Archive for janvier, 2010

Et si nous parlions d’autre chose!!

samedi, janvier 30th, 2010

Je suis ravie de constater que beaucoup de cavaliers réprouvent certaines méthodes et le disent haut et fort.

Cependant, le beau existe aussi, et je constate amèrement que les langues ne se délient pas aussi facilement pour en parler!

J’aimerais tellement que mes fidèles lecteurs se mettent à leur clavier pour partager avec les autres (attention, certains le font, et je les en remercie de tout coeur) leurs émotions, leurs découvertes et autres expériences équestres!

N’ayez pas peur de parler de vous et de vos chevaux!!

cheval en liberté

Voici le cheval de Caroline que a l’air de bien s’amuser!

chevaux au pré mh lelièvre

Pour commencer, voici une photo qui m’amuse assez : chevaux en liberté, sur la main s’il vous plaît!!
Au premier plan, Galaad, sur les hanches, impeccable! On ne peut pas en dire autant d’Arly (c’est le mien bien sûr), derrière, bien sur les épaules!!!

Heureusement, comme vous allez le voir sur la vidéo suivante, il se rattrape, dans de magnifiques pesades, sous mon regard amusé, et sous le postérieur agacé mais guère dissuasif de son compère.

Sujet nettement plus léger et certainement moins important que le rollkür, n’est-ce pas?
Mais, spectacle ô combien plus esthétique et plus supportable!

Essais de tête au mur à pied.

dimanche, janvier 24th, 2010

Voici en vidéos (malheureusement trop courtes), plusieurs propositions de progression pour l’apprentissage de la tête au mur dans le travail à pied.

Sur la première vidéo, la propriétaire du cheval aborde la tête au mur de la façon la plus courante. La plus courante, car elle permet à la personne qui travaille, de rester dans le sens du déplacement du cheval, contrairement à ce que vous verrez plus loin.
Cependant, ce n’est pas forcément la meilleure façon de capter le pli derrière la ganache, et d’empêcher le cheval de basculer la nuque, et de conserver une bonne incurvation.
C’est bien la raison pour laquelle, nous avons cherché à aborder l’exercice différemment, ainsi que vous allez pouvoir le découvrir.

Dans la seconde vidéo, nous retrouvons un exercice présenté antérieurement, dans lequel la propriétaire du cheval, attire l’arrière-main de ce dernier à elle. En effet, et contrairement au demi-tour classique autour des épaules, elle est placée vers l’intérieur du manège, et essaie de conserver la tête de son cheval également vers l’intérieur. Ce travail peut, comme nous allons le voir ensuite, constituer un excellent début de progression dans l’étude de la tête au mur.

Dans la dernière vidéo, nous avons donc la suite logique de l’exercice précédent.
Le tout début de l’exercice reste identique, mais ensuite, la propriétaire se déplace et invite son cheval à venir vers elle pour esquisser ses premiers pas de tête au mur.
Même si cela n’est pas flagrant sur ces trop courtes vidéos, il semblerait que le cheval accepte mieux cette seconde méthode, dans laquelle pourtant, il est plus « débutant », et que de plus, il soit moins enclin à basculer la nuque.

Il reste à voir ce que l’avenir de la progression nous dira!

Travail à la longe.

dimanche, janvier 17th, 2010

Je vais parler du cas d’un cheval qui précipite ses allures lorsqu’il est tourné en longe. Il s’agit le plus fréquemment d’un sujet un peu vif ayant beaucoup d’influx nerveux.
Ce type de cheval prend rarement le temps de s’organiser, ce qui l’amène à un déséquilibre latéral, à une convexité parfois très marquée, et le plus souvent, à rétrécir son cercle.

Voyons quel travail convient le mieux dans une telle situation, afin de faire progresser ce cheval. Il me paraît momentanément judicieux d‘abandonner l’idée d’un cercle fixe, et à ce propos, je pense que dans ce cas, le rond de longe n’est pas l’outil le plus adapté, pour privilégier le déplacement sur un carré ou un rectangle.

Je m’explique : le cheval précipite car il est vif, bien sûr, mais aussi et surtout, parce qu’il tombe à l’intérieur. La raison veut qu’alors, on l’éloigne de soi, chambrière pointée vers son épaule. Cette intervention peut s’avérer insuffisante dans la mesure où, de par nature, le cercle n’incite pas à marcher droit, et pour que le cheval soit dans la rectitude sur cette figure, et dans le cas qui nous intéresse, ne plus tomber sur l’épaule interne, il doit s’incurver un minimum. Ce qui n’est pas le cas.

