ÉCUYÈRES D’AUTREFOIS.

Dans son très bel ouvrage « La Femme et le Cheval« , Rosine Lagier raconte l’histoire d’Emilie Roux.

Hintergrund

Enfant de Paris, Emilie Roux fit de sérieuses études d’équitation sous la houlette de son oncle François Loisset. Enfant gâtée par le succès, le public parisien était émerveillé par son énergie et son habileté. Devenue brillante cavalière passionnée par son art, connue sous le non d’Emilie Loisset, elle montait et dressait tous les jours pendant quatre ou cinq heures cinq ou six chevaux, dont son célèbre alezan Mahomet avec lequel elle enchaînait pirouettes vertigineuses et lançades aériennes, et son cheval gris Ben-Azet, le rebelle avec lequel elle aimait lutter pour le transfigurer. « Ce n’est presque plus de l’équitation, cela ressemble à un poème… » Elle se servait d’un surfaix auquel était adaptées deux fourches et, pour la forme, un étrier qu’elle laissait le plus souvent flotter à son gré : « Elle était si intimement liée à son cheval que l’on se demandait comment elle faisait pour en descendre. » Elle se rendait souvent aux concours hippiques et se promenait au bois dans sa voiture attelée qu’elle menait elle-même.

En 1882, écrasée par son cheval dans un exercice périlleux, elle trouva la mort à l’age de 25 ans.

On raconta que le prince qui voulait l’épouser acheta le cheval pour l’abattre…

 

 

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