IMPULSION ET VITESSE, ENGAGEMENT DES POSTERIEURS ET ABAISSEMENT DES HANCHES.

-1ère partie-

 L’impulsion : 

  • Le cheval est naturellement dans l’impusion, puisque sa nature intrinsèque induit une forte appétence au mouvement. Le jeu pour le poulain, la recherche de nourriture, le déplacement pour aller à la rencontre d’un congénère, ou la fuite en cas de danger ne sont que quelques exemples de cette propension à se mouvoir ; à se mouvoir ou à « se porter en avant », comme on l’entend souvent dire. Ce que J.-Claude Barrey évoque sous le nom « d’attention, de niveau de vigilance ».

 

 

  • Le cheval  monté a plusieurs raisons de perdre cette impulsion. La première et la plus naturelle, c’est que, n’étant  pas programmé pour porter un poids sur son dos, il  faudra au poulain quelques temps et une gymnastique bien conduite, afin d’acquérir assez de sérénité et de force, pour retrouver l’aisance de se mouvoir en toute facilité et confiance, malgré son cavalier.
  • Mais cela n’est pas suffisant, loin de là! La deuxième raison que le cheval a de perdre son impulsion, est un mauvais apprentissage aux actions de jambes, qui inhibe ses réactions. Philippe Karl dit, à ce propos, qu’il faut « une soigneuse éducation au langage des jambes » (et je rajoute, dans la plus grande finesse), sans laquelle,  malgré la force dont le cheval dispose pour porter son cavalier, il perdra toute envie de mouvement en avant.

 

  • Ainsi, dans le travail, l’impulsion pourrait se définir comme une grande réactivité physique et mentale à la plus petite sollicitation du cavalier.

La vitesse :

  •  Cette notion ne doit pas systématiquement être associée à l’impulsion, et les cavaliers qui font cette méprise, commettent une grave erreur (bien sûr lorsque le cheval ponctuellement, fait un allongement, il y a un surcroît de vitesse, et dans ce cas, il n’y a rien à dire).
  • Dans la nature, la vitesse n’est utilisée qu’en accompagnement du jeu chez le poulain, pour évacuer les tensions chez l’adulte, et en cas de fuite pour tous. Sinon, le cheval est un animal calme, et même si le mouvement est omniprésent dans son fonctionnement, il n’est qu’à le regarder vivre au pré pour s’apercevoir que ses déplacements se font majoritairement dans la lenteur.
  • De plus, utiliser sans cesse la capacité à fuir de l’animal, revient à le faire travailler dans un état de tension permanente, ce qui n’est pas sans altérer son intégrité physique et mentale.
  • En regard de ce qui est énoncé dans le point précédent, il va sans dire que dans cet état physique et mental, le cheval ne travaille pas dans la décontraction. Gerd Heuschmann, vétérinaire allemand,  dans son livre : « Dressage moderne, un jeu de massacre? » écrit que « la décontraction est le critère principal tout au long de la formation du cheval. L’ordre de l’échelle de progression reste inchangé mais la décontraction demeure pourtant l’exigence absolue à chaque étape de l’entraînement, car c’est la seule façon :
  1. de conserver la pureté des allures,
  2. de parvenir à la tension optimale des muscles,
  3. d’obtenir le vrai rassembler,
  4. d’acquérir la perméabilité générale,
  5. et c’est ainsi que le cheval développera sans dommage son potentiel maximal.
  6.  

 

 

 

Dans la seconde partie qui suivra, nous verrons les erreurs commises dans le travail, et dues  à une méconnaissance de ce que sont l’engagement des postérieurs, la force propulsive et l’abaissement des hanches. Cette seconde partie ne sera bien évidemment pas sans lien avec la première.

A vos réactions!

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