Archive for mars, 2012

ÉPAULE EN DEDANS SANS FILET.

samedi, mars 31st, 2012

Voici un excellent exercice pour vérifier la confiance que le cheval met en son cavalier, le consentement qu’il offre dans le travail qu’on lui demande, et son niveau de décontraction musculaire.

D’un point de vue plus spécifiquement technique, ce travail met en évidence l’attention particulière portée à la mise en oeuvre de la descente de main.

ÉPAULE EN DEDANS SUR LE CERCLE : QUELQUES INDICATIONS.

jeudi, mars 22nd, 2012

L’épaule en dedans peut également s’exécuter sur un cercle.

Pour le jeune cheval, l’épaule en dedans peut se révéler plus facile à faire en cercle qu’en ligne droite, puisqu’a priori, il est déjà incurvé un minimum.

En règle générale, cet exercice est un excellent remède au postérieur interne « paresseux » qui se pose à côté de sa place normale, c’est à dire vers l’intérieur du cercle.

Lorsque je dis « paresseux », je ne dis pas que le cheval est paresseux, bien évidemment. Si le postérieur ne se place pas correctement, c’est que la raison en est mécanique!

Les chevaux principalement concernés sont ceux qui sont naturellement incurvés à gauche et qui, sur le cercle, jettent les épaules à l’extérieur, en rentrant les hanches vers l’intérieur.

En lui orientant les épaules vers l’intérieur du cercle, le cavalier aide son cheval à mieux placer son postérieur interne sous sa masse, plutôt qu’à côté.

Ainsi, le cavalier rétablit l’équilibre et l’harmonie, en vue d’une plus juste incurvation.

La plus importante difficulté lors de l’exécution d’une épaule en dedans sur le cercle, est de veiller à ce que les postérieurs ne chassent pas vers l’extérieur.

Si le cavalier déplace les épaules de son cheval en les bloquant, il sentira très certainement les hanches déraper vers l’extérieur. Il aura la même sensation s’il « pousse » trop fort de sa jambe intérieure avant d’avoir fait quoi que ce soit d’autre.

Le cavalier doit aussi faire attention à ne pas déporter ses propres hanches à l’extérieur en portant son poids sur la fesse externe, ou encore à ne pas reculer sa hanche interne : c’est le plus sûr moyen pour que le cheval chasse les hanches et n’engage pas le postérieur intérieur.

Le plus simple pour éviter au maximum tous ces écueils, est de se placer sur un cercle en gardant son cheval actif, de bien visualiser les postérieurs avançant sur ce cercle, et de délicatement déplacer les deux épaules sur un second cercle intérieur, concentrique au premier.

C’est l’ensemble de la position, et plus particulièrement l’assiette, qui doit inciter le cheval à rester actif et engager correctement ses postérieurs. Attention à ne pas faire une surenchère d’action de jambes : l’une qui « pousse », et l’autre qui contient!

Et comme d’habitude, le débat reste ouvert. J’attends vos questions, et vos demandes d’informations complémentaires!!

 

OBSERVATION.

jeudi, mars 15th, 2012

Que voyez vous exactement sur cette vidéo représentant Eva et Xilophone?

QUEL TYPE D’ÉPAULE EN DEDANS?

dimanche, mars 11th, 2012

A mon humble avis, la qualité d’une épaule en dedans se juge selon différents critères qui ne se résument pas aux seuls « angle de 30° et légère incurvation autour de la jambe intérieure », des textes officiels.

Avant toute chose, on ne demande pas à un cheval d’exécuter une épaule en dedans s’il n’en est pas capable. Plusieurs exercices peuvent l’aider à préparer l’ apprentissage de ce pas de côté, dont la contre épaule en dedans.

Ensuite, ce n’est pas parce que le cheval est prêt à faire sa première épaule en dedans, qu’il n’y a pas une progression à respecter dans l’apprentissage de celle-ci.

