Archive for septembre, 2010

J’AI TESTE POUR VOUS…

mercredi, septembre 29th, 2010

Sachant que mon cheval a le dos faible et parfois sensible, je recherche en permanence à lui éviter le maximum d’inconfort lorsqu’il est  monté. De ce fait, longe, travail au pas relativement long en début de séance et trop enlevé pour commencer sont incontournables.

Mais pour ce qui est de la selle, en l’occurrence une Belloir, je n’ai jamais vraiment était certaine qu’elle convenait parfaitement à  Arly, même si le contraire d’ailleurs, n’a jamais été prouvé non plus.

N’ayant pas fait le choix d’investir dans une selle en cuir sur mesure, j’ai essayé et adopté une Wintec pro dressage cair.

 Même si pour moi,  le siège est un peu moins confortable que celui de ma précédente selle, pour mon cheval en revanche, le confort semble nettement supérieur. Son trot est plus rebondissant, et dans l’étude du passage, la régularité dans le rebond s’est améliorée, même si elle est loin d’être acquise. Le système « cair » y est sûrement pour beaucoup.

Deux autres points non négligeables sont :  son poids, elle est assez légère, et sa gouttière vertébrale, qui est bien large pour ne pas gêner le fonctionnement du dos.

Voilà de quoi ne pas me faire regretter mon achat, même si bien sûr, l’odeur du plastique est moins agréable que celle du cuir!!

DE L’UTILISATION DE LA JAMBE.

jeudi, septembre 23rd, 2010

Adrien au Portugal

Nous avons précédemment parlé de la jambe fixe. Mais une jambe fixe n’est bien entendu pas une jambe qui a l’interdiction formelle de bouger.

De même nous avons parlé de la jambe décontractée. Et la jambe décontractée, à son tour, n’est pas une jambe qui ne doit se contracter en aucun cas.

Le cavalier peut être amené ponctuellement à bouger soit l’une, soit les deux jambes. En effet, il peut utiliser une jambe isolée en arrière de la sangle pour déplacer les hanches ou partir au galop, mais il peut aussi être amené à faire une action un peu « électrique » des deux jambes à la sangle, pour remobiliser l’attention d’un cheval froid. Alors, il décollera très légèrement les deux mollets, puis les  approchera de façon vive et de courte durée pour le stimuler, et finira par un retour au tonus musculaire zéro. J’insiste sur le fait d’écarter les mollets avant de s’en servir, de manière à ce que l’action soit vraiment « détachée » du cheval, elle n’en est que plus efficace. Pour finir, un cavalier qui fait piaffer son cheval, recule délicatement les deux jambes comme pour aller chercher les postérieurs, et les inciter à s’engager davantage.

 

jambe qui recule légèrement comme pour aller chercher les postérieurs.

La question n’est donc pas de ne pas utiliser ses jambes, mais de les utiliser à bon escient (donc pas en permanence, car alors le cheval se blase et n’apprend pas l’autonomie), et en alternant : contraction, pour créer l’action, et décontraction, pour récompenser la réponse. Il vaut mieux revenir plusieurs fois à ce principe, que de  négliger la décontraction, sous le prétexte que lors de cette phase le cheval se relâche.

Si un cheval est blasé aux jambes, ou s’il n’est pas encore éduqué aux jambes, alors il faut travailler la leçon de la jambe. Voilà à peu près comment elle se déroule : action de jambes (quelle qu’elle soit, une jambe isolée ou les deux) par contraction légère des seuls muscles utiles au mouvement (s) effectué (s) par la ou les jambes, puis décontraction immédiate dans l’attente de la réponse. S’il n’y a pas de réponse, alors action de la cravache (dans le calme et de sang froid, cela va de soi), puis caresser et recommencer aussi souvent que nécessaire. Au cavalier de déterminer, en fonction du niveau du cheval, le nombre de fois ou il répètera sa demande avant d’en venir à la cravache. De plus, pour ne pas surprendre sa monture, il  devra toujours poser cette dernière avant de l’utiliser de manière plus ferme.

Voilà, si certains points vous semblent être à développer, n’hésitez pas à me le faire savoir, et je tâcherai d’aller plus avant dans mes explications.

ENCORE QUELQUES PETITS CONSEILS.

mercredi, septembre 15th, 2010

Comment ressentir les différentes parties de son corps afin de mieux les maîtriser.

