Archive for août, 2010

DE LA FIXITE DE LA JAMBE.

samedi, août 28th, 2010

Dans ce post, je ne parlerai pas de « LA POSITION » que la jambe doit avoir. Ce serait vouloir dire qu’il y a une position « type » de la jambe bien en place, or chaque cavalier et sa morphologie étant uniques, il ne peut y avoir de position type à imposer. De plus, une  belle position de jambe peut n’être qu’un vernis.   

  

Qu’advient-il de ce vernis lorsque le cheval est en mouvement?  Cette position, en plus d’être belle, est-elle efficace? J’entends par efficace : fine et précise, sans gêner le cheval.

             

Par conséquent, plus qu’une certaine position, c’est la  fixité harmonieuse de la jambe, qui est à rechercher.

Cette fixité de la jambe doit avant tout venir du relâchement de celle-ci. Le relâchement ne peut s’opérer que si le buste est en équilibre au dessus d’un bassin bien orienté, c’est à dire, tous deux dans la posture qu’ils ont chez le piéton.

Une fois  cet équilibre installé, les jambes ne servant plus à rétablir justement un quelconque déséquilibre, les hanches peuvent s’ouvrir, les adducteurs se décontracter, permettant ainsi aux cuisses et aux genoux de descendre, et de se rapprocher de la verticale.

Il faut ensuite lâcher l’articulation du genou et  laisser la jambe descendre.

Il ne reste plus qu’une dernière partie du corps à relâcher qui n’est pas la plus facile : c’est l’ensemble cheville- pied- orteils. En effet, le cavalier passant plus de temps à marcher qu’à monter à cheval, il lui faut lutter contre le réflexe de contraction de cet ensemble, contraction qui contribue efficacement au fait de marcher.

Si la décontraction est totale, la jambe dans sa totalité « tombe » de tout son poids sans retenue aucune, poussant le talon vers le bas, mouvement permis par une cheville souple et des orteils complètement neutres.

Ce relâchement de la jambe vers le bas obtenu par la maîtrise de la décontraction des différentes articulations et grands groupes musculaires assure donc quasiment entièrement la fixité de la jambe au pas et au galop.

 

Pour ce qui est du trot (ici je ne parle pas des allongements),  à cause des secousses que provoque cette allure qui est sautée et de surcroît sur certains chevaux peu confortable. A fort rebond ou à grande amplitude, il en va autrement, et il est parfois tentant de serrer les cuisses pour maintenir la fixité de la jambe.

 C’est une erreur car cela rétrécit la base de sustentation du cavalier, son assiette devient étroite, et perd de son efficacité.

Il faut au contraire porter une attention toute particulière à la décontraction des adducteurs et à l’accentuation de la mobilisation du bassin. Par rapport aux deux autres allures, les mouvement du cheval sont plus rapides au trot et pour rester synchrone avec sa monture, le cavalier doit donc parfois accélérer légèrement les mouvement d’antéversion et de rétroversion de son bassin. Sans quoi, il se laisse déborder, et c’est là que se mettent en place toutes les compensations néfastes.

Toutefois, cela ne suffit pas toujours à maintenir une bonne fixité de la jambe, et il peut s’avérer nécessaire de contrôler l’articulation du genou (fémur-tibia), afin que sous l’effet des dites secousses, celle-ci ne se ferme pas un temps sur deux, ce qui risquerait de provoquer un mouvement d' »essuie-glace » avant arrière très gênant pour le cheval. On peut également tourner légèrement les pointes de pied vers l’extérieur pour permettre aux mollets de rester en permanence au contact des flancs du cheval, bien évidemment sans être serrés, pour qu’il ne viennent pas taper à chaque foulée.

Ce post pouvant être développé, j’attends vos questions et suggestions.

PHOTOS DE VACANCES (2nd partie) .

samedi, août 21st, 2010

Voici juste quelques clichés de ma visite au Haras du Pin. Sans trop de commentaires :  vacances oblige!

 

     

Etalon Percheron                  Etalon Cob

 

Le vétéran : un pur sang américain agé de 28 ans

    

Etalon Akhal Téké             Etalon Pur Sang Arabe

     

Etalon  hanovrien       Etalon Lipizzan

   

Selles offertes par les rois du Maroc, Hassan II et Mohammed V 

 

PHOTOS DE VACANCES : (1ère partie)

lundi, août 16th, 2010

Ces magnifiques fresques sont à voir au château d’Anjony (XVe siècle), dans le Cantal.

Elles représentent huit des Neuf Preux.

Les Neuf Preux viennent de l’Antiquité grecque et romaine comme Hector, Alexandre ou César, de la Bible comme Josué, David ou Judas Maccabée, du merveilleux chrétien comme le roi Arthur des chevaliers de la table ronde, Charlemagne des chansons de geste ou  Godefroy de Bouillon des chansons de croisade.

