Archive for mai, 2011

VERSAILLES.

dimanche, mai 22nd, 2011

En visite à Versailles pour voir Adrien,

 depuis peu intégré à l’Académie du spectacle équestre, et n’ayant pu prendre aucune photo, ces dernières étant formellement interdites dans le manège comme aux alentours, je me suis rabattue sur quelques très belles représentations équestres de Louis XIV,

 et sur un portrait surprenant de la seconde épouse du fils de Louis XV (Louis, dauphin de France), Marie-Josèphe de Saxe.

En outre, voici également deux photos du bosquet des bains d’Apollon :

 

Et pour clore ce petit post, de nouveau louis XIV, sur la place d’armes :

TRAVAILLER BAS ET LONG, PLUTÔT QUE BAS ET ROND.

mardi, mai 10th, 2011

Ce sujet me semble tellement intéressant et important qu’il me semble préférable de faire une réponse à Silou, ouverte à tous.

Lorsque je dis :“Attention ! Ne pas forcer dans ce travail et toujours garder la ligne du dessus étirée car, sans quoi, il peut y avoir un écrasement du disque dans sa partie postérieure avec micro hernies vers le canal médullaire…” Silou se demande si :
« … ce commentaire signifie qu’on doit toujours travailler “bas et long” c’est à dire chanfrein en avant de la verticale, sans chercher le chanfrein vertical et interdire absolument au cheval de venir en dedans de la verticale sous peine de perdre l’effet bénéfique ou dois- je comprendre que même en descente totale d’encolure le cheval peut venir se mettre creux et ainsi créer un endroit de pincement ??? »

Non, en descente d’encolure, il y a peu de risques qu’un cheval se creuse. Ce que je veux dire, c’est de faire bien attention à ce que le cheval ne passe pas en arrière de la verticale, sous peine de voir des lésions des cervicales survenir tôt ou tard.

Le cheval peut commencer bas et étiré vers l’avant, et venir progressivement jusqu’à la verticale, si cela lui est possible.

Mais j’insiste vraiment sur le fait qu’il ne faut, ni plaquer la tête du cheval, ce qui force sur les premières cervicales, ni trop « enrouler » l’encolure, ce qui force sur les autres cervicales.

 Ici, le cheval est encore trop en arrière de la verticale.

Ci dessous, l’attitude est meilleure.

Avec un cheval « neuf » à peine travaillé, ou avec un cheval correctement travaillé, le cavalier a juste à surveiller sa main.

 Avec un cheval qu’il faut re-dresser, la chose n’est pas aussi aisée et peu prendre beaucoup de temps. Le travail rênes longues peu s’avérer très bénéfique pour faire oublier momentanément au cheval le rapport conflictuel qu’il a eu avec une mauvaise main. Il faut le libérer du carcan qui l’enfermait.

Avec certains cas particulièrement enfermés, il faut aller jusqu’à susciter chez le cheval, l’envie de tirer les rênes vers l’avant…et vers le bas, évidemment!

Ensuite, il y a la conformation et la souplesse du cheval, qui peuvent être des freins à un travail correct. Un cheval court dans sa ligne du dessus, ou ne serait-ce que dans son encolure, peut avoir des difficultés à s’étirer, à moins qu’il ne soit souple. Mais s’il est trop « musculeux », ce sera également plus délicat pour lui. Je ne parle même pas du vrai raide, à qui il faudra encore plus de temps.

 

 

 

 

Jordan a une ligne du dessus assez courte, et peine parfois à se déployer.

Mais il y a aussi  les sujets trop laxes, qui passent en arrière de la verticale d’un rien. Je constate assez souvent cette tendance sur les chevaux ibériques, souvent très souples et réactifs. Et ce n’est pas parce qu’ils le font spontanément, et sans que l’action de main soit nécessairement très importante, qu’il faut l’accepter. Attention, c’est parce que ces chevaux sont souples et qu’ils sollicitent beaucoup et avec facilité leurs articulations, qu’ils ont souvent de l’arthrose. Je pense qu’à qualité égale de travail, avec un cavalier qui ne force pas, les articulations d’un cheval raide, sont en quelque sorte, protégées par ce manque de souplesse.

Je vous donne un exemple concret rapporté à l’humain : je suis d’un naturel raide. Je ne me suis fait qu’une fois une entorse pas très sévère, après être toutefois tombée d’une bonne hauteur d’une échelle. A contrario, j’ai une amie beaucoup plus souple que moi qui s’est fait une entorse du genou avec  rupture du ligament croisé antérieur juste parce qu’elle projetait sa jambe vers l’avant pour un pas de danse…A méditer.

En conclusion,  je pense qu’il faut commencer le travail monté par un travail en extension d’encolure. Cet étirement est très important, assouplissant les chevaux raides, et assurant l’ intégrité physique des plus souples. Il en va dans ce domaine, des chevaux comme des humains, pour lesquels les étirements sont fortement conseillés.

Toutefois un rappel de certaines règles à respecter n’est pas inutile. On augmente en premier lieu la température du corps avant de commencer les étirements : on ne demande rien de contraignant à froid.

Ensuite il ne faut pas forcer pour obtenir plus. Il faut savoir être patient et se contenter de ce que donne chaque cheval. Même si c’est peu, c’est mieux que pas du tout. Se rappeler que si certains sont en extension en deux séances, d’autres mettent des mois, et certains ne le seront peut-être jamais. Ce n’est pas pour autant qu’il faut abandonner l’exercice, et encore moins se fâcher. Proportionnellement au potentiel physique, le cheval qui met son nez par terre ne travaille peut-être pas plus que celui qui reste 50cm plus au dessus. En ce qui me concerne, je ne poserai probablement jamais mes mains à plat sur le sol, mais à force de pratiquer les étirements chaque soir, j’ai gagné en souplesse, et de mois en mois, je descends un peu plus bas.

A suivre, si vous voulez développer…

DESCENTE D’ENCOLURE.

lundi, mai 2nd, 2011

Travailler la descente d’encolure dans l’herbe est mille fois plus efficace que de mettre un enrênement!!!

Et demande beaucoup plus d’attention, si l’on ne veut pas que la séance tourne au repas gastronomique!