Voici un exercice inspiré des techniques de relaxation. Sa mise en oeuvre s’avère plus délicate dans le contexte qui nous intéresse, dans la mesure où ce contexte, en l’occurrence, être à cheval, est moins propice à la concentration, que le contexte habituellement requis pour une séance de relaxation, souvent faite, le corps au repos dans un endroit calme et le plus silencieux possible.

Le but que le cavalier vise en entreprenant ce travail, est la conscience de chaque partie de son corps, pour accéder à une décontraction contrôlée, obtenue par une plus grande maîtrise de l’abaissement du tonus musculaire.

Pour commencer, il faut essayer de choisir le moment et l’endroit le plus calme possible pour dérouler sa séance. Ensuite, je recommande de commencer à l’arrêt, avant de s’exercer au pas puis aux autres allures.

Si vous avez suffisamment confiance en votre cheval, fermez les yeux pour ne pas vous laisser distraire, et ne laissez pas votre esprit vagabonder.

Vous allez au contraire vous concentrer  pour  optimiser votre sens du toucher, en affinant votre conscience des contacts. Concentrez vous : votre peau vous envoie des messages. Elle vous parle lorsqu’elle souffre, mais elle vous parle aussi simplement pour vous dire qu’elle ressent le contact de tel ou tel tissu, de telle partie de cuir, des flancs du cheval si vous êtes à cru. Bref, elle ne cesse de vous envoyer des informations que vous allez tenter d’intercepter et d’analyser.

Vous commencerez par le crâne et vous redescendrez jusqu’aux orteils, en prenant partie par partie, et en concentrant votre attention sur chacune des différentes partie du corps.

A chaque fois, vous tâcherez de visualiser intérieurement la partie du corps concernée, en essayant de ressentir la matière avec laquelle elle est directement en contact. Ce sera un excellent moyen d’améliorer la conscience de votre corps, segment par segment, et d’en maîtriser, par la suite, son équilibre et  son tonus musculaire.

C’est aussi un  bon procédé pour vider son esprit de tout ce qui l’encombre habituellement, et donc d’accéder à plus de décontraction.

Par la suite, avec un peu d’entraînement, vous parviendrez à de bons résultats sans fermer les yeux et aux trois allures.

 

Essayez, et donnez vos impressions. 

Chambord Samedi à 7h30. Quel merveilleux endroit pour se recentrer et se vider la tête. Une vrai séance de relaxation!!

REPONSES A VOS QUESTIONS : SUITE

vendredi, septembre 10th, 2010

A propos de :

  • Les petites blessures du cavalier :

Demandez à un cycliste professionnel s’il n’a aucun désagrément lié à sa pratique sportive, et je pense qu’il vous répondra très certainement que, si, cela lui arrive de temps à autre. Le corps n’est pas fait pour subir des contraintes répétées, et en l’occurrence, en  ce qui concerne mon propos : les frottements dus à la selle. La peau arrive à se défendre à certains endroits, par exemple aux mains, où elle fabrique du tissu  supplémentaire pour se protéger (la corne), mais à d’autres, cela n’est pas possible. Alors même si l’on prend un maximum de mesures de précaution, on ne maîtrise pas tous les facteurs responsables de ces petits désagréments, et il me semble donc normal que cela puisse arriver ponctuellement. Et bien sûr, je n’échappe pas à cette règle!

  • L’assiette dans les transitions descendantes :

J’ai souvent entendu dire qu’il fallait bloquer l’assiette pour effectuer les transitions descendantes. Je ne suis pas en accord avec cette idée. Il n’y a pas un seul  exercice que le cheval ne puisse faire sans faire fonctionner son dos, et le cavalier, s’il veut rester en harmonie avec ce dernier, doit considérer qu’il doit à son tour, maintenir le bon fonctionnement de son dos, et de son assiette. Comment espérer obtenir le liant dans une transition, si soi-même on se fige. De plus, qui dit blocage du bassin, dit contraction des abdominaux, et impossibilité de respirer par le ventre. Hors, on sait combien la respiration abdominale est primordiale pour accéder à la décontraction.

