Petit conseil pédagogique.

Dans une séance de travail, il arrive parfois qu’il faille intervenir rapidement pour remédier, parfois presque simultanément, à plusieurs problèmes, sans l’amélioration desquels, le résultat resterait insatisfaisant.

Le souci, c’est que, selon son niveau, le cavalier intervient plus ou moins vite, voire pas du tout, et plus ou moins bien, voire plutôt mal.

Et les choses se corsent un peu plus lorsque ce même cavalier monte un jeune cheval!

Globalement, on peut considérer qu’il y a quatre grandes périodes dans la vie équestre d’un cavalier :

  • La 1ère : le cavalier ne ressent pas encore son cheval, et ne peut donc pas corriger les mauvaises attitudes de celui-ci.
  • La 2nd : le cavalier commence à ressentir les attitudes défectueuses, mais ne les corrige pas au bon moment, étant le plus souvent en retard sur son cheval.
  • La 3ème : le cavalier ayant affiné son tact corrige dès qu’elles surviennent, les fautes de sa monture.
  • La 4ème : le cavalier ne fait plus qu’un avec son cheval, et le travaille d’une façon telle, qu’il lui évite toute altération de son attitude.

    Ce post s’adresse aux cavaliers qui rêvent d’atteindre la dernière phase!

    cheval au galop blog mh lelièvre

    Imaginons la situation suivante : un grand cercle au galop. Le cheval a des difficultés à s’incurver, il se couche à l’intérieur, son postérieur interne ne le porte plus suffisamment, ayant perdu une partie de son activité.

    L’impulsion vient donc à diminuer.

    Le cavalier, mis mal à l’aise par la mauvaise organisation physique de sa monture, se contracte, regarde par terre, et ne peut
    donc pas gérer le tracé qui s’altére du fait du rétrécissement du cercle.

    Le cavalier est un peu débordé par tout ce qu’il ressent et n’a pas les réponses adéquates au bon moment, pour faire les corrections nécessaires au redressement du cheval.

    cheval au galop blog mh lelièvre

    Voici comment je procède pour aider le cavalier. J’arrête ce dernier au milieu du manège et ensemble nous faisons une analyse de la situation.

    Ensuite, nous gardons, selon le niveau de l’élève, trois ou quatre points importants qui vont être classés par ordre de priorité à traiter. Dans le cas qui nous intéresse, il pourrait s’agir de :

  • Le tracer : savoir exactement où l’on veut faire passer le cercle.
  • Améliorer l’incurvation.
  • Rétablir l’équilibre du cheval, en redonnant une place correcte aux épaules.
  • Une fois l’attitude corrigée, il sera possible de reporter le cheval en avant.

    Lorsque cette petite liste est établie, nous envisageons les rectifications possibles, les aides à utiliser, et leur place exacte.

    Enfin l’élève choisit un mot qui lui parle suffisamment et qui représente pour lui le mot clé, associé à chaque point précédemment défini. Par exemple :

  • Point n°1 : le regard.
  • Point n°2 : (main) extérieure.
  • Point n°3 : (main) intérieure.
  • Point n°4 : jambes.

    A ce stade, l’élève va reprendre son exercice, mais cette fois, en utilisant sa liste de 4 mots comme un métronome. Une fois au galop, le cavalier rythmera son travail en s’aidant des 4 mots qu’il se répètera mentalement dans l’ordre prédéterminé, jusqu’à ce qu’il repasse à l’allure inférieure.

    cheval au galop blog mh lelièvre

    Bien sûr, cette aide pédagogique à un caractère systématique au moment de son utilisation qui ne remplace pas le fait de sentir et donc d’agir en conséquence. Toutefois, pour l’avoir testée plusieurs fois, elle assure à l’élève de ne pas laisser le désordre s’installer outre mesure, et de plus, elle l’habitue à agir selon un rythme plus soutenu que s’il n’avait pas ce soutien.

    cheval au galop blog mh lelièvre

    Je ne mets en place ce procédé, que quand le cavalier est en réelle difficulté. Et de nombreux autres exercices jalonnent la séance, qui sont faits pour développer le tact et le sentiment afin d’avoir les réponses appropriées en temps voulu.

  • 5 Responses to “Petit conseil pédagogique.”

    1. aec dit :

      LUTTE CONTRE L’HIPPOPHAGIE

      NON ! UN CHEVAL CA NE SE MANGE PAS !

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      AEC
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      Amitiés.

      AEC.

    2. Caroline dit :

      De mon point de vue cette aide pédagogique peut s’appliquer a beaucoup de monde, même ceux qui pensent ne pas être loin du niveau 4 !!
      En effet il me semble très intéressant de « vérifier » ce que l’on fait au moment même de l’action, revenir sur les bases est un exercice qui met en évidence les défauts acquis et acceptés par notre cheval avec lequel nous avons instauré des codes qui souvent sortent de la « pureté » équestre !!!
      J’ai testé hier l’aide pédagogique de Marie Hélène,je peux vous dire qu’au niveau du regard……….pas facile !!!!!!!! Essayez et dites nous !!!

    3. sylou dit :

      je trouve en effet intéressant le principe de se répéter comme un métronome les points importants à la réussite d’un exercice donné. Michel Robert dans son dernier livre (carnet de champion) évoque la même façon de procéder quand il part sur un tour en se répétant (mon cheval, mon tracé, ma position). Preuve que même les grands on besoin de se discipliner …
      A titre personnel, plus j’arrive à percevoir dans mon corps la cadence exacte des membres de mon cheval et à agir avec mes aides en parfaite adéquation avec leur déplacement, meilleure sera la fluidité avec laquelle mon cheval exécutera l’exercice. Agir et céder n’étant pas réservé à ma seule main… et pour finir je dirais que pour palier le défaut d’engagement du postérieur interne sur le cercle on m’a montré un exercice qui me donne de bons résultats et que j’appellerais « les deux bouts dehors ». Quand je sent une crispation de la mâchoire du côté ou je tourne, c’est bien souvent dû à un défaut d’engagement du même postérieur, donc je commence par inverser gentiment mon plie, puis je décale ma jambe intérieure vers l’arrière de la sangle et demande également aux hanches « d’aller » vers l’extérieur. Dès que mes hanches ont cédés, simultanément j’ai une cession de mâchoire. immédiatement je récompense en cédant dans mes aides. je repasse plie interne avec une jambe intérieure à sa place et comme par magie j’ai allégé le bout de devant en redonnant de l’engagement au postérieur interne.

    4. Sandrine dit :

      Oh Marie Hélène, je vais louer un shetland rien que pour venir reprendre des cours avec toi !

    5. Cat dit :

      Je n’ai pas encore eu l’occasion d’appliquer ce conseil à cheval mais je l’ai fait en natation pour corriger un mouvement défectueux. On pourrait penser que comme il y a une seule personne en cause et non deux, cela devrait être plus facile mais en fait, les mauvaises habitudes sont toujours difficiles à corriger, quel que soit le contexte.
      De fait, cela s’est avéré extrêmement efficace. J’ai hâte de l’utiliser à cheval.
      Merci aussi à Sylou pour son commentaire. Il m’a peut-être donné la solution à un problème que je traine depuis un moment.
      Bonne journée à tous.

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