Archive for novembre, 2011

RÉPONSES A VOS COMMENTAIRES.

dimanche, novembre 27th, 2011

Encore merci à tous pour votre participation active!

Voici quelques réponses à vos commentaires :

Je propose à Marilou de lire deux posts que j’ai écrits voilà déjà un moment et pouvant lui être utiles, dans la mesure où ils concernent la descente d’encolure :

  • « Mains basses ou pas? » (27/12/07)
  • « Approche du travail les mains hautes. » (30/03/08)
Si bien sûr, ces posts ne suffisent pas, j’ajouterai des éléments.
Que Will se rassure, je suis un peu comme lui, à considérer que « le mors, c’est la main », et il m’est arrivé un certain nombre de fois, de conseiller à des cavaliers d’essayer d’apporter quelques corrections à leurs actions de mains, avant d’envisager de changer de mors.
Cependant, voici ce qui m’est arrivé il y a quelques semaines. Mon cheval, qui avait le même mors depuis des années, s’est mis à secouer la tête à chaque fois que je le bridais. Même s’il disparaissait après quelques instants, l’inconfort semblait important.
J’ai fait venir le dentiste, mais cela n’a rien changé. J’ai alors envisagé qu’Arly puisse être sensible au contact froid du métal. Je sais combien il est douloureux pour un humain d’avoir les collets dentaires dénudés, alors pourquoi pas pour un cheval! Depuis que j’utilise un mors en résine, Arly se laisse brider sans réaction particulière.
Alors je peux tout à fait concevoir  qu’un cheval ne supporte pas un mors trop lourd, des canons trop gros ou trop fins. J’ai monté un cheval qui avait le palais particulièrement plat et ne supportait que les mors à double brisures, ceux à brisure unique faisant une saillie qui le blessait.
FILET 'GOLD BRAS', DOUBLE BRISURE HH (41003028) - Cliquez sur l'Image pour la Fermer
Pour terminer, je tiens à remercier Silou, par qui j’ai appris l’existence de Britta Schöffmann que je ne connaissais pas, et encore moins son échelle de progression. Certains seront sans doute choqués par tant d’ignorance, Silou je l’espère, sera rassurée : toute éventualité de plagiat se trouve ainsi rejetée.
Je ne nie pas pour autant avoir des référents qui m’inspirent et m’aident parfois à avancer ou à mieux comprendre certaines choses.
Ainsi, si j’étais confrontée à un problème venant d’outre rein, je n’hésiterais pas à donner le nom du médecin auquel je m’adresserais. De la même façon, je n’hésite pas à citer le nom de Gerd Heuschmann, vétérinaire bien connu d’outre Rhin, et aux propos duquel, j’adhère tout à fait.
Gerd Heuschmann - Dressage moderne : un jeu de massacre ?
Plus sérieusement, à propos de l’adduction et de l’abduction, je tenais à souligner que ce sont des mouvements qui ne sont pas exclusivement liés aux déplacements latéraux.L’adduction se produit aussi quand un membre se rapproche de l’autre, et l’abduction, quand il s’en écarte (bien sûr, je parle de bipède antérieur ou postérieur).
Sur cette photo, les antérieurs sont plutôt en abduction car ils s’écartent l’un de l’autre.
Sur cette autre, ils sont en adduction, car ils se rapprochent l’un de l’autre.
Je ne suis pas tout à fait d’accord avec Silou, lorsqu’elle dit que les éthologues ne se mettent pas à la portée des gens, et je trouve bien au contraire que  les auteurs que j’ai cités sont vraiment accessibles. Si je prends l’exemple du livre de Jean-Claude Barrey, il me semble clair et compréhensible, avec l’avantage d’offrir au lecteur plus versé des les sciences, des encadrés dans lesquels ce dernier peut trouver des données plus pointues et moins vulgarisées. Et puis lire plusieurs fois un passage un peu plus technique n’est pas bien grave si l’on est passionné! Cela aide aussi à mieux le fixer.
Je pense que pour qu’un apprentissage soit réussi et qu’il y ait appétence pour le mouvement appris, il faut, comme toujours, trouver un juste équilibre entre les répétitions d’exercices et les temps de repos, le rodage ne s’obtenant pas par le rabâchage. Le cavalier doit sentir quel rythme convient à tel ou tel cheval, il n’y a pas de recette miracle.
A votre tour, et comme le suggère Silou, n’hésitez pas à donner votre avis!!

