Archive for février, 2011

SUJET D’OBSERVATION.

lundi, février 28th, 2011

Pardonnez- moi, car ces derniers jours le temps m’a manqué, et je ne peux donc vous  offrir que ces quelques lignes.

C’est promis, dès mon retour de vacances, nous reprendrons nos échanges via les commentaires… entre autres post.

En attendant, je vous propose d’observer les chevaux qui vous entourent, dans l’exercice du reculer.

Petit rappel : un cheval recule par bipèdes diagonaux. Oui mais, la pratique n’est pas toujours si simple! Et voici ce que j’ai pu constater.

Un cheval qui recule dans un bon équilibre horizontal et sans difficulté particulière, recule en effet en se diagonalisant, un cheval sur les épaules ou qui articule son dos avec difficulté, dissocie légèrement la diagonalisation par anticipation d’un postérieur, et un cheval très rassemblé et fort sur les hanches, peut également dissocier ses diagonaux, mais par anticipation d’un antérieur.

Nous en reparlerons.

Bonne observation!

REPONSES AUX QUESTIONS POSEES : SUITE.

lundi, février 21st, 2011

Voici quelques réflexions relatives à des questions posées récemment sur ce blog.


Je reviens sur le commentaire d’Alexandra dans lequel elle dit qu’elle part au galop en mettant les deux jambes. Je trouve cela un peu dommage dans la mesure où cet ensemble d’actions perd un peu de sa valeur mécanique, ou plutôt physique sur le cheval.

En effet chaque jambe, en agissant comme ceci ou comme cela  a un effet bien précis sur le cheval : effet impulsif, effet de redressement des hanches etc…Pour ma part, pour un départ au galop, je sollicite particulièrement, dans un premier temps, le postérieur interne par l’action de ma jambe intérieure à la sangle. Je suis éventuellement sur un cercle, pour revenir ensuite à la piste dans un soupçon d’épaule en avant, et quand je sens mon cheval prêt à partir, alors seulement je glisse très légèrement ma jambe extérieure en arrière pour déclencher le galop, avec, bien sûr, tous les dosages requis pour chaque cheval, et donc chaque sensibilité. Je me garde bien de surcharger le cheval d’une trop importante difficulté supplémentaire.

 Je fais une petite parenthèse en pensant à ce que Silou racontait dans son commentaire à propos  des tours et des tours en épaule en dedans effectués pour résoudre un problème : il n’est en effet pas rare de voir des cavaliers vouloir rectifier des défauts liés à une difficulté, en ajoutant une autre difficulté. Par exemple : le cheval a des problèmes pour partir droit au galop, et se traverse toujours un peu, donc le cavalier se met en épaule en dedans et demande le départ ainsi, alors que c’est beaucoup plus difficile. Je pense qu’il vaudrait mieux gymnastiquer avant le départ, redresser, et partir au galop. Cela me paraît davantage respecter le physique du cheval et la logique de l’apprentissage.

Les erreurs que l’on peut commettre lors de l’apprentissage d’un exercice peuvent être dues à une mauvaise évaluation de la sensibilité du cheval. Il peut s’agir aussi, et je le rencontre souvent, d’une mauvaise répartition du dosage des aides. Prenons l’exemple de l’aide de l’assiette dansl’épaule en dedans. Lorsqu’il est recommandé de mettre le poids du corps à l’extérieur, il ne s’agit en aucun cas d’appliquer coûte que coûte ce conseil à la lettre. Il est, avant toute chose, indispensable de sentir son cheval afin d’apprécier au mieux dans quelle mesure exactement on peut mettre en application ce conseil : un peu, moyennement, beaucoup, voire pas du tout.
Pour terminer ce post, j’aimerais « rebondir » sur le dernier commentaire envoyé par Laurence. Ce qu’elle dit est tout à fait intéressant, et comme elle, j’utilise beaucoup la « tension » de mon dos pour partir au galop. Néanmoins, j’ajouterai la nuance suivante. Quoi que je fasse, j’essaie toujours de rechercher le maximum de profondeur dans l’assiette pour être toujours liée au dos du cheval afin de ne pas le gêner dans sa locomotion. J’évite de bloquer le rein, car alors c’est tout le bassin qui se verrouille.

A suivre, une autre discussion à propos de vos commentaires…

DE L’UTILISATION DE LA JAMBE EXTERIEURE DANS CERTAINS EXERCICES.

dimanche, février 13th, 2011

Il est clair qu’il peut y avoir confusion chez le cheval si, épaules en dedans, têtes au mur et départs au galop sont entamés par l’action de la jambe extérieure.
Pour l’épaule en dedans, je commence par déplacer les épaules vers l’intérieur après avoir pris soin d’activer le postérieur interne grâce à la jambe intérieure à la sangle, puis action de la jambe extérieure si besoin est.
Personnellement, je ne suis pas pour reculer de façon systhématique la jambe extérieure dans l’épaule en dedans. Au risque d’en faire hurler certains, j’ose dire que déjà, j’autorise un jeune cheval qui découvre l’épaule en dedans, et qui donc fait ce qu’il peut, à chasser légèrement les hanches dès les tout débuts de l’apprentissage.