  • Les talons descendus :

Ils ne doivent l’être que parce que la cheville étant décontractée, reste  très flexible. Le talon, par conséquent, descend sous le poids de la jambe qui se déploie et « tombe (si elle aussi, est décontractée) dans celui-ci ». A priori, il n’est pas nécessaire de forcer sur la cheville pour obtenir ce résultat. Néanmoins, pour des personnes manquant de souplesse comme moi (je ne suis pas laxe du tout), voici un petit exercice facile à faire pour étirer les muscles des mollets et favoriser ainsi, la descente du talon. Mettez vous sur une marche les pieds joints, en laissant dépasser dans le vide, environ les deux tiers postérieurs des pieds, puis descendez les talons de ce que vous pouvez, sans vous faire mal. Répétez cela quand vous voulez, dès que vous avez une marche à disposition. Sachez restez raisonnables!!

  • Le soutien du dos :

 Si tous les cavaliers se tenaient déjà comme ils se tiennent à pied, une grande partie du travail de redressement du buste serait faite. Hors, pour la piéton lambda qui n’a pas de problème majeur, se tenir droit est naturel, se fait inconsciemment, et dans un relatif état de décontraction. Si à cheval, les choses se compliquent, ce n’est pas tant à cause du dos, qu’à cause d’autres parties du corps qui ne réagissent pas correctement face aux mouvements du cheval.  Si le bassin s’oriente et se mobilise correctement de façon sychrone avec le dos du cheval, et si le cavalier garde son équilibre de piéton, bien au dessus de ses pieds, alors le reste est plus facile à gérer, et le dos du cavalier n’a guère de raisons de se relâcher. Lorsque la poitrine se ferme, les épaules se rabattant vers l’avant, et que le haut du corps se relâche, provoquant des ondulations disgracieuses et des secousses désagréables, c’est en général que les lombaires ne s’articulent pas comme elles le devraient. Dans le cas contraire, le rein étant souple et mobile, le dos reste naturellement soutenu,  la poitrine ouverte, et les omoplates comme se resserrant l’une vers l’autre.

 C’est promis, pour Marie-Laure, et tous ceux que ça intéresse, je ferai d’ici une dizaine de jours, un post sur l’utilisation des jambes. Les piqûres de rappel sont toujours nécessaires!

DEBUT DE REPONSE A VOS QUESTIONS.

vendredi, septembre 3rd, 2010

   

En réponse à vos questions, voici quelques précisions sur certains points évoqués dans le post précédent, et qui appellent des réflexions sur le fonctionnement général du cavalier .

  • A propos de l’antéversion (cambrure du rein) et de la rétroversion (voussure du rein) du bassin. Oui, ces deux mouvements assurent le bon fonctionnement de l’ assiette, mais c’est essentiellement le relâchement des adducteurs qui favorise l’élargissement de la base de sustentation.

 

  • Attention! Ce n’est pas toujours une bonne idée de rallonger ses étriers. Certes, cela aide à descendre la jambe, mais j’ai fréquemment constaté avec des cavaliers se contractant facilement, qu’en cas de difficulté, ils resserraient bien plus vite les jambes par contraction des adducteurs. De plus, un cavalier mal à l’aise chaussé long, met souvent les jambes en avant.

 

  • Je fais maintenant rarement travailler sans étriers. J’essaie plutôt de faire travailler le rapport  à l’étrier, rapport parfois conflictuel d’ailleurs. En théorie, le cavalier est bien évidemment convaincu que, comme le disait Nuno Oliveira « l’étrier est l’ornement du pied », mais en pratique, cet ornement devient un outil ayant malheureusement trop d’importance dans la tenue en selle . Lorsqu’une vrai raideur est présente, avec un réel besoin d’étirer les muscles, le travail sans étriers peut s’avérer très positif. Dans les autres cas, l’expérience m’a souvent montré que les cavaliers étaient encore plus incommodés par les étriers une fois qu’ils les rechaussaient.

 

  • Si un cavalier a vraiment besoin de mise en selle, je le prends à la longe sur un cheval équipé d’un surfaix de voltige et d’un gros tapis. Cela me paraît plus judicieux que de faire faire des exercices périlleux en selle, au risque que le cavalier perde l’équilibre, se raccroche à la bouche de son cheval et lui fasse peur.

 

  • En selle, pour améliorer le  fonctionnement du bassin et des articulations basses,  j’opte plutôt pour une approche douce, aidant l’élève à mieux respirer pour se relaxer,  afin de ressentir avec plus de précision chaque partie de son corps. Cette approche permet au cavalier d’affiner la maîtrise de ses différents segments. Je vous invite à lire, ou relire les post concernant cette approche :en cliquant ici. 

  

A suivre…