et qui pèse, je prends, je rends, rompant sans cesse le contact, tandis que je pèse dans ma selle en animant fortement l’arrière main, sans pour autant aller vite. Ainsi, peu à peu, le cheval apprenant à mieux utiliser ses forces propulsives, et n’ayant plus de point d’appui devant, commence à se tenir seul, à se porter davantage.

Sur un cheval plutôt raide, et figé dans sa ligne du dessus, je garde un contact très élastique avec la bouche, en m’efforçant d’avoir les bras très souples et presque « mous », et je ploie et déploie dans tous les sens. Evidemment, lorsque je dis « dans tous les sens », ce n’est pas n’importe comment. S’il se durcit d’un côté, je fais une flexion de ce côté. S’il verrouille sa bouche, j’arrête gentiment et vais jusqu’au reculer, doucement, bras élastiques, jusqu’à obtenir une flexion de mâchoire. Si le cheval se fige dans une petite allure sans se livrer, je le fais allonger progressivement en gardant un contact là encore très élastique.
Ceci me donne souvent de très bons résultats, les chevaux finissant par « s’abandonner » sur ce contact, et à cette phase de travail, c’est tout-à-fait ce que je recherche. La décontraction commence alors à apparaître. C’est comme ceci que nous travaillons Bohemio en ce moment.

Si ce travail est effectué avec une main un peu dure, alors c’est pire, cela revenant à « pousser bêtement » sur la main.

Je pense qu’il ne faut pas avoir peur d’utiliser la main, il faut seulement avoir peur de mal l’utiliser. La nuance est de taille.

Tout est question de tact!

Feira Nacional do Cavalo de Golega. (dernière partie)

mercredi, décembre 16th, 2009

Les femmes rivalisent d’élégance…

foire de golega mh lelièvre foire de golega mh lelièvre foire de golega mh lelièvre

Les plus jeunes, de prestance…

foire de golega mh lelièvre foire de golega mh lelièvre

Tandis que le vinho verde rafraîchit les gorges desséchées par la poussière.

foire de golega mh lelièvre foire de golega mh lelièvre

foire de golega mh lelièvre

Feira Nacional do Cavalo de Golega. (2nd partie)

dimanche, décembre 13th, 2009

foire du cheval de Golega mh lelièvre

Quico, dans un décor pour le moins original, et en grande discussion, technique je suppose.

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Contrastes…

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Toutes générations confondues!

Feira Nacional do Cavalo de Golega. (1ère partie)

vendredi, décembre 11th, 2009

Les origines de la Foire du cheval de Golega, autrefois appelé « Feira de Sao Martinho », remontent auXVIIIè siècle. L’objectif était de mettre en valeur les produits agricoles de la région de Golega. Le cheval lusitanien y fut ensuite représenté grâce à la présence d’importants haras dans les plaines de Golega.

Petit à petit, le Lusitanien devint le premier centre d’intérêt de la Foire. On vint de tout le Portugal pour vendre ou acheter ce magnifique cheval. La notoriété de cette race ne cessa de croître, et dès lors, les visiteurs arrivèrent du monde entier. C’est en 1972 que le nom de cette manifestation changea, pour devenir : Foire National du Cheval.

Je ne suis malheureusement pas allée à Golega, et je remercie donc mes amis cavaliers qui ont fait le voyage, et m’ont rapporté ces belles photos.

foire du cheval de golega mh lelièvre foire du cheval de golega mh lelièvre
foire du cheval de golega mh lelièvre

Je ne les mettrai pas en une seule fois, elles sont trop nombreuses et je ne me suis pas résolue à en ôter.

foire du cheval de golega mh lelièvre foire du cheval de golega mh lelièvre foire du cheval de golega mh lelièvre

J’espère qu’elle vous donneront l’envie d’une petite escapade portugaise, lors de la prochaine édition!

foire du cheval de golega mh lelièvre foire du cheval de golega mh lelièvre

Petit conseil pédagogique.

dimanche, décembre 6th, 2009

Dans une séance de travail, il arrive parfois qu’il faille intervenir rapidement pour remédier, parfois presque simultanément, à plusieurs problèmes, sans l’amélioration desquels, le résultat resterait insatisfaisant.