C’est là que le carré ou le cercle deviennent intéressants, car le cheval peut apprendre à marcher droit, sans être en même temps dans l’obligation de s’incurver.
Toujours la même philosophie : chaque chose en son temps!!

Comment procéder :

  • Le longeur va quitter le cercle pour marcher large, en veillant à se placer à hauteur de l’épaule de son cheval, tout en traçant une piste parallèle à la sienne.
  • Si malgré tout, le cheval menace de quitter la piste, le longeur pointe sa chambrière vers l’épaule de ce dernier. De plus, il peut aussi, de façon concomitante, avancer sur deux ou trois pas en direction du cheval, cette fois, donc en quittant sa piste parallèle, pour accompagner et renforcer l’action de la chambrière.
  • Ce ne sera que lorsque le cheval marchera sans regret à la piste, que le longeur envisagera de tourner, et en aucun cas, ce ne sera le cheval qui en prendra l’initiative. Je le répète, tant que le cheval manifeste quelques velléités de changement de direction, le longeur doit marcher large!

    Petit-à-petit, commençant à se redresser latéralement, le cheval va se rééquilibrer et tout naturellement réguler ses allures.
    La convexité qui peut encore être assez prononcée, au début, même quand le cheval marche large, va diminuer sensiblement jusqu’à disparaître complètement.
    C’est alors qu’un vrai travail sur le cercle pourra reprendre, quitte à être de nouveau interrompu à la moindre alerte.
    Il faut rester très vigilant face aux tous premiers signes de dégradation, et n’avoir aucune tolérance vis-à-vis d’eux.

    Voici, pour finir, quelques erreurs que le longeur doit éviter de commettre :

  • Être à hauteur de l’épaule ne veut pas dire devant le cheval, car sinon, gare aux demi-tours!
  • Ne pas se mettre trop derrière le cheval, dans le cas qui nous intéresse, c’est grand maximum à hauteur de la sangle. Il ne faut pas oublier que l’on doit gérer avant tout les épaules!
  • Et donc, il ne faut pas non plus solliciter le cheval à hauteur de l’arrière main, ce qui aurait pour effet de le porter en avant au lieu de l’éloigner latéralement, accentuant par là même, la précipitation dans laquelle il tend déjà à se trouver.
  • Éviter de courir à côté du cheval pour marcher large. Donc ne pas prendre de retard et faire de grands pas. Ceci pour éviter de susciter toute excitation.
  • Avoir une très grande vigilance sur le fait de ne pas reculer quand le cheval se déporte vers l’intérieur ; le longeur ne doit pas s’effacer devant le cheval mais c’est bien l’inverse qui doit se passer.

    Bonne éducation oblige!!!

    Même si l’on voit le cheval améliorer sa cadence et son attitude et le longeur cesser de courir, à mesure des vidéos, on devine aisément ce qu’il reste à travailler. Dans un premier temps, nous allons nous appliquer à ce que tous deux parviennent à marcher large!

  • Retour sur les demi-tours autour des épaules.

    dimanche, janvier 10th, 2010

    Voici une vidéo montrant un demi-tour autour des épaules un peu plus abouti que les précédents. (voir post du 02 01 2010)
    La cavalière aurait pu, néanmoins, arrêter plus rapidement son cheval à l’issue de l’exercice.

    Différents types de départs au galop.

    dimanche, janvier 10th, 2010

    Selon le niveau de dressage d’un cheval, ses qualités, défauts, points de force, ou points de faiblesse, on ne demande pas toujours un même départ au galop.

    Je ne passerai pas en revue toutes les possibilités de départ envisageables, mais ne prendrai que deux ou trois exemples.

    Si vous avez, de votre côté, un problème particulier, n’hésitez pas à le soumettre afin qu’une aide éventuelle vous soit apportée.

    Premier exemple : il pourrait s’agir d’un jeune cheval en cours de stabilisation de son galop, ou d’un cheval contracté dans son dos, qui se creuse et/ou se jette dans son départ.

    Avec ce type de cheval, je vais choisir, dans un premier temps, de partir du trot, après avoir recherché une attitude étendue, légèrement basse, et la plus décontractée possible. Mon objectif étant de conserver ces acquis sans qu’il y ait rupture ni de vitesse ni d’attitude lors de la transition montante.

    Si je choisis le trot, c’est qu’à cette allure, le cheval bénéficie déjà d’une vitesse et d’un élan certains qui rendent le départ souvent plus facile, tandis que du pas, la différence de vitesse est plus notoire, ce qui demande plus d’efforts.

    De plus, je choisis également d’organiser ce travail sur un très grand cercle, la légère inflexion du rachis concourant à obtenir plus de souplesse et de décontraction de la ligne du dessus.

