DEBUT DE REPONSE A VOS QUESTIONS.

   

En réponse à vos questions, voici quelques précisions sur certains points évoqués dans le post précédent, et qui appellent des réflexions sur le fonctionnement général du cavalier .

  • A propos de l’antéversion (cambrure du rein) et de la rétroversion (voussure du rein) du bassin. Oui, ces deux mouvements assurent le bon fonctionnement de l’ assiette, mais c’est essentiellement le relâchement des adducteurs qui favorise l’élargissement de la base de sustentation.

 

  • Attention! Ce n’est pas toujours une bonne idée de rallonger ses étriers. Certes, cela aide à descendre la jambe, mais j’ai fréquemment constaté avec des cavaliers se contractant facilement, qu’en cas de difficulté, ils resserraient bien plus vite les jambes par contraction des adducteurs. De plus, un cavalier mal à l’aise chaussé long, met souvent les jambes en avant.

 

  • Je fais maintenant rarement travailler sans étriers. J’essaie plutôt de faire travailler le rapport  à l’étrier, rapport parfois conflictuel d’ailleurs. En théorie, le cavalier est bien évidemment convaincu que, comme le disait Nuno Oliveira « l’étrier est l’ornement du pied », mais en pratique, cet ornement devient un outil ayant malheureusement trop d’importance dans la tenue en selle . Lorsqu’une vrai raideur est présente, avec un réel besoin d’étirer les muscles, le travail sans étriers peut s’avérer très positif. Dans les autres cas, l’expérience m’a souvent montré que les cavaliers étaient encore plus incommodés par les étriers une fois qu’ils les rechaussaient.

 

  • Si un cavalier a vraiment besoin de mise en selle, je le prends à la longe sur un cheval équipé d’un surfaix de voltige et d’un gros tapis. Cela me paraît plus judicieux que de faire faire des exercices périlleux en selle, au risque que le cavalier perde l’équilibre, se raccroche à la bouche de son cheval et lui fasse peur.

 

  • En selle, pour améliorer le  fonctionnement du bassin et des articulations basses,  j’opte plutôt pour une approche douce, aidant l’élève à mieux respirer pour se relaxer,  afin de ressentir avec plus de précision chaque partie de son corps. Cette approche permet au cavalier d’affiner la maîtrise de ses différents segments. Je vous invite à lire, ou relire les post concernant cette approche :en cliquant ici. 

  

A suivre… 

4 Responses to “DEBUT DE REPONSE A VOS QUESTIONS.”

  1. sylou dit :

    Bien vue de nous renvoyer à l’article sur la respiration et comment elle doit être « mise en oeuvre » pour avoir un effet relaxant : c’est pas faux comme dirait karadoc 😉

    Une question en amenant une autre (sinon c’est pas drôle) : et qui pourrait s’appeler « de l’indépendance des aides » : comment réussir à « dissocier chaque muscle de son voisin » pour décontracter certaines parties de son corps et en soutenir d’autres ? Exemple : lâcher les épaules tout en tenant ses reins, son buste, et son coup pour ne pas être avachi à cheval. Quand je me lâche vraiment pour me décontracter, j’ai vraiment du mal à tenir mon dos sans recontracter mes épaules ! Ou encore si je cherche à bien me tenir sur le carré et bien je perds une partie de ma décontraction, mon cheval y est sensible et se contracte à son tour !

  2. sandrine dit :

    Peut être que pour s’aider il faut réussir à trouver des « visualisations », du genre, on reste relaché mais on imagine une petite ficelle qui tire doucement le haut du crane (je n’ai pas essayé à cheval, ce n’est peut être pas une bonne chose, mais debout ou sur une chaise, ça peut être une image intéressante pour se redresser correctement), ou bien un truc quand mh me disait, il y a longtemps, « fixe tes épaules », je ne sais pas c’est assez personnel mais ça m’a aidé à être « plus compacte » et à se qu’elles soient moins « parasites », ce même terme aurait peut être eu d’autre répercussions sur quelqu’un d’autre, je pense que c’est assez personnel selon le feeling de chacun.
    Oui peut être trouver des images en fonction de notre besoin sans pour autant qu’elles nous cadrent trop. Après quand on est dans un recherche d’équilibre sur un exercice qu’on ne maitrise pas bien, pour ma part il est compliqué de trouver la décontraction, et c’est ce qi rend tout ceci passionnant: essayer de faire « juste » sans perdre sans concentration ni sa décontraction…

  3. sandrine dit :

    PS: Sylou, de prime abord j’avais mal compris la tournure de l’exercice sur le carré. mais la problématiuqe est un peu la même on veut corriger un attitude et on se confronte à l’antagonisme habituel…. je sais pas, pour ma part, ma recherche première est la décontraction, puis ensuite essayer d’apporter des correction en essayant de ne pas trop la perturber. Trouver des image, pour les épaules par exemple faire « glisser » les homoplate au lieu de « descendre les épaules », et dans ce cas là il me semble qu’on peut dissocier la tonicité du buste et la décontraction des épaules.
    Bon, mon avis est un peu présomptueux pour le peu d’expérience régulière que je peux avoir … j’essaie de trouver des solutions comme ça pour ma part.

  4. sylou dit :

    assez bien vu je trouve merci en tous cas !

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