Le souci, c’est que, selon son niveau, le cavalier intervient plus ou moins vite, voire pas du tout, et plus ou moins bien, voire plutôt mal.

Et les choses se corsent un peu plus lorsque ce même cavalier monte un jeune cheval!

Globalement, on peut considérer qu’il y a quatre grandes périodes dans la vie équestre d’un cavalier :

  • La 1ère : le cavalier ne ressent pas encore son cheval, et ne peut donc pas corriger les mauvaises attitudes de celui-ci.
  • La 2nd : le cavalier commence à ressentir les attitudes défectueuses, mais ne les corrige pas au bon moment, étant le plus souvent en retard sur son cheval.
  • La 3ème : le cavalier ayant affiné son tact corrige dès qu’elles surviennent, les fautes de sa monture.
  • La 4ème : le cavalier ne fait plus qu’un avec son cheval, et le travaille d’une façon telle, qu’il lui évite toute altération de son attitude.

    Ce post s’adresse aux cavaliers qui rêvent d’atteindre la dernière phase!

    cheval au galop blog mh lelièvre

    Imaginons la situation suivante : un grand cercle au galop. Le cheval a des difficultés à s’incurver, il se couche à l’intérieur, son postérieur interne ne le porte plus suffisamment, ayant perdu une partie de son activité.

    L’impulsion vient donc à diminuer.

    Le cavalier, mis mal à l’aise par la mauvaise organisation physique de sa monture, se contracte, regarde par terre, et ne peut
    donc pas gérer le tracé qui s’altére du fait du rétrécissement du cercle.

    Le cavalier est un peu débordé par tout ce qu’il ressent et n’a pas les réponses adéquates au bon moment, pour faire les corrections nécessaires au redressement du cheval.

    cheval au galop blog mh lelièvre

    Voici comment je procède pour aider le cavalier. J’arrête ce dernier au milieu du manège et ensemble nous faisons une analyse de la situation.

    Ensuite, nous gardons, selon le niveau de l’élève, trois ou quatre points importants qui vont être classés par ordre de priorité à traiter. Dans le cas qui nous intéresse, il pourrait s’agir de :

  • Le tracer : savoir exactement où l’on veut faire passer le cercle.
  • Améliorer l’incurvation.
  • Rétablir l’équilibre du cheval, en redonnant une place correcte aux épaules.
  • Une fois l’attitude corrigée, il sera possible de reporter le cheval en avant.

    Lorsque cette petite liste est établie, nous envisageons les rectifications possibles, les aides à utiliser, et leur place exacte.

    Enfin l’élève choisit un mot qui lui parle suffisamment et qui représente pour lui le mot clé, associé à chaque point précédemment défini. Par exemple :

  • Point n°1 : le regard.
  • Point n°2 : (main) extérieure.
  • Point n°3 : (main) intérieure.
  • Point n°4 : jambes.

    A ce stade, l’élève va reprendre son exercice, mais cette fois, en utilisant sa liste de 4 mots comme un métronome. Une fois au galop, le cavalier rythmera son travail en s’aidant des 4 mots qu’il se répètera mentalement dans l’ordre prédéterminé, jusqu’à ce qu’il repasse à l’allure inférieure.

    cheval au galop blog mh lelièvre

    Bien sûr, cette aide pédagogique à un caractère systématique au moment de son utilisation qui ne remplace pas le fait de sentir et donc d’agir en conséquence. Toutefois, pour l’avoir testée plusieurs fois, elle assure à l’élève de ne pas laisser le désordre s’installer outre mesure, et de plus, elle l’habitue à agir selon un rythme plus soutenu que s’il n’avait pas ce soutien.

    cheval au galop blog mh lelièvre

    Je ne mets en place ce procédé, que quand le cavalier est en réelle difficulté. Et de nombreux autres exercices jalonnent la séance, qui sont faits pour développer le tact et le sentiment afin d’avoir les réponses appropriées en temps voulu.