A TOUS CEUX QUI TROUVENT LES ENTIERS TROP DANGEREUX!

samedi, novembre 26th, 2011

Ce post est dédié à tous ceux qui ne veulent pas entendre parler de chevaux entiers dans leurs écuries, et à ceux qui pratique une approche « naturelle » de l’équitation mais qui ne travaillent que les hongres et les juments!

Zapador le PRE, et Pegasiu le Trotteur Français, sont deux entiers et ont la chance de vivre dans un établissement où se pratique la mixité avec une grande proximité, mais sans aucune promiscuité!

De plus, ce que vous ne voyez pas sur la photo, c’est que Pegasiu a pour voisin de gauche, une ravissante petite jument!

Je ne vous présente plus Xilophone l’entier et Latina la jument, les meilleurs amis du monde, qui ont récemment fait leur première présentation publique, et au botte-à-botte (excusez du peu) dans le calme le plus total!

Comme quoi!!!

EXCUSES!

samedi, novembre 26th, 2011

Mille excuses encore, à vous tous!!

Une nouvelle fausse manœuvre m’a fait mettre de côté tous vos derniers messages, ce qui justifie que je n’y répondais pas.

Le problème est résolu, et je vais tâcher de ne pas reproduire mon erreur!

ENGAGEMENT DES POSTÉRIEURS.

dimanche, novembre 20th, 2011

Voici ce qu’écrit Jean-Claude Racinet à propos de l’engagement des postérieurs :

« Peu de notions dans la littérature équestre, sont aussi ambiguës que celle d’engagement des postérieurs. Ce vocable en effet est indifféremment employé pour évoquer :

  • le ploiement des hanches par avancée de la pointe des fesses;
  • l’engagement simultané des deux postérieurs sous la masse, qui n’est réalisé qu’au galop, au piaffer et éventuellement à l’arrêt;
  • l’engagement, sous la masse, d’un seul postérieur, le postérieur au soutien, dans le pas ou dans le trot, pendant que l’autre postérieur se désengage,
  • l’engagement » geste » (le geste pendulaire d’engagement) d’un ou de deux postérieurs;
  • l’engagement « distance » qui en résulte, et qui est la mesure du segment joignant la trace du poser du postérieur au soutien, à la projection verticale de la pointe de la fesse.
Il reste à bien assimiler et différencier chacune de ces notions.
Le cavalier se doit ensuite de gymnastiquer son cheval en progressant par étapes successives ayant un ordre bien déterminé (J-C Racinet n’a pas forcément suivi un ordre précis dans l’énoncé des différentes notions d’engagement des postérieurs).
Il convient de suivre une progression respectueuse de la préparation musculo-squelettique à l’effort de l’animal.
Dans un premier temps, le poids du cavalier ne favorisant pas la flexion de la colonne vertébrale, le dos se creuse (extension de la C.V.) et l’encolure se renverse. Le travail vers le bas est alors nécessaire pour préparer la tension de la ligne du dessus :
  • il favorise l’ouverture des espaces inter-épineux;
  • prépare les muscles fléchisseurs de la colonne;
  • travaille en élongation  les muscles para vertébraux ;                                                                                      
  • d’où, décontraction de ces mêmes muscles

Ce travail vers le bas associé à des allures relativement vives  mais non précipitées, sera une bonne introduction à la mobilisation de l’articulation coxo fémorale avec pour corollaire :



  • participation abdominale dynamique (grand psoas), sans grand raccourcissement de fibres toutefois, puisque pas d’abaissement des hanches;
  • propulsion vers l’avant relativement importante grâce au désengagement assez conséquent du membre en poussée (en effet, c’est le membre en arrière qui propulse vers l’avant).
En résumé, dans ce premier type de travail, il y a un fort engagement d’un postérieur à la fois, mais avec simultanément, et en toute logique, un fort désengagement de l’autre postérieur. Ce qui écarte évidemment tout abaissement des deux hanches en même temps.
Dans un second temps, par le biais d’exercices approprié,s et des allures moins vives (mais non moins énergiques) ,un grandissement modéré de l’avant main va se dessiner. Attention! Le garrot ne dois pas s’affaisser entre les épaules. Avec cette deuxième phase, il y a un début de :
  • flexion de la région lombo sacrée;
  •  la ligne du dessous commence à se raccourcir. 

Le temps du rassembler arrive ensuite, qui est comme l’aboutissement du travail de gymnastique du cheval, avec des muscles abdominaux beaucoup plus sollicités :
  • raccourcissement des droits de l’abdomen et de la sangle abdominal en général. 


