Archive for mars, 2011

ENCORE QUELQUES PHOTOS…

mercredi, mars 30th, 2011

Voici les dernières photos londoniennes, avant de reprendre plus sérieusement le travail…Photos de chevaux cette fois.

 

La photo ci-dessus représente Richard Coeur de Lion.

Malheureusement, les précédentes photos ont été prises depuis le bus, et j’ignore donc  de qui il s’agit.

Bel attelage dans l’enceinte de Buckingham  palace.

Brigade équestre de la police londonienne

Chevaux en bois datant du quinzième siècle, chargés de porter les armures lorsqu’elles n’étaient pas utilisées.

Et pour finir, la reine à cheval, qui est bien ennuyée car à 84 ans, elle qui montait régulièrement son poney favori, doit faire une pose pour reposer un genou souffrant d’arthrose!

LA PAS POUR GYMNASTIQUER LE CHEVAL.

mardi, mars 22nd, 2011

A force d’observer bon nombre de chevaux, j’ai pu constater que l’on pouvait très souvent imaginer, sans trop se tromper, la façon dont ils trottaient, simplement à les voir fonctionner au pas.

Je ne parlerai pas des chevaux lymphatiques, qui eux, sont un peu mous aux trois allures. Mais prenons le cas, par exemple,  d’un cheval vif dans son mental et relativement court dans son physique. Si un gros travail au pas n’est pas fourni, il y a tous les risques que ce cheval, qui marche par petites foulées étriquées sans pouvoir réellement se livrer, ait un trot précipité et trop rapide.

Parlons maintenant d’un cheval plus grand et plus longiligne avec un dos fort, mais tendu dans le mauvais sens du terme. Et bien là encore, si le travail au pas est négligé, le cheval paraîtra noué dans cette allure, comme s’il se retenait, alors qu’on le verra très certainement trotter « fort », avec de grandes foulées, comme s’il était dans un perpétuel allongement.

Dans un cas comme dans l’autre, on peut constater que le ralentissement du trot est difficile à obtenir correctement, et souvent impossible à conserver dans la descente de mains, et ou, dans la descente de jambes.

Et dans dans ces deux cas , on ne peut pas vraiment dire que les chevaux travaillent dans la décontraction.

Dans ces deux cas de figure, ces deux chevaux devraient vraisemblablement être travaillés de façon beaucoup plus approfondie au pas.

Un cheval qui ne s’articule pas marche difficilement au pas.

En effet, le pas est, de mon point de vue, l’allure reine pour mettre tous les rayons osseux et tous les muscles en mouvement.

 De plus, pour le cheval, travailler correctement à cette allure en s’employant de façon optimale demande beaucoup d’efforts, et il y a une vrai dépense d’énergie.

Cette allure est aussi très intéressante dans la mesure ou l’on peut répéter souvent les allongements  sans génèrer d’excitation ni porter atteinte à l’intégrité physique du cheval.

Maintenant, venons en au trot. Un cheval qui peine à s’articuler, peine à ralentir.

 Un ralentissement correct requiert une bonne articulation de la charnière lombo-sacrée. Pour résumer la situation, il faut se rappeler que lors d’un allongement, ou du moins lors d’un trot vigoureux, chaque postérieur s’engage et se désengage alternativement de façon assez significative, et il y a une forte activité de l’articulation coxo-fémoral.

Dans le ralentissement, l’écart entre les deux postérieurs diminue, le désengagement donc, diminue, et le bassin peut basculer.

Faites l’expérience : debout sur vos pieds, écartez très fortement vos jambes dans le sens longitudinal, et sentez la légère cambrure de votre rein. Ensuite, rapprochez vos deux jambes et engagez-les comme si vous vouliez les faire passer devant vous. Là, sentez la voussure du rein : vos hanches basculent.

Qui a déjà eu une lombalgie, même légère, sait combien il est alors difficile de faire fonctionner le bassin!

Il en va de même d’un cheval manquant d’assouplissement, il articule mal son bassin et ralentit avec difficulté. On voit certains chevaux, soit ralentir en raccourcissant leurs foulées certes, mais parfois jusqu’au trépignement, soit repasser systématiquement au pas dès qu’il s’agit de ralentir, soit encore avoir l’air presque « boîteux », ne sachant comment s’organiser pour réduire leur trot.

Avec un peu de patience, beaucoup de calme, et de bonnes séances d’assouplissements, heureusement tout ceci rentre dans l’ordre.

N’hésitez pas à travailler longtemps au pas, trop de cavaliers prennent le trot pour « cacher la misère ». En effet  par son mécanisme d’allure sautée, le trot semble doter le cheval d’une impulsion naturelle, qui donne à penser au cavalier que tout va bien.

Osez habituer votre cheval à trotter lentement, apprenez lui à s’organiser dans le calme, à se porter sans l’aide de la vitesse, et vous serez étonné de le voir se cadencer petit à petit, en prenant du rebond.

Et n’oubliez pas que ralentir n’est pas dormir, l’impulsion n’a rien à voir avec la vitesse!

DE RETOUR DE LONDRES.

samedi, mars 12th, 2011

De retour de Londres, j’ai eu très envie de vous faire partager mon étonnement lié à la découverte d’un quartier du nord de la ville tout à fait « extra ordinaire »: Camden Town.

Quartier jeune et branché, Camden impressionne par ses maisons multicolores, ses habitants décalés, reflétant toutes les tendances alternatives actuelles, et ses immenses marchés.

Si artistes, brocanteurs et vendeurs de fripes ont pris l’habitude depuis bientôt 25 ans, de s’installer tous les week-end sur les anciens quais et docks longeant les écluses du Regent’s Canal, non loin de Regent’s Park, le « Stables Camden Market » lui, est permanent, et se tient dans les anciens bâtiments industriels qui desservaient le canal et le chemin de fer.

  Il y a environ 700 magasins et  stands logés pour la  plupart dans un labyrinthe de catacombes constituées de voûtes en briques de l’époque victorienne, et qui servaient d’hôpital pour chevaux.

En effet, de nombreux chevaux étaient utilisés pour tirer les barges le long du canal. Ces derniers pouvaient se blesser dans le cadre de leur labeur, ou bien être accidentés par les trains liés à l’activité industrielle du site.

De nombreuses sculptures en bronze massif représentant des chevaux ont depuis, été ajoutées au marché en mémoire de son histoire.

Si vous avez l’occasion d’aller à Londres, n’hésitez pas à faire détour !