Archive for janvier, 2011

BOABDIL.

jeudi, janvier 27th, 2011

J’écris ce post en mémoire de Boabdil, parti subitement vendredi dernier.

Ce très beau Pure Race Espagnole, par ailleurs extrêmement gentil, a illustré fort agréablement ce blog pratiquement dès le moment de sa création.

Ses propriétaires ont bien du chagrin, et tous ceux qui ont connu ce cheval généreux partagent leur peine.

DE LA DANGEROSITE DES ENTIERS.

vendredi, janvier 21st, 2011

Dernier retour sur ma journée Parelli, et dernier sujet d’étonnement, pour ne pas dire plus.

Mais avant cela, laissez moi vous rapporter les propos d’un célèbre chuchoteur, qu’un de mes élèves était allé voir lors d’une démonstration.

Flatté par ce à quoi il venait d’assister, mon élève fut tenté de demander quelques renseignements concernant un éventuel stage, sans omettre très honnêtement de dire, qu’il possédait un cheval entier. La réponse qu’il reçut fut sans appel, et je vous la laisse deviner.

Il osa tout de même demander encore, comment devait faire une personne qui avait de réels problèmes avec son entier (ce n’était pas son cas), et à qui le stage aurait sans doute était vraiment profitable. Là aussi, la réponse fut sans appel, et se voulait sans doute très drôle : « Elle n’a qu’à l’emmener chez le vétérinaire! »

Vous  imaginez pourquoi!  No comment!

Je reviens à ma fameuse journée, à l’issue de laquelle, jouant les candides, j’ai pris les mêmes renseignements concernant un probable stage avec mon entier. Le résultat fut identique : refus catégorique.

J’ai pourtant expliqué que mon cheval n’avait jamais reproduit, qu’il était ibérique, donc censé être tout de même calme, ce qu’il est d’ailleurs tout à fait. De plus, j’ai aussi expliqué à cette dame, qu’étant donné que je possédais ce cheval depuis dix ans, j’étais en mesure de me porter garant de son comportement.

Sa réponse fut surprenante : « Vous savez, lorsqu’on commence à mettre un cheval en liberté, il peut se révéler dangereux! »

Bien sûr, sur cette photo

et sur celle la, Arly fait semblant!

Pensait-elle que depuis dix, je n’avais pas une seule fois mis mon cheval en liberté?

Arly

Arly

De toute façon, point n’était besoin d’insister, la charte Parelli étant visiblement : aucun entier dans les écuries.

Pat Parelli écrit page 6 de son livre « Natural Horse-Man-Ship » : »…On entend par naturel ce que Mère Nature met à notre disposition. »

Mère Nature ne met-elle à notre disposition que des chevaux hongres et des juments?

Je sais qu’à l’heure actuelle, tous les chevaux entiers ne peuvent malheureusement pas le rester, du fait d’une sélection qui, pour certaines races, ne tient pas vraiment compte du mental mais plutôt des aptitudes physiques de l’individu. Cependant beaucoup pourraient néanmoins le rester, si leurs propriétaires avaient toutes les cartes en main pour s’en occuper correctement.

Le cheval de queue est entier et les 2 sont en liberté !

Ne serions nous pas en droit de penser que les institutions représentant la méthode Parelli, pourraient offrir à ces propriétaires de chevaux entiers, de quoi combler leurs attentes?

Serait-ce si difficile pour elles de mettre au point des cessions spéciales pour chevaux entiers?

Sont-ce des problèmes d’organisation matérielle, de compétence des enseignants, ou tout simplement un souci simplement mercantile car  une session à plusieurs hongres paie plus qu’une session avec un seul entier?

Comment juger de l’intérêt d’une méthode qui d’emblée pratique une certaine ségrégation, sans se poser d’autres questions? (Personnellement, si je pratiquais la même ségrégation, j’aurais beaucoup de clients en moins!)

Que penserions nous d’un psychologue ou d’un éducateur, qui ne rencontrerait que les filles, sous prétexte que les garçons peuvent se révéler violents? Ou bien encore d’un médecin qui ne prendrait en consultation que les jeunes, les personnes âgées étant une population à risque?

Cette méthode ne perd-elle pas une grande partie de sa crédibilité en s’opposant à une réalité on ne peut plus naturelle?

Galaad, hongre à gauche, et Arly, entier, à droite: en liberté !

RETOUR SUR L’EPAULE EN DEDANS.

vendredi, janvier 14th, 2011

Il y a un point important sur lequel j’aimerais insister dans la réalisation de l’épaule en dedans, point relatif au poids du corps du cavalier, et qui concerne les chevaux déjà bien familiarisés avec cet exercice.

Pour plus de détails sur les aides de l’épaule en dedans, je vous invite à relire les deux post portant sur ce sujet en cliquant ici .