Dans le travail rassembler, chaque postérieur s’engage moins sous la masse, mais évidemment, en contre-partie, il se désengage moins. L’écart entre les deux se réduit donc,ce qui permet l’abaissement des hanches.
Seul, le respect de ces différentes phases, et le respect de l’équilibre entre assouplissement et développement musculaire de la ligne du dessus et de la ligne du dessous, conduiront à une équitation de légèreté harmonieuse, et sans danger pour le  physique et le mental du cheval.


LE SAVIEZ VOUS?

mardi, novembre 15th, 2011

Les coordinations motrices liées aux  apprentissages moteurs, et qui sont bien installées par le travail, ont cette caractéristique d’acquérir les mêmes valeurs que les coordinations motrices innées comme par exemple galoper ou tourner.

Elles ne peuvent donc être oubliées!

Jean-Claude Barrey écrit dans « Éthologie et écologie équines » : « Comme celles qui sont héréditaires, les coordinations acquises acquièrent leur propre comportement d’appétence, leur propre besoin de fonctionner, qui procure au cheval une « jouissance fonctionnelle » d’autant plus forte que le mouvement n’a pas été utilisé depuis longtemps, et qu’il est difficile et bien rôdé… »

ADDUCTION-ABDUCTION.

vendredi, novembre 11th, 2011

Petit rappel de ce que sont l’adduction et l’abduction, pour ceux qui auraient oublié, ou ceux qui ne le savent pas encore.

Sur la première photo (une contre épaule en dedans), nous voyons le postérieur gauche qui croise par dessus le postérieur droit, il est en adduction .

Sur la seconde photo (toujours une contre épaule en dedans), on voit le postérieur droit qui s’écarte en s’éloignant du postérieur gauche, il est en abduction.

 

IMPULSION ET VITESSE, ENGAGEMENT DES POSTERIEURS ET ABAISSEMENT DES HANCHES.

dimanche, novembre 6th, 2011

-1ère partie-

 L’impulsion : 

  • Le cheval est naturellement dans l’impusion, puisque sa nature intrinsèque induit une forte appétence au mouvement. Le jeu pour le poulain, la recherche de nourriture, le déplacement pour aller à la rencontre d’un congénère, ou la fuite en cas de danger ne sont que quelques exemples de cette propension à se mouvoir ; à se mouvoir ou à « se porter en avant », comme on l’entend souvent dire. Ce que J.-Claude Barrey évoque sous le nom « d’attention, de niveau de vigilance ».

 

 

  • Le cheval  monté a plusieurs raisons de perdre cette impulsion. La première et la plus naturelle, c’est que, n’étant  pas programmé pour porter un poids sur son dos, il  faudra au poulain quelques temps et une gymnastique bien conduite, afin d’acquérir assez de sérénité et de force, pour retrouver l’aisance de se mouvoir en toute facilité et confiance, malgré son cavalier.
  • Mais cela n’est pas suffisant, loin de là! La deuxième raison que le cheval a de perdre son impulsion, est un mauvais apprentissage aux actions de jambes, qui inhibe ses réactions. Philippe Karl dit, à ce propos, qu’il faut « une soigneuse éducation au langage des jambes » (et je rajoute, dans la plus grande finesse), sans laquelle,  malgré la force dont le cheval dispose pour porter son cavalier, il perdra toute envie de mouvement en avant.

 

  • Ainsi, dans le travail, l’impulsion pourrait se définir comme une grande réactivité physique et mentale à la plus petite sollicitation du cavalier.

La vitesse :

  •  Cette notion ne doit pas systématiquement être associée à l’impulsion, et les cavaliers qui font cette méprise, commettent une grave erreur (bien sûr lorsque le cheval ponctuellement, fait un allongement, il y a un surcroît de vitesse, et dans ce cas, il n’y a rien à dire).
  • Dans la nature, la vitesse n’est utilisée qu’en accompagnement du jeu chez le poulain, pour évacuer les tensions chez l’adulte, et en cas de fuite pour tous. Sinon, le cheval est un animal calme, et même si le mouvement est omniprésent dans son fonctionnement, il n’est qu’à le regarder vivre au pré pour s’apercevoir que ses déplacements se font majoritairement dans la lenteur.
  • De plus, utiliser sans cesse la capacité à fuir de l’animal, revient à le faire travailler dans un état de tension permanente, ce qui n’est pas sans altérer son intégrité physique et mentale.
  • En regard de ce qui est énoncé dans le point précédent, il va sans dire que dans cet état physique et mental, le cheval ne travaille pas dans la décontraction. Gerd Heuschmann, vétérinaire allemand,  dans son livre : « Dressage moderne, un jeu de massacre? » écrit que « la décontraction est le critère principal tout au long de la formation du cheval. L’ordre de l’échelle de progression reste inchangé mais la décontraction demeure pourtant l’exigence absolue à chaque étape de l’entraînement, car c’est la seule façon :
  1. de conserver la pureté des allures,
  2. de parvenir à la tension optimale des muscles,
  3. d’obtenir le vrai rassembler,
  4. d’acquérir la perméabilité générale,
  5. et c’est ainsi que le cheval développera sans dommage son potentiel maximal.
  6.  

