Archive for juin, 2011

CHEVAUX DE PORTO.

lundi, juin 27th, 2011

Voici un petit reportage photographique sur les chevaux que j’ai pu croiser à Porto, au Portugal.

D.Pedro IV

Azulejos du XVIIIe siècle dans le cloître de la Sé Cathédrale.

Je crois qu’il s’agit de la statut équestre du chevalier Joao gordo (XIIe siècle).

Le hall de la gare de S.Bento est recouvert de vingt mille azulejos magnifiques datant du XXe siècle, et représentant plusieurs scènes de l’histoire du Portugal et de l’histoire des transports .

Origine inconnue (de moi!)

Apollon.

Pardonnez moi pour l’agencement des photos, mais je ne maîtrise pas toujours tout!!

PLACER SON CHEVAL A LA LONGE.

dimanche, juin 12th, 2011

Au risque de décevoir beaucoup de lecteurs, j’écris ce post sans avoir de conseils particulièrement efficaces à proposer pour qu’ un cheval travaille rapidement dans la bonne attitude à la longe.

Beaucoup de bons dresseurs, comme Michel Henriquet ou Bernard Chiris, pour ne citer qu’eux, mettent des enrênements pour travailler leurs chevaux en longe. Moi, je ne le fais pas, et donc, les résultats que j’obtiens sont plus longs, et donc moins spectaculaires.

 

Je pars du principe que le temps de la longe est le temps de l’échauffement et de la possibilité, pour le cheval, d’évacuer un potentiel trop plein d’énergie. Par conséquent, je ne désire pas le contraindre par des moyens pouvant être éprouvants pour sa musculature et risquant d’inhiber ses réactions de gaitée.

Je pourrais, bien sûr, ce temps écoulé, mettre un enrênement et commencer à travailler sérieusement. Mais alors, je pense que le temps passé à tourner à la longe serait trop long, et non recommandé pour un grand nombre de chevaux. L’idéal, à la longe, est d’avoir la possibilité de marcher large fréquemment. Mais ceci n’est possible qu’à la condition d’avoir accés à la carrière ou au manège, ce qui n’est pas toujours le cas. En effet, souvent seul le rond de longe accepte les longeurs!

Pour revenir à l’enrênement, je pense qu’il peut être utile en cas de rééducation suite à un problème particulier et sur les conseils d’un très bon vétérinaire!

Pour autant, ce n’est pas parce que l’on enrêne pas que l’on ne doit pas s’appliquer à suivre certaines règles importantes :

  • Avoir un matériel adapté.
  • Travailler dans la cadence qui convient au cheval, et non en le « bousculant » en permanence. C’est aussi parce qu’un cheval travail dans le calme, qu’il finit par se décontracter, et lâcher son encolure vers le bas.
  • Etre à la bonne place par rapport à son cheval.
  • Trouver le bon compromis entre « pousser, prendre et rendre », ce qui amène progressivement le cheval à s’incurver. Et dès lors qu’il s’incurve, il commence à élastifier son dos et à baisser l’encolure, dans un placer « bas et long ».

Je vous joins plusieurs liens concernant d’autres post sur le travail à la longe auxquels vous accèderez  « en cliquant ici » (attention, à partir de ce lien vous pouvez accéder à deux post!). La formule magique pour accéder aux liens étant « en cliquant ici », je vous invite à cliquer sur tous les « en cliquant ici » rouges ou bleus, afin d’accéder à plusieurs post différents, publiés précédemment.

RETOUR SUR LA PIROUETTE AU PAS.

dimanche, juin 5th, 2011

Pour les lecteurs qui ne naviguent pas sur le blog, voici un post déjà écrit voici plusieurs mois, mais complété de nouvelles indications indiquées en bleu, et accompagné de nouvelles photos.

Essai de descriptif:

Le cheval décrit un petit cercle avec ses postérieurs, tandis que ses antérieurs décrivent un cercle concentrique plus grand autour de ces derniers ( déplacement côté concave, le cheval étant incurvé dans le sens du déplacement et regardant donc ses hanches).
Une plus grande amplitude de mouvement est demandée aux épaules afin qu’elles précèdent les hanches.
Le cheval croise son postérieur et son antérieur externes par dessus son postérieur et son antérieur internes. Les membres externes travaillent essentiellement en adduction.

  Ici, la jument n’a pas le chanfrein vraiment à la verticale, et bascule un peu la nuque vers l’intérieur!

On voit que ces deux chevaux ont besoin de travailler cet exercice, afin d’améliorer l’abaissement des hanches!

La pirouette a pour but d’apprendre au cheval à s’équilibrer en se grandissant et en abaissant ses hanches, et par voie de conséquence, à s’alléger du devant et à renforcer la musculature de son l’arrière- main.