Le cavalier est censé avoir inculqué à son élève cheval tous les exercices préparatoires à l’apprentissage de l’épaule en dedans, de sorte que cette étude puisse être abordée dans la confiance et le calme.

Mais comme dans n’importe quel apprentissage, il y a une progression à respecter dans la réalisation de l’exercice,  qui va du plus simple au plus compliqué. Même si l’on souhaite avoir un enfant qui, plus tard, s’exprime dans un langage châtié, il n’y a rien à faire, il va devoir commencer par apprendre des mots simples, pour  faire des phrases simples. Ce n’est qu’ensuite que son langage se complexifiera.

Il en va de même dans l’apprentissage d’une épaule en dedans. Même si le cheval est prêt à aborder cet exercice, ce n’est pas pour autant que le résultat va s’avérer très sophistiqué. Le cavalier devra donc rester, au début du moins, dans un registre d’aides somme toute assez simples, et qui faciliteront la compréhension de l’exercice. Le poids du corps est une de ces aides. Pour ma part, je pense qu’il est intéressant de peser légèrement sur la fesse extérieure, ce qui facilite le mouvement latéral en développant la mobilité et la fluidité du croisement des membres.

Bonne épaule en dedans des débuts où l'on voit nettement la cavalière aider son cheval à se déplacer vers l'extérieur du mouvement.

Par la suite, lorsque le cheval aura acquis plus de force et d’équilibre, et notamment par le biais de cette épaule en dedans des débuts, mais déjà tellement enrichissante, le cavalier recherchera plus de rassembler.

Attitude plutôt intermédiaire dans laquelle cheval et cavalier commencent à s'équilibrer

Dans les débuts de l’apprentissage de l’épaule en dedans, la facilité dans le croisement-décroisement(adduction-abduction) des membres est surtout privilégiée, ce qui aura pour conséquence, le développement de la souplesse de l’articulation coxo-fémorale.

Plus tard, le cavalier va progressivement faire un transfert de poids vers la fesse intérieure. Attention, il ne s’agit pas de tomber à l’intérieur et de déséquilibrer le cheval! Il s’agit de surcharger légèrement le postérieur interne afin d’en développer la force.

Alors qu’auparavant, le cheval se mobilisait vers son épaule extérieure, dorénavant, il va être amené par son cavalier à se rassembler en se grandissant,  et en engageant davantage le postérieur interne.

Dès lors, le cheval gagnera en flexion de l’articulation sacro-iliaque, du grasset et du jarret.

Cette nouvelle attitude va tout naturellement porter le cheval à ralentir son pas, et il faudra bien se garder de le « bousculer ». Néanmoins, ce ralentissement ne doit pas s’accompagner de perte d’impulsion. Il doit au contraire être un concentré d’énergie.

Voici un petit conseil pour bien garder le cheval devant soi et ne pas le laisser reculer vers le pare-bottes ou la lice, la grosse difficulté étant, lorsqu’il se rassemble, de faire en sorte qu’il conserve l’intégrité de son impulsion. Je me répète un peu mais c’est un point très important qui fait toute la différence!

Lors de l’exercice, il faut peser à chaque foulée, comme si l’on voulait véritablement quitter la piste en diagonale, dans l’oblique donnée par l’épaule en dedans. Cela incite le cheval à porter son postérieur interne plus en avant sous la masse. Il m’est même parfois arrivé, alors que le poids du corps ne suffisait pas, de mettre une fraction de seconde mes deux jambes, afin de sentir le cheval devant moi.

Ici, la cavalière pèse et le cheval commence à bien engager le postérieur interne. Il se grandit, élève la nuque (tandis que sa cavalière abaisse beaucoup trop la sienne).

La demande s’effectue pratiquement en deux temps :  

  • Peser comme pour porter le cheval en avant.
  • Et tout de suite après, agir dans les aides de l’épaule en dedans.

Le décalage entre les deux temps peut être un peu délicat à gérer, car s’il est trop long, le cheval peut quitter la piste, mais en revanche, bien maîtrisé, il procure vraiment le sentiment que le cheval va se porter en avant, pour, au dernier moment, finir par croiser son postérieur intérieur.

Ainsi le cheval s’allège, reste tonique, est plus mobile, et requiert moins de jambe de la part de son cavalier.

Si vous trouvez que ce post manque de clarté, n’hésitez pas à me le faire savoir!!

MEILLEURS VOEUX!

vendredi, janvier 7th, 2011

Je vous souhaite à tous que cette nouvelle année s’annonce sous le signe de l’harmonie!

A l’image de la belle équitation, si bien illustrée par Will sur cette belle sanguine, que 2011 vous apporte douceur et légèreté, mais aussi de beaux moments forts et profonds!