Archive for novembre, 2010

A LA RECHERCHE DU TACT ET DE L’ADAPTABILITE.

mardi, novembre 23rd, 2010

Prenons l’exemple suivant :

Lorsque l’on commence à travailler un cheval, il me semble qu’une des priorités, si l’on veut  obtenir la tension du dos du cheval, est de rechercher le bon rapport entre les aides impulsives que sont l’assiette et les jambes, et les aides régulatrices que sont le buste et les mains. Il est bien entendu question ici d’une tension alliant tonicité et souplesse, qui conduit à la réactivité dans la décontraction.

Mais chaque cheval a un rapport mains jambes qui lui est propre, car chaque cheval est unique par sa morphologie, sa motricité, son histoire et sa sensibilité. Il est donc inepte, à mes yeux, de vouloir formater tous les chevaux selon des modèles inspirés par la seule théorie- quelle que soit cette théorie. 

Chaque cheval est donc un modèle singulier qui doit conduire son cavalier à s’ adapter, à sentir de la façon la plus fine, pour agir de la façon la plus juste et adéquate. D’un cheval à l’autre, certaines valeurs peuvent varier, telles, la vitesse, la cadence, ou encore le contact main-bouche. Avec certains sujets, le cavalier devra impérativement alterner l’utilisation des jambes et celle des mains. Au contraire, avec d’autre la simultanéité sera nécessaire.

Le cavalier averti dispose d’une large palette de gestes techniques dont il ne doit pas hésiter à utiliser toutes les nuances. Comme un peintre qui, par petites touches successives, parvient enfin à la couleur tant recherchée, le cavalier, par une recherche subtile de la place et du dosage de ses aides, va obtenir LA bonne attitude, sans laquelle le travail harmonieux n’est pas envisageable.

Quelle que soit l’attitude dans laquelle la tension est recherchée, descente d’encolure ou cheval sur les hanches, le cavalier doit accepter que cette tension ne soit pas la même pour tous. De même qu’il doit accepter que le degré de descente d’encolure ou d’abaissement des hanches soit différent d’un cheval à l’autre. Certains chevaux souffrent réellement au début, quand il s’agit de travailler l’encolure en bas, alors il faut se contenter de ce qu’ils peuvent donner. Il en va de même lorsqu’il s’agit de garder la nuque le point le plus haut, certains ne peuvent tout simplement pas. Le cavalier devra se contenter d’attitudes intermédiaires, et pour des laps de temps plus ou moins longs.

Bien évidemment, la question reste toujours posée de savoir si c’est le cheval ou le cavalier qui est limité. Quoi qu’il en soit, si le cavalier est à l’écoute de son corps et de celui de son cheval et qu’il a le moindre doute quant à la responsabilité de l’un ou de l’autre dans la lenteur de la progression, la plus grande sagesse sera de prendre son mal en patience, et de continuer sans forcer, en demandant doucement un tout petit peu plus chaque jour.

Ce post, je pense, servira certainement de réponse à « Silou », qui me demandait dans un commentaire précédent, quel était mon avis concernant la position de O. Sirot, ancien du cadre noir. Voici quel était son propos concernant la demi mesure, vous vous douterez bien que je ne puis être en accord avec la 1ère partie de cette déclaration :

 Il n’y pas de demi mesure à cheval ou de compromis acceptables : on travaille soit en extension d’encolure, soit tête haute la nuque le point le plus haut en recherchant la légèreté constamment avec des descentes de mains le plus souvent possible.

EVA ET XILOPHONE A LA FERME EXPO.

lundi, novembre 15th, 2010

Voici un petit reportage photo sur la première participation de Xilophone à la ferme expo.

cheval en spectacle blog mh lelièvre

cheval en spectecle blog mh lelièvre 

Xilophone est un entier Lusitano Arabe de 7 ans. 

cheval en spectacle blog mh lelièvre

cheval en spectacle blog mh lelièvre

cheval en spectacle blog mh lelièvre

Eva a pu être fière de lui, car il s’est très bien comporté, malgré le bruit, les lumières et les occasions de manifester sa curiosité qui ne manquaient certes pas.

cheval en spectacle blog mh lelièvre

cheval en spectacle blog mh lelièvre

Xilophone reste sidéré par une telle croupe!