    Petit rappel : lors d’un départ au galop du trot, à main gauche par exemple, le cheval part soit, cas n°1, en dissociant le poser des deux membres du diagonal gauche et en posant d’abord l’antérieur gauche, soit, cas n°2, en dissociant le poser du diagonal gauche, mais en posant cette fois en premier, le postérieur droit.
    Dans le premier cas, le cheval part sur les épaules, et dans le second, sur les hanches.

    Étant donnée l’attitude que je recherche dans ce type de travail, il y a fort à parier que le cheval partira sur les épaules, ce qui n’est pas grave, tout corriger en même temps n’étant guère possible.
    Dans le cas présent, l’attitude étendue, voire basse, et décontractée, est vraiment à privilégier, avec bien sûr un contact souple et léger avec la bouche.

    Alors seulement, quand le dos aura gagné en élasticité, le travail sur les hanches pourra commencer avec la recherche du raccourcissement de la ligne du dessus et du grandissement de l’avant-main.

    Mais revenons à notre exercice, et voyons quelles sont les consignes les plus importantes :

  • Préférer le trot enlevé, qui soulage le dos du cheval, et permet au cavalier de ne pas être en retard en restant « derrière » sa monture. Il faut avoir l’impression d’offrir ses mains au cheval, sans pour autant rompre le contact, au moment du départ.
  • Veiller à avoir une très bonne mobilité du bassin dès la première foulée de galop pour accompagner parfaitement le cheval, afin qu’il y ait le moins de rupture d’amplitude entre le trot et le galop.
  • Alterner à part égale le trot et le galop jusqu’à ce que le cheval se « mécanise » dans l’exercice. Je n’aime pas cette idée de mécanisation, mais j’emploie le terme « mécaniser » à dessein, car là, l’idée de mécanisation sous-tend que le cheval, grâce à la répétition, finisse par accéder à la facilité, débarrassé de toute tension,sans plus s’interroger sur l’exercice.

    Second exemple, plus précis cette fois : je monte actuellement un cheval qui a de grosses difficultés à partir au galop à gauche.

    Sans doute pour s’épargner la poussée du postérieur droit, il « vrille » brusquement ses épaules vers l’intérieur, en chassant tout aussi brusquement d’ailleurs, les hanches à l’extérieur. Il « s’arrache » dans le galop, réduit considérablement la taille de son tracé, prend de la vitesse, bref, si on laisse ce désordre s’installer, il est extrêmement délicat de revenir en arrière, et il vaut mieux se prémunir d’une arme sérieuse pour faire face à cette périlleuse situation!

    La plus efficace que j’ai pu trouver, est de partir d’une petite tête au mur au trot rassemblé, attitude qui me permettrait également de partir sur le bon pied si tel n’était pas le cas, mais là, le problème ne se pose pas.
    Grâce à cette correction, les deux facteurs que sont, l’attitude rassemblée, conjuguée au contrôle étroit et accentué du postérieur droit par la jambe droite, me donnent un départ aussi bon qu’il peut être mauvais si je ne fais rien.

    Je suis cette fois au trot assis, et une fois partie, je veille à garder un galop relativement rassemblé, les hanches toujours très légèrement en dedans.

    Je ne galope pas très longtemps, car c’est un travail très exigeant pour le cheval et je ne veux pas qu’il souffre des jarrets, qu’il a déjà fragiles.

    N’hésitez pas à nous faire nous part de vos expériences!

  • Légèreté.

    mardi, janvier 5th, 2010

    Quelle chance! Certains lecteurs de ce blog allient les talents de cavalier et d’aquarelliste.

    Merci will, de nous faire entrer dans cette nouvelle année avec autant de grâce.

    aquarelle équestre will mh lelièvre

    Puisse la beauté nous porter tout au long de 2010!

    Demi-tour autour des épaules.

    samedi, janvier 2nd, 2010

    Voici un petit exercice relativement facile à faire : le demi-tour autour des épaules à la piste, le cheval décrivant un demi cercle vers l’intérieur du manège avec ses postérieurs, autour de ses antérieurs qui restent à la piste et ne bougent que pour ne pas se trouver croisés à la fin de l’exercice.

    Je dis « relativement » facile à faire, car lorsque l’on veut être rigoureux, rien n’est jamais vraiment facile, et voici le genre d’exercice qui peut être rapidement et faussement assimilé. On peut aisément « tricher », mais avec un résultat qui reste médiocre.

