Archive for mai, 2012

LE REGARD.

lundi, mai 28th, 2012

De nombreux cavaliers ont très souvent le regard porté vers le bas (je ne déroge pas toujours à cette règle). Voir aussi un post déjà publié à ce sujet

Cette attitude n’est pas anodine. Elle est le reflet des états psychique et physique  de la personne et ce, à un moment précis, ou en règle générale.

Indirectement, l’être humain est véritablement handicapé par ce sens si indispensable pour lui qu’est la vue.

On parle volontiers d’un handicapé lorsque l’on parle d’un non voyant. Or cette personne, si elle est privée d’un de ses sens, et non pas des moindres certes, a par ailleurs un développement souvent accru des quatre autres sens.

Le voyant lui, qui possède la vue,  pourrait en règle générale être qualifié de handicapé en ce qui concerne les quatre autres sens, tant l’attention qu’il leur accorde est faible.

Et pourtant paradoxalement, à cheval, le cavalier utilise souvent très mal la vue, puisqu’au lieu d’embrasser du regard tout son environnement, comme pour s’y immerger,  il s’en isole au contraire en fixant des yeux un tout petit point bien souvent situé entre la 4ème et la 5ème vertèbre cervicale de sa monture.

Le cavalier est alors très focalisé sur quelques éléments du moment présent, mais peut-être insuffisamment ouvert à la quantité d’informations qui pourraient faciliter ses actions. Il n’est plus à même de prendre conscience des sensations que lui renvoient son corps ainsi que celui de son cheval.

Le cavalier est plongé dans ses pensées : « Je n’y arrive pas… c’est bien… c’est mal… il va me faire tomber… c’était mieux tout à l’heure… ça m’agace… », bref, rien de concret qui aide vraiment à avancer.

Le cavalier doit se recentrer sur ses sensations. Ainsi, il pourra très certainement réaliser qu’il n’est pas équilibré, et que son dos n’est pas en place.

Rien à voir avec le regard, me direz vous! Bien au contraire, vous répondrai- je! Ce que l’on nomme globalement le dos, sous-entendu la colonne vertébrale, commence aux vertèbres cervicales!

Ainsi, bon nombre de cavaliers regardent par terre uniquement parce qu’ils sont en flexion cervicale et que donc, la tête tombe en avant. Comment alors, regarder devant soi?

Au lieu de se rabâcher si l’on est cavalier, ou de rabâcher à ses élèves si l’on est enseignant, qu’il faut à tout prix lever les yeux, il faut absolument n’avoir de cesse que de répéter : sentir l’équilibre du dos, et y remédier si nécessaire par une reverticalisation de l’ensemble, cervicales redressées, et tête posée en équilibre sur l’ensemble.

Tout naturellement les yeux se porteront loin devant eux et y resteront durablement, tant que le cavalier ressentira et harmonisera la ligne de son dos!

 

 

LE REBOND DANS LE PIAFFER.

vendredi, mai 18th, 2012

Le rebond dans la mobilisation sur place donnant le piaffer, s’acquiert par la mise en place de séries d’exercices bien ciblés.

Bien sûr, un cheval ayant naturellement de la force, présentera un rebond déjà assez marqué, dès le début de l’apprentissage du piaffer.

Pour les autres, les départs au trot très cadencé de l’arrêt, voire du reculer, ainsi que de la mobilisation sur place, seront indispensables  au développement de la force musculaire nécessaire à l’acquisition du rebond.

Les allongements-ralentissements sur de très courtes durées avec un cheval conservant bien sa tonicité dans les ralentissements, pourront s’avérer très intéressants également. Sans oublier non plus les précieux départs au trot de, et dans, l’épaule en dedans, qui, s’ils sont délicats à réaliser pour le cheval, lui font prendre une excellente cadence.

Au delà du seul choix de ces exercices, il faudra en surveiller leur mise en oeuvre, la tonicité devant  rester un point clé.

Aucune « mollesse » ne sera acceptée de la part du cheval, qui devra systématiquement être reporté en avant à chaque fois que l’impulsion diminue.

Même si l’aide d’une tierce personne munie d’une badine peut très ponctuellement être utile, et à la seule condition qu’elle s’en serve avec délicatesse, je déconseille toutefois d’insister comme cela se voit parfois, au delà d’une certaine limite.

Il s’agit juste de donner un rythme de départ au cheval, à l’aide de deux ou trois petites touches seulement, et en aucun cas de l’accompagner à chaque foulée d’un coup de cravache cinglant et ce, pendant de trop longues secondes, qui risquent d’ailleurs, de finir par le tétaniser!

 

LATINA ET LE PIAFFER.

mercredi, mai 16th, 2012

Voici des nouvelles de Latina et de son apprentissage du piaffer.

La jument a pris de la force, et même si elle cherche encore beaucoup sa cadence et son équilibre, elle tend à se stabiliser dans l’exercice.

Sa cavalière a bien travaillé la descente de jambes. Elle est moins fébrile, et de fait, la jument est  plus calme.

Il est évident aussi, que lorsque la cavalière ne s’agite pas, la jument s’organise plus aisément.

Cette petite jument ayant beaucoup de pur sang, elle s’agace vite, et la recherche du calme sera une priorité. Sur cette vidéo, pour bien faire, il aurait fallu arrêter quelques secondes plus tôt.

A suivre… 

TENTATIVE DE PIAFFER SANS FILET.

mardi, mai 8th, 2012

Même s’il ne piaffe pas encore très bien, Fun a très tôt semblé manifester une attirance pour le travail du rassembler.

En effet, contre toute attente, alors que sa morphologie ne le disposait guère à être à l’aise dans ce type d’exercices, la compréhension de la mobilisation sur place ne lui a posé aucun problème.

Il n’en va pas de même du pas espagnol que ce noble poney ne considère sans doute pas comