ENGAGEMENT DES POSTÉRIEURS.

Voici ce qu’écrit Jean-Claude Racinet à propos de l’engagement des postérieurs :

« Peu de notions dans la littérature équestre, sont aussi ambiguës que celle d’engagement des postérieurs. Ce vocable en effet est indifféremment employé pour évoquer :

  • le ploiement des hanches par avancée de la pointe des fesses;
  • l’engagement simultané des deux postérieurs sous la masse, qui n’est réalisé qu’au galop, au piaffer et éventuellement à l’arrêt;
  • l’engagement, sous la masse, d’un seul postérieur, le postérieur au soutien, dans le pas ou dans le trot, pendant que l’autre postérieur se désengage,
  • l’engagement » geste » (le geste pendulaire d’engagement) d’un ou de deux postérieurs;
  • l’engagement « distance » qui en résulte, et qui est la mesure du segment joignant la trace du poser du postérieur au soutien, à la projection verticale de la pointe de la fesse.
Il reste à bien assimiler et différencier chacune de ces notions.
Le cavalier se doit ensuite de gymnastiquer son cheval en progressant par étapes successives ayant un ordre bien déterminé (J-C Racinet n’a pas forcément suivi un ordre précis dans l’énoncé des différentes notions d’engagement des postérieurs).
Il convient de suivre une progression respectueuse de la préparation musculo-squelettique à l’effort de l’animal.
Dans un premier temps, le poids du cavalier ne favorisant pas la flexion de la colonne vertébrale, le dos se creuse (extension de la C.V.) et l’encolure se renverse. Le travail vers le bas est alors nécessaire pour préparer la tension de la ligne du dessus :
  • il favorise l’ouverture des espaces inter-épineux;
  • prépare les muscles fléchisseurs de la colonne;
  • travaille en élongation  les muscles para vertébraux ;                                                                                      
  • d’où, décontraction de ces mêmes muscles

Ce travail vers le bas associé à des allures relativement vives  mais non précipitées, sera une bonne introduction à la mobilisation de l’articulation coxo fémorale avec pour corollaire :



  • participation abdominale dynamique (grand psoas), sans grand raccourcissement de fibres toutefois, puisque pas d’abaissement des hanches;
  • propulsion vers l’avant relativement importante grâce au désengagement assez conséquent du membre en poussée (en effet, c’est le membre en arrière qui propulse vers l’avant).
En résumé, dans ce premier type de travail, il y a un fort engagement d’un postérieur à la fois, mais avec simultanément, et en toute logique, un fort désengagement de l’autre postérieur. Ce qui écarte évidemment tout abaissement des deux hanches en même temps.
Dans un second temps, par le biais d’exercices approprié,s et des allures moins vives (mais non moins énergiques) ,un grandissement modéré de l’avant main va se dessiner. Attention! Le garrot ne dois pas s’affaisser entre les épaules. Avec cette deuxième phase, il y a un début de :
  • flexion de la région lombo sacrée;
  •  la ligne du dessous commence à se raccourcir. 

Le temps du rassembler arrive ensuite, qui est comme l’aboutissement du travail de gymnastique du cheval, avec des muscles abdominaux beaucoup plus sollicités :
  • raccourcissement des droits de l’abdomen et de la sangle abdominal en général. 


Dans le travail rassembler, chaque postérieur s’engage moins sous la masse, mais évidemment, en contre-partie, il se désengage moins. L’écart entre les deux se réduit donc,ce qui permet l’abaissement des hanches.
Seul, le respect de ces différentes phases, et le respect de l’équilibre entre assouplissement et développement musculaire de la ligne du dessus et de la ligne du dessous, conduiront à une équitation de légèreté harmonieuse, et sans danger pour le  physique et le mental du cheval.


One Response to “ENGAGEMENT DES POSTÉRIEURS.”

  1. sylou dit :

    c’est une tentative déguisée de plagia de « l’échelle de progression de Britta Schöffmann » ou je me trompe 🙂
    bah celle-là me va mieux que celle-ci à moi en tous cas 🙂
    je plaisante bien sur… chacun devant choisir son camp par les temps qui courrent (ou trottent) dans le dressage actuel, je me vois bien mieux appliquer ce que relate Marie que ce qui se pratique outre rein … parce ce que au delà du rein hein on sait pas trop ce qu’il y a 😉

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