Archive for décembre, 2010

L’UTILISATION DE LA VOIX.

lundi, décembre 27th, 2010

Je vais revenir, dans ce post, sur l’intervention de l’instructrice Parelli, lors de l’après midi de stage, et sur les interrogations qu’elle a suscitées chez moi.

J’ai précédemment évoqué la caresse,  cette fois il s’agira de la voix, à propos de laquelle l’intervenante nous expliquait que monsieur Parelli himself, demandait à ses aspirants instructeurs de ne pas l’utiliser pendant trois années.

Etait-ce une façon de parler? Cela voulait-il également dire de ne pas l’enseigner aux élèves? Et qu’en était-il à l’issue des trois ans? Pas de réponses, mais la certitude je pense, pour chaque spectateur, que selon cette méthode, la voix était une aide à bannir.

Il ne serait pas juste néanmoins,  de ne pas rapporter l’argumentation de l’instructrice justifiant l’interdiction de cette aide. Dans la mesure où le cheval ne communique pas, ou très peu, à l’aide de son organe vocal, il est plus opportun d’utiliser la gestuelle, mode de communication qu’il utilise plus communément. En parlant de façon permanente et inappropriée, l’humain risque de ne pas se faire comprendre de l’animal, de l’effrayer s’il parle fort, ou de le blaser.

Je suis tout à fait d’accord avec cette dernière assertion. Mais est-ce parce que l’on fait mal quelque chose qu’il faut y renoncer, plutôt que d’essayer d’en améliorer la maîtrise?

On peut également se demander si la gestuelle de l’homme et celle du cheval sont communes, et si donc, spontanément le cheval comprend mieux l’humain?

Ne pourrait-on pas imaginer que l’humain, maîtrisant mieux le mode de communication vocale, mode dont il se sert en premier,  que le mode de communication gestuelle, serait plus à même de surveiller ses paroles que ses gestes?  Certains reprochent aux » équitants » de trop parler, mais sont-ils conscients de la multitude de gestes parasites qui émanent en permanence de ces derniers?

Ne pourrait-on pas imaginer qu’il serait tout à fait intéressant pour l’humain de mener de front le contrôle de la parole et le contrôle de ses gestes? Peut-on réellement demander à toutes les personnes qui gravitent autour d’une écurie de se taire dès qu’elles sont en contact avec les chevaux?

Il est évident que les chevaux dits « sauvages » (en reste-t-il vraiment?), ne connaissent pas la voix, mais peut-on en dire autant des chevaux domestiqués? Quel poulain  n’entend -il pas la voix d’un humain dès sa venue au monde, ou seulement quelques heures après?

Le cheval domestiqué n’est-il pas autant disposé à apprendre une communication vocale simple de la part  de l’humain, que d’ingurgiter des médicaments dans des seringues,  de monter dans de drôles de boites roulantes, ou encore de tourner bêtement au bout d’une corde? Lequel de ces apprentissages est-il le plus naturel?

Et pour terminer, ne  pourrait-on pas se  poser la question suivante : quelle valeur peut-on accorder à une aide valable en toutes circonstances, dans le travail à pied comme monté, qui peut se passer de lien matériel ou physique, et qui, donc, n’exerce pas de contraintes physiques sur le cheval?

La question reste ouverte, et n’attend  plus que le débat!!

AMBIANCE ANDALOUSE.

lundi, décembre 20th, 2010

Quand des passionnés d’équitation font entrer un peu de soleil d’Andalousie , l’hiver, dans leur manège! 

ELEGANCE TOUTE HIVERNALE!

lundi, décembre 13th, 2010

Le plus difficile, l’hiver, c’est de conserver son élégance!

Il suffit juste de quelques efforts…

CHEVAL ENTIER ET LIEN SOCIAL.

mercredi, décembre 8th, 2010

Quand certains qui font de l’équitation dite « éthologique », ne veulent pas recevoir d’entiers dans leur établissement pour cause de dangerosité (j’y reviendrai plus tard), d’autres, dans des poney club tout à fait accueillants, laissent le lien social se tisser!!

RE RECTIFICATION ET FIN.

mardi, décembre 7th, 2010

« …Depuis 25 ans que j’enseigne, il m’est fort heureusement venu à l’esprit qu’un cheval ou un cavalier pouvait être limité par ses capacités physiques et par son degré d’apprentissage! »…MOMENTANEMENT!!!!

Pour ceux qui  auraient encore besoin d’être rassurés!

fin

RECTIFICATIONS!

vendredi, décembre 3rd, 2010

Il me coûte un peu de devoir expliquer que lorsque je suggère dans un post qu’un cheval ou qu’un cavalier peut être limité, ce n’est évidemment pas qu’il est bête!!! Non mais voyons! Soyons un peu sérieux, ce post est un peu plus élevé que cela tout de même!
Depuis 25 ans que j’enseigne, il m’est fort heureusement venu à l’esprit qu’un cheval ou un cavalier pouvait être limité par ses capacités physiques et par son degré d’apprentissage!