Les photos prises à la détente sont de bien meilleure qualité que celles prises à l’intérieur. Qualité de l’appareil oblige!!

cheval en spectacle blog mh lelièvre

cheval en spectacle blog mh lelièvre

cheval en spectacle blog mh lelièvre

 

cheval en spectacle blog mh lelièvre

FLEXIONS : SUITE

mardi, novembre 9th, 2010

Sur cette vraiment petite vidéo, Béatrice  met relativement bien sa main en avant du garrot  au début de la demande de flexion, puis la  recule un peu ensuite, ce qui est dommage.

Par contre, elle essaie de pratiquer la descente de main à la fin de la flexion. Le résultat n’est qu’à moitié satisfaisant : on voit en effet que la jument reste ployée alors que la main n’agit plus, mais elle décide seule de revenir à l’attitude initiale. De plus, de mon point de vue, la cavalière aurait pu mettre plus franchement  sa main en avant du garrot lors de la descente de main. En effet, lorsque j’initie mes élèves à la descente de main, je leur demande une cession presque excessive afin qu’ils apprennent à donner pleinement et sans retenue, la récompense.

 

 

Sur cette seconde vidéo, guère plus longue, je vous l’accorde, Béatrice ne met pas encore tout à fait spontanément sa main en avant du garrot, on voit qu’elle cherche, mais parvient tout de même à un résultat correct.

Cette fois, on voit très nettement que sa jument reste vraiment dans la descente de main, et ce qui nous l’indique, c’est l’action sur la rêne gauche de sa cavalière pour la redresser afin de revenir à la position de départ. Néanmoins, la main cède avec encore un peu de timidité.

LA CARESSE.

mercredi, novembre 3rd, 2010

 

J’ai pu assister récemment à la présentation, tout à fait intéressante et sur laquelle j’aurai l’occasion de revenir, d’une instructrice Parelli.

Après avoir insisté sur quelques notions fondamentales du  comportement du cheval, elle a présenté la méthode en illustrant ses propos d’exemples tirés de situations classiques telles, gérer les peurs du cheval, embarquer ce dernier dans un van, aller le chercher au pré, ou bien encore lui donner un vermifuge ou lui faire une piqûre.

Cette intervention a suscité chez moi quelques interrogations, dont voici la première : la caresse prodiguée au cheval n’est-elle que récompense, ou peut-elle être aussi source de réconfort?

Je replace le sujet dans son contexte. L’instructrice soulignait le fait que lorsqu’un cheval monté, avait peur de quelque chose et qu’alors son cavalier le caressait, celui-ci commettait une erreur dans la mesure où, par cette caresse, il récompensait son cheval d’avoir peur.

Ne pourrait-on penser, au contraire, qu’une caresse douce, ou qu’un « grattouillis » à la base de l’encolure pourrait être tout à fait compris du cheval comme étant une sensation agréable susceptible d’apporter un réconfort bien utile. Si ce même cheval était, de plus, dans « une bonne famille », et qu’il était  habitué aux manifestations délicates et amicales, il aurait tôt fait de faire le rapprochement.

la caresse et le cheval blog mh lelièvre 

La caresse, associée au code vocal « bien… », et à une descente des aides,  pourrait être envisagée comme une récompense dans le travail,

la caresse et le cheval blog mh lelièvre

et si elle était associée à la mise rênes longues, accompagnée d’un arrêt afin que le cheval puisse identifier l’objet de sa frayeur, elle  pourrait être vue comme un réconfort.

la caresse et le cheval blog mh lelièvre

Petite parenthèse : si la caresse se manifeste, comme on le voit souvent, par de grandes tapes sur l’encolure, alors elle n’est, on peut l’imaginer, ni récompense, ni réconfort, et devient probablement source de désagrément, prenant donc un autre sens.

Pour en revenir aux propos de l’intervenante, concerant la caresse qui récompenserait la peur, il peut être judicieux de s’interroger : est-ce bien le cas ou cette même caresse permet-elle d’atténuer la tension en fournissant une sensation déjà connue lors de circonstances plus rassurantes ?