 

 

 

Dans la seconde partie qui suivra, nous verrons les erreurs commises dans le travail, et dues  à une méconnaissance de ce que sont l’engagement des postérieurs, la force propulsive et l’abaissement des hanches. Cette seconde partie ne sera bien évidemment pas sans lien avec la première.

A vos réactions!

ENCORE MILLE EXCUSES!

dimanche, novembre 6th, 2011

Je suis vraiment désolée pour tous ceux dont les commentaires sont, je ne sais pour quelle obscure raison, restés en attente. Ils n’ont donc pas été publiés en heure et en temps!

A Jean-Marc Pons qui me demandait si je connaissais des enseignants en Rhône Alpes, je répondrai que non, malheureusement je ne connais personne dans cette région. Néanmoins, et pour prêcher pour ma paroisse, je peux tout de même lui dire que je vais tous les deux mois environ donner un stage dans la Drôme!

RECAPITULATIF DES PRINCIPAUX PAS DE COTE A LA PISTE.

mardi, novembre 1st, 2011
  • L’épaule en dedans (à main droite) : à la piste, le cheval incurvé à droite (dos au pare-bottes), se déplace vers la gauche, donc vers son côté convexe; il déporte ainsi ses épaules vers une piste intérieure. Les membres intérieurs* travaillent en adduction en croisant devant les membres extérieurs qui eux, travaillent en abduction.
  • La contre épaule en dedans (à main droite) : le cheval est en piste intérieure. Incurvé à gauche, il porte ses épaules vers la piste (face au pare -bottes), et se déplace vers la droite, donc vers son côté convexe. Les membres intérieurs travaillent en adduction, et les membres extérieurs en abduction.

*Dans les pas de côté, lorsque l’on parle de l’intérieur ou de l’extérieur, c’est toujours par rapport au pli du cheval. Ainsi, dans l’exemple de l’épaule droite en dedans, c’est le côté droit l’intérieur, tandis que dans la contre épaule droite en dedans, c’est le côté gauche.

  • La tête au mur : (à main droite) il suffit de se représenter une contre épaule en dedans, mais de changer le sens de l’incurvation de sorte qu’alors, le cheval incurvé à droite se déplace vers la droite, vers son côté concave. Le cheval est tourné vers le pare-bottes, ses épaules sont à la piste, et ses hanches en piste intérieure. Les membres intérieurs droits travaillent en abduction, tandis que les membres extérieurs gauches travaillent en adduction.
  • La croupe au mur : (à main droite) même parallèle mais cette fois avec l’épaule en dedans (ce rapprochement n’est fait que pour aider à la représentation de la figure dans l’espace, et doit s’arrêter là. En effet, l’épaule en dedans et la croupe au mur, de même que précédemment, la contre épaule en dedans et la tête au mur, sont des exercices différents qu’il ne faudrait pas confondre). Alors que dans l’épaule en dedans notre cheval était incurvé à droite, il est cette fois incurvé à gauche, ce déplaçant vers la gauche, vers son côté concave. Il tourne le dos au pare-bottes, hanches à la piste, et ses épaules sont en piste intérieure. Les membres intérieurs gauches travaillent en abduction, et les membres extérieurs droits, en adduction.
  • Hanches en dedans , ou ce que j’appelle également cession à la jambe à la piste, et qui est un mouvement dans lequel le cheval est à la piste (à main droite en l’occurence), et déplace ses hanches vers l’intérieur, sans incurvation préalable, simplement la tête très légèrement tournée dans le sens inverse au sens du déplacement du cheval, donc vers la gauche dans l’exemple qui nous intéresse.

Je souligne que ce dernier exercice, du fait du manque d’incurvation qui le caractérise, n’a de valeur que dans la mesure où il initie le cheval à la réponse à la jambe isolée qui déplace les hanches vers l’intérieur, et  l’incite ainsi à effectuer ses premiers croisements de membres.

La gymnastique y est beaucoup moins développée que dans les autres pas de côté, et les « puristes » ont tendance à crier haro sur cet exercice. Personnellement, il m’a parfois bien aidée, très ponctuellement, et pratiqué sur quelques foulées, pour redresser des chevaux et des cavaliers très tordus!