Passée cette introduction, il me paraît nécessaire d’apporter quelques indications plus fournies à propos de mon dernier post.
Je suis heureuse de constater qu’il ne vous laisse pas sans réactions. Réactions vives, même!
C’est très bien, car cela relance le dialogue.
Mais ceci montre également combien il est difficile, en quelques mots, de se faire bien comprendre.
En cherchant à être concise pour ne pas ennuyer le lecteur, j’ai sans doute omis de préciser certains points sans lesquels mes propos ne reflètent pas suffisamment l’esprit dans lequel j’utilise mes mains et mes jambes.


Avant toutes choses, j’aimerais préciser que lorsque je parle de simultanéité des jambes et des mains, il ne s’agit en aucun cas du « tirer et pousser en même temps », ou du « pousser sur la main », si vous préférez, principe contre lequel je suis opposée.

Adrien, qui est bien loin du « pousser sur la main »!

Maintenant, je vais tenter de vous éclairer davantage sur l’emploi de mes mains. Ayant une notion très classique, voire baroque du contact, je n’hésite pas, lorsque je le peux, quand mon cheval est prêt, à avoir les rênes détendues, flottantes, diraient certains, comme on le voit souvent sur les gravures équestres du XVIIe et XVIIIe siècle.

Donc, quand je pratique le mains sans jambes- jambes sans mains, je ne me contente pas de ne plus rien demander avec les mains tandis que je mets les jambes, non, je rends vraiment de la main en l’avançant, et en ouvrant les doigts. Evidemment, cette action peut ne durer qu’une petite seconde!

             

 

 En ce qui me concerne, c’est dans le travail du rassembler que je ne souffre aucun compromis dans l’emploi des jambes et des mains. C’est l’alternance uniquement, éventuellement sur un laps de temps très très court, certes, mais l’alternance. Je trouve que cela donne plus de « liberté » au cheval. De plus, j’aime l’idée de jouer de façon très délicate sur l’équilibre du cheval : engager les hanches, grandir l’avant main, revenir aux hanches, et ainsi de suite. 

C’est vrai également que je n’aime guère l’effet d’ensemble, que je n’emploie que de façon rarissime, et pas dans le rassembler.

Donc, pour revenir à la simultanéité des mains et des jambes, il faut relativiser. Pour moi, dès lors que le contact avec la bouche du cheval est établi grâce à des rênes tendues, j’estime déjà avoir une action de mains.

 J’ en ai monté, des chevaux dits « détraqués », et j’en monte encore des plus ou moins délicats.

Je prendrai un exemple : je travaille un cheval, Quico, qui part extrêmement bien au galop. Il n’est pourtant pas toujours facile dans sa bouche, mais une fois légèrement rassemblé, il part avec une légèreté et un maintien de son attitude tout à fait agréable, la main du cavalier en totale cession, donc jambes sans mains.

 A l’inverse, je travaille un petit cheval, Noyalo, sans doute plus facile dans  son rapport avec la main du cavalier mais qui, ayant une petite raideur aux niveau des hanches,  ne s’articule pas encore très bien dans ses départs au galop. Si je désire m’y prendre comme avec Quico pour partir au galop, donc être en descente de mains, j’ai systématiquement les mains emmenées en avant par un coup de tête. En effet, au lieu de rester placer et de s’articuler, il part d’un coup, avec élan, en se mettant à plat et donc en s’ouvrant. Ainsi mes mains sont-elles entraînées vers l’avant. Une fois au galop il retrouve une attitude plus juste.

 Cette difficulté diminue parallèlement à une bonne progression dans le travail, malgré tout, pour limiter cette mauvaise attitude,  j’ai juste décidé que mes mains ne se laisseraient pas emmener en avant, et que mon cheval resterait dans la même cadence. Ceci ne se fait pas par miracle, se sont bien mes aides régulatrices, buste et mains, qui régulent. Avant la demande, il est en place, et c’est bien au moment de la demande que je dois être vigilante. Mais je ne fais juste qu’essayer de maintenir ce que j’ai en amont du départ, je ne prends pas plus . Je laisse à Noyalo le temps qu’il lui faut pour s’organiser, et trouver la bonne réponse.Toutefois j’estime être dans la simultanéité des deux groupes d’aides.

J’ai alors bien sûr un départ au galop bien plus correct, mais n’estime pas du tout que ce résultat soit équivalent à ce que me donne Quico. Je sais que je vais devoir encore beaucoup travailler pour obtenir  entière satisfaction : départ à l’assiette et en descente de mains.

J’espère que cet exemple vous a parlé et que vous comprenez un peu mieux quel emploi je fais de mes mains et de mes jambes.

Le dialogue reste ouvert!