    Le demi-tour autour des épaules ne requiert pas de la part du cheval de grandes capacités physiques, et il est à la portée du plus grand nombre.
    La qualité du résultat dépend plutôt de l’opiniâtreté du cavalier qui répète avec patience et rigueur son travail, sans rien concéder à sa monture qui ne lui soit demandé.

    Le fait que cet exercice s’amorce à partir de l’arrêt induit plusieurs points positifs :

  • Plus de calme pour le couple cheval/cavalier.
  • Plus d’attention de la part du cheval.
  • Possibilité de décomposer le mouvement et donc de mieux séparer et employer ses aides.

    D’autre part, le fait d’être à la piste, et donc très certainement le long d’une probable paroi, facilite l’encadrement du cheval.

    Voici maintenant comment procéder, en prenant pour exemple un demi-tour autour des épaules à main gauche :

  • Arrêter son cheval calmement.
  • Déplacer très légèrement et en les avançant les mains vers le pare-bottes, pour indiquer au cheval qu’il ne doit pas éloigner ses épaules de celui-ci.
  • Reculer délicatement et progressivement la jambe droite afin de demander au cheval de déplacer les hanches vers la gauche, jusqu’à obtention d’un demi-tour complet.

    Voilà pour la théorie, sachant qu’avec un cheval très avancé dans cet exercice, les rênes devraient pouvoir ne plus servir, et être détendues, voire lâchées, seules les jambes étant l’élément déclencheur du demi tour.

    La réalité de l’apprentissage offre un tableau moins idyllique, et des difficultés peuvent surgir, auxquelles il faudra trouver des parades : cheval qui recule, qui déplace ses épaules au lieu de ne pas bouger l’avant main, qui tourne trop rapidement, ou qui se tord.

    En dehors d’un reculer que le cheval vole parfois en faisant son demi-tour, et que l’on doit immédiatement sanctionner par un report en avant d’autant de pas qu’il y en a eu en arrière (tout en restant dans l’axe de l’exercice), l’arrêt devra être la première réponse à toute erreur du cheval. Cela permet :

  • De mettre fin à la mauvaise exécution de l’exercice.
  • D’interrompre l’action des aides, qui est peut-être à l’origine de la mauvaise exécution de l’exercice.
  • De restaurer le calme.
  • De replacer correctement cheval et cavalier.

    J’insiste sur le fait que les consignes sont relativement simples, et que les corrections à effectuer sont moins techniques que dans d’autres exercices.

    La principale difficulté réside dans la mise en place de rigueur, de patience et dans la décomposition de l’emploi des aides.

    Le plus sûr moyen est d’arrêter souvent pour ne pas faire deux actions en même temps. Voici juste un exemple qui peut être transposé à d’autres situations : lorsque la jambe recule pour chasser les hanches, et qu’au lieu de cela, les épaules partent sur le côté, les antérieurs ne restant pas sur place, il faut cesser l’action de jambe, arrêter le cheval, et seulement alors, remettre la jambe pour reprendre l’exercice. Il faudra faire de la sorte jusqu’à ce que le cheval comprenne ou accepte ce qu’il doit faire.
    La séparation des aides est la seule vraie garantie de bonne réalisation du demi-tour, et qui permettra un jour au cavalier, de ne plus avoir besoin de ses mains.

    Voici le principal écueil à éviter : ne pas déplacer les hanches en bloquant les épaules. Le cheval fera son demi-tour, certes, mais la réponse restera « primaire », mécanique, un peu comme, pardonnez moi la comparaison, lorsque l’on freine avec une moto en n’utilisant que le frein avant.
    Il est plus enrichissant pour tout le monde de développer un apprentissage plus sophistiqué, qui incite le cheval à gérer une nouvelle situation et qui, par la suite, lui donnera plus de liberté physique dans la réalisation de l’exercice.

    Voici deux vidéo montrant deux demi-tours autour des épaules effectués par deux cavaliers différents ne maîtrisant pas encore l’exercice, et les erreurs liées à ce manque de maîtrise.


    Ce n’est pas si mal, la cavalière est relativement légère dans ses aides, mais elle aurait dû, au tout début, régler le léger problème de reculer, puis arrêter, et reprendre dans le calme.


    On ne peut pas vraiment dire que le cavalier bloque les épaules de sa monture, mais il effectue néanmoins son demi-tour sans arrêter, alors que l’on voit nettement ses mains agir dans un léger mouvement permanent.
    De plus, le cheval a la tête à gauche, alors qu’il devrait regarder devant lui.

    Au niveau du travail des postérieurs, observez bien, le premier cheval ne croise pratiquement pas son postérieur droit, tandis que le deuxième le fait tout à fait correctement.

    A vous, maintenant, et n’hésitez pas à donner votre compte rendu de l’exercice.