En fonction des caractéristiques locomotrices de l’animal, plusieurs  adaptations sont nécessaires. Au début, certains chevaux n’acceptent qu’une faible obliquité, d’autres au contraire, ne sont à l’aise que si l’angle est important. Il faut respecter ces données, car elles signifient pour les premiers que le croisement est difficile, tandis que pour les autres, c’est la composante longitudinale qui pose problème. De même, il faudra, dans une juste mesure, respecter la vitesse et la place du bout de devant que le cheval choisit pour faire son déplacement.

Ce n’est que petit à petit que le cavalier mènera sa monture vers des efforts plus soutenus afin d ‘effectuer les corrections qui conduiront à une épaule en dedans plus aboutie, mais qui, de toute façon, sera différente de l’épaule en dedans d’un autre cheval.

En conclusion, ce qu’il est important de retenir, c’est que :

  • l’incurvation doit toujours être proportionnelle à l’obliquité, sans quoi, soit le postérieur ne croise pas (forte incurvation-faible obliquité), soit il dérape (forte obliquité-faible incurvation);
  • lorsque le cheval est prêt, il faut savoir qu’un angle de 45°, comme le préconisait Nuno Oliveira, est un angle où les composantes latérales et longitudinales s’équilibrent assez bien;
  • comme dans tout exercice, ce n’est pas la vitesse qui compte, mais l’énergie mise dans l’exécution du mouvement. Si le cheval est « bousculé » dans son épaule en dedans, il risque en premier lieu, de se faire mal en croisant les membres, et en second lieu, de ne pas pouvoir fléchir correctement ses articulations postérieures.

Le sujet est loin d’être clos, et nous y reviendrons. 

N’hésitez pas à poser des questions!!

DE L’IMPORTANCE DE L’INCURVATION DANS L’ÉPAULE EN DEDANS.

lundi, mars 5th, 2012

 

Pour le descriptif de base de l’épaule en dedans, j’invite le lecteur à se reporter aux posts précédents écrits sur le sujet, en cliquant ici :

ou encore à aller sur le post : proposition d’aide pour exécuter une épaule en dedans.

Dans ce post ci, j’aimerais insister sur l’ incurvation dans l’épaule en dedans.

Rappel 1 : il est essentiel que les hanches cheminent en oblique par rapport au sens du mouvement, si l’on veut préserver la latéralité de cet exercice.

Rappel 2 : il ne faut pas oublier qu’un cheval qui s’incurve a les hanches légèrement tournées vers l’intérieur.

C’est ce second rappel qui fait tout l’intérêt de l’épaule en dedans par rapport à un déplacement latéral dans lequel le cheval resterait droit. En effet, l’incurvation exigée par l’épaule en dedans, en permettant à la hanche intérieure d’avancer, donne plus de fluidité au postérieur interne pour amorcer son croisement, en favorisant son engagement (néanmoins, l’incurvation doit rester proportionnelle à l’obliquité. Par exemple dans une faible obliquité, si l’incurvation est trop importante, on risque de voir les hanches, sous l’effet de leur déplacement vers l’intérieur lors de l’incurvation, rester perpendiculaires au sens du mouvement).

Tandis que dans un pas de côté sans incurvation, certes le cheval va beaucoup abaisser sa hanche interne pour pouvoir croiser, mais du fait que cette même hanche reste en arrière, il va devoir tendre énormément son membre pour tenter de gagner en engagement, ce qui aura pour conséquences, contrainte et raideur du mouvement.

Cet d’exercice, exécuté de façon erronée,  prive les articulations postérieures de leur flexibilité, et exclut toute possibilité d’évoluer vers l’épaule en dedans de référence, c’est-à-dire l’épaule en dedans dans laquelle le cheval se rassemble, abaissant ses hanches et soutenant son avant main avec légèreté.

A suivre, plusieurs autres idées concernant l’épaule en dedans…