Réunis pour la première fois sous la plume de Jacques de Longuyon en 1312, dans les
Voeux du Paon, ces héros de l’histoire, de la littérature et de la légende, nés à des époques bien différentes, apparaissent comme de preux chevaliers du Moyen Âge.   

Les Neuf Preux sont les incarnations de l’idéal chevaleresque de cette époque, du XIVe au XVIe siècle. Ils sont les personnages de la légende épique, non ceux de l’histoire, même si la tradition leur donne des armoiries. 

 
 Malheureusement, au XVIIIe siècle, pour des raisons d’aménagements intérieurs, une fenêtre fut percée, détruisant ainsi David, le Preux manquant actuellement.
 
 

 

 

A PROPOS DE LA PEUR CHEZ LE CHEVAL : PETITS CONSEILS.

samedi, août 7th, 2010

Il arrive parfois lors d’ une séance de travail, que le cheval se mette à avoir peur de quelque chose lorsqu’il passe à  certains endroits de la carrière ou du manège.

En général, nous ne voyons aucune raison qui puisse justifier cette peur : nous n’entendons rien, ne voyons rien, et avons l’impression que tout est comme d’habitude.

Mais c’est réagir en humain. Essayons plutôt de nous mettre à la place de notre compagnon, afin de trouver des solutions constructives, qui développeront sa confiance et son assurance.

 Le  cheval ayant une ouie et une vue beaucoup plus développées que les nôtres, il est fort probable qu’il ait entendu ou vu quelque chose qui nous échappe totalement. De plus, chez les sujets à la sensibilité délicate, ou au tempéremment vif, l’instinct de fuite refait vite surface. Il suffit que quelque chose ne soit pas à sa place habituelle, qu’un bruit anormal se fasse subitement entendre, ou qu’un humain se fasse particulièrement remarquer pour que l’animal se méfie, et entame un processus d’évitement qui n’est pas toujours agréable ni sécuritaire pour le cavalier.

Il  peut aussi arriver qu’ayant un trop plein d’énergie à évacuer,  le cheval prenne un prétexte pour prendre la fuite et libérer ainsi l’excès de tensions. Dans ce cas là, il est préférable de descendre et de faire une bonne séance de longe, ou de travail en liberté, en autorisant évidemment le cheval à s’exprimer librement.

S’il ne s’agit pas d’un trop plein d’énergie, mais bien de peur, il y a quelques règles qui doivent être respectées si le cavalier souhaite  que les choses rentrent  petit-à-petit dans l’ordre, et sans avoir à se fâcher, ce qui est bien souvent inutile.

Tout d’abord, n’évitez pas la source de la peur. Au contraire, menez-y votre cheval en tâchant de garder, autant que faire se peut, les rênes détendues, afin que ce dernier ne se sente pas empêché de fuir si le besoin s’en fait sentir. Néanmoins, si effectivement, le processus de fuite se déclenche, il faut y mettre un terme. La tâche n’est pas toujours aisée, car il faut être ferme, sans bloquer l’animal, et rassurer tout en gardant le contrôle de la situation.

 Incitez le cheval à ne pas détourner le regard, ni à tourner le dos à l’objet de ses frayeurs. Le cheval est un animal curieux, et bien souvent, après avoir insisté un peu, on obtient de lui qu’il aille sentir du côté critique. A partir de là, même si la partie n’est pas gagnée, elle semble en bonne voie de le devenir.

Dans ce genre de situation, il faut  rester très calme, et avoir tout son temps, quitte à sacrifier le reste de la séance. Aider le cheval à mieux gérer sa peur est aussi important que de lui apprendre à exécuter un appuyer. Un cheval franc et paisible, est un cheval bien dans sa tête, et qui ne pourra qu’être plus à l’aise dans le travail.

Cependant, il ne faut pas nier l’évidence, certains restent parfois plus longtemps que d’autres sur l’oeil, ou au moins un peu plus sensibles dans certaines circonstances, comme les jours de grand vent, par exemple, prenant un prétexte deci delà pour faire un écart, ou alors jetant leur dévolu sur un élément et refusant de s’en approcher à moins de cinq mètres, durant toute la séance.

Lorsque je monte un cheval qui garde une sensibilité flagrante pour un certain objet, ou un certain endroit pendant  la séance, et ce, malgré le travail de mise en confiance, j’essaie de trouver un compromis.

Je pourrais décider de mettre le cheval en épaule en dedans à chaque fois que je passe à l’endroit critique, pour être « tranquille ». Mais le cheval, lui, ne le serait pas, puisqu’ayant dans le dos la source de son appréhension, sans pouvoir, ni la regarder, ni la fuir.

Je choisis donc de faire en premier une contre épaule en dedans, puis ensuite une tête au mur, afin que ma monture puisse travailler,tout en ayant la possibilité de voir ce qu’elle redoute. J’ai constaté plus d’efficacité en m’y prenant ainsi, avec la possibilité d’exécuter par la suite, une épaule en dedans avec un cheval plus décontracté.