J’ai vu de nombreux chevaux hésiter à aller de côté tout simplement parce que la jambe extérieure trop présente,  venait contrarier l ‘ action de la jambe intérieure qui tentait de faire marcher latéralement. Ensuite, lorsque le cheval a bien compris le déplacement de côté, je règle la place des hanches, d’abord en règlant parfaitement celle des épaules, puis si vraiment cela s’avère insuffisant, je canalise par un léger retrait de la jambe extérieure.
Pour la tête au mur, je demande toujours un léger ploiement interne de l’encolure et de la tête avant de reculer ma jambe extérieure, et dans le départ au galop, j’essaie de ne pas déplacer les épaules vers l’intérieur, ni de marquer autant le pli.
Certe il y a toujours des cas particuliers qui demandent des recours à des attitudes plus marquées et plus propices à la confusion. Dans ces cas là, la voix est une aide précieuse qui peut aider à la différenciation des exercices, et quoi qu’il en soit, ces attitudes ne doivent pas durer dans le temps.

A suivre…

XILOPHONE ET LATINA.

dimanche, février 13th, 2011

Xilophone (cheval entier) et Latina (jument), partent  pour une séance de travail chez des amis. 

Calme et « bienséance » sont de rigueur!

 


 

Même s’il ne fait pas tout, le travail est pour beaucoup dans le comportement des chevaux.

Je dirais surtout que c’est l’ambiance dans laquelle les chevaux travaillent, qui compte beaucoup. Je fais presque toujours commencer par un long travail au pas, et ensuite par un travail au trot lent. Je ne fais que très rarement commencer par un trot tonique.

Le corps se « chauffe » progressivement, tandis que le mental ne doit pas « s’échauffer »!

Concentration et décontraction s’installent petit à petit.

Et ce n’est que peu à peu, au cours de la séance, que la réactivité physique et mentale sera développée.

REPONSE AU COMMENTAIRE D’UNE LECTRICE.

samedi, février 5th, 2011

Je reprends ci-dessous le commentaire d’Alexandra, et pour tenter d’y répondre,  je préfère passer par un post, car ces quelques remarques que je vais faire peuvent éventuellement intéresser un certain nombre de lecteurs, qui n’iraient pas forcément lire les réponses aux commentaires, à l’endroit où elles se trouvent habituellement. Ce sera donc plus simple.

Il y a une question stupide que je n’ai jamais osé poser au sujet de cette histoire de poids dans l’épaule en dedans qui me trotte depuis longtemps et que j’ai résolue toute seule avec le temps : comment fait-on, si on met le poids vers l’extérieur dans l’épaule en dedans, pour la différencier du départ au galop??? Personnellement, c’est un point qui m’a longtemps posé problème car avec le poids du corps à l’extérieur mon cheval part au galop. Impossible donc d’obtenir des épaules en dedans avec mon poids du corps à l’extérieur, ça le rendait chèvre. Avec le temps et en y allant progressivement, j’arrive aujourd’hui à avoir des épaules en dedans à peu près potables avec mon poids sur l’ishion intérieur qui emmène vers l’extérieur (plus ou moins discrètement selon la disposition du loulou), et pour partir au galop depuis l’épaule en dedans je n’ai qu’à changer d’ishion. Qu’en pensez-vous ?

A priori, le cheval n’a pas à confondre un départ au galop et une épaule en dedans. Il pourrait éventuellement faire une confusion entre le départ au galop et la tête au mur, car globalement les aides sont relativement identiques. En effet, avant d’être tout à fait droits dans leurs départs au galop, certains chevaux se placent naturellement hanches en dedans, comme s’ils faisaient une sorte de tête au mur, cette attitude favorisant le départ, alors qu’on ne les voit jamais se mettre en épaule en dedans, pour la bonne raison que cela ne leur facilite nullement la tâche.

Cependant, cette confusion doit rester ponctuelle, ne devant se produire que dans les débuts de l’apprentissage de la tête au mur. Petit à petit, le cheval intègrera toutes les nuances qui font la différence entre ces deux exercices.

 

 

Donc, si le cheval se trompe entre une épaule en dedans et un départ au galop, ce n’est pas, à mon avis, qu’un manque de nuances dans l’emploi des aides, mais bien une véritable erreur inculquée au cheval au moment de l’apprentissage de ces exercices, ou de l’un ou l’autre de ces exercices. 

La mise en place des aides pour un départ au galop diffère de celle pour une épaule en dedans et ne se résume certes pas au seul emploi du poids du corps sur la fesse extérieure.  C’est à chaque fois, un accord très subtil d’aides spécifiques à chacun de ces deux exercices qui doit être mis en oeuvre. Et même lorsque l’on arrive à un travail très abouti, il doit rester cette spécificité. Si cette dernière vient à faire défaut, on « embrouille » l’esprit du cheval qui ne sait que donner comme réponse.

Par ailleurs, si les aides de l’épaule en dedans sont bien en place, on doit pouvoir disposer librement de son poids du corps pour le mettre soit à l’intérieur soit à l’extérieur, selon ce que l’on recherche, sans avoir à craindre que le cheval n’entame un autre exercice. Donc, si tel n’est pas le cas, c’est qu’il y a encore des lacunes dans l’apprentissage.

De plus, à mon avis, comme je le soulignais sur un précédent post, le poids du corps sur la fesse intérieure a plus comme effet de rassembler le cheval, que de l’envoyer à l’extérieur. Je résume beaucoup et vous invite à retourner trois posts en arrière pour plus de détails.

J’espère avoir commencé à donner quelques éléments de réponse à Alexandra. Si ce n’est pas le cas ou que d’autres conseils s’imposent, il ne faut pas hésiter à me le dire.

Il serait intéressant aussi de savoir si le cheval d’Alexandra part au galop DANS ou DE l’épaule en dedans.

A suivre…si vous le souhaitez…