Pré-requis:

Le cheval doit être à l’aise dans tous les pas de côté, particulièrement dans les appuyers, puisque les aides de base sont les mêmes. Cela semble être une évidence, néanmoins, il ne s’agit pas seulement d’effectuer ces exercices, deux points me paraissent très importants à surveiller :

Les déplacements latéraux doivent être faits avec un grand souci de finesse dans l’emploi des aides, afin que le cheval apprenne à répondre avec beaucoup de sensibilité aux demandes de son cavalier, ce travail demandant des corrections rapides et subtiles.

Le cheval ne doit en aucun cas perdre son impulsion. Il doit rester énergique, sous peine de « s’acculer », en s’écrasant sur ses postérieurs, et sans pouvoir détacher correctement ces derniers du sol.

Précisons tout d’abord, que lorsque tout se passe correctement, le cavalier, après avoir légèrement ployé sa monture vers l’intérieur, déplace et contrôle les épaules à l’aide de sa rêne extérieure, tandis que sa jambe extérieure, en arrière de la sangle, empêche les hanches de déraper et donc, le postérieur externe de s’écarter vers l’exterieur, au lieu de chevaler par dessus l’autre, vers l’intérieur. L’assiette et parfois la jambe intérieure à la sangle, maintiennent l’impulsion.

 

J’insiste tout particulièrement sur l’état d’esprit avec lequel le cavalier doit aborder sa pirouette. Il ne doit  être relâché ni mentalement ni physiquement, comme s’il était dans un état trop neutre, par exemple dans une détente appaisante en descente d’encolure.

J’entends par là que la pirouette, comme tous les exercices qui requièrent de la part du cheval une attitude rassemblée, demande au cheval énergie, concentration et brillant, et le cavalier doit être dans les mêmes dispositions : redressement du buste, tension du dos , assiette profonde et impulsive, et réactivité mentale.

Ceci est très important, et pour une même utilisation des aides, peut tout changer!

Trop d’application peut ôter du brillant. Il fait mettre beaucoup de vie dans cet exercice!

Problèmes rencontrés.

Parmi les problèmes rencontrés par le cavalier en cours d’apprentissage de la pirouette au pas, en voici quelques uns rencontrés fréquemment :

  • Le cavalier déplace les épaules de son cheval par une rêne d’appui externe, celui-ci risque de perdre son pli, et de se voir un peu brusquement déséquilibrer vers l’intérieur en tombant sur son épaule interne, interdisant au cheval toute possibilité de s’équilibrer sur les hanches.  Alors, les hanches vont très certainement chasser à l’extérieur du cercle, le postérieur externe s’écartant en travaillant en abduction, et non plus en adduction.
  • Le cavalier utilise trop fort sa jambe extérieure de peur de voir les hanches déraper : le cheval « s’entable ». Les hanches précèdent les épaules qui ne tournent plus autour de ces dernières, les antérieurs ayant beaucoup perdu de leur amplitude de mouvement.
  • Une réaction identique peut avoir pour origine un emploi trop important de la rêne intérieure. En effet, pour marquer le pli, le cavalier fait une rêne contraire interne qui peut bloquer les épaules et les contrarier dans leur déplacement vers l’intérieur. Les hanches de ce fait, vont précéder les épaules.

Trop de pli d’encolure, sur cette photo!

  • Poids du corps du mauvais côté, vers l’extérieur, ce qui n’aide pas le cheval à aller vers l’intérieur.

Rectification du poids du corps sur la seconde photo.

Les épaules doivent toujours donner l’impression de vouloir passer en avant des hanches!

Proposition de quelques « remèdes ».

Dans le premier cas, le cavalier devrait plutôt se grandir en se redressant sur une rêne directe extérieure agissant en direction de la hanche du même côté. Toutefois, cette action est associée à un léger rapprochement de cette rêne vers le garrot, provoqué par une subtile rotation du buste vers l’intérieur pour inviter les épaules à tourner.
Pour ce qui est du second cas, attention! La jambe n’est pas toujours là pour mettre les hanches à l’intérieur, mais pour les empêcher d’aller à l’extérieur. Tout est question de nuance. Il suffit très certainement de modérer l’action de cette jambe, pour voir la situation s’améliorer.

Enfin, dans le dernier cas, en décollant la main intérieure du garrot, et en transformant la rêne contraire en rêne directe, ici encore, l’amélioration peut être instantanée. Méfiance pourtant! Cette rêne directe est délicate à utiliser et ne doit en aucun cas exercer une traction vers l’arrière, elle pourrait provoquer l’effet inverse et faire chasser les hanches. Le cavalier ne doit pourtant pas renoncer à l’employer, mais au contraire, s’appliquer à garder la main bien fixe, et pour marquer son action, à tourner légèrement son poignet vers l’extérieur en fermant les doigts sur la rêne.

Il ne faut pas oublier non plus, qu’un cheval qui manque de force aura besoin qu’on le laisse un peu avancer dans les débuts de l’apprentissage de cet exercice, sous peine de le voir éventuellement reculer, ce qui est plus ennuyeux.

N’hésitez pas à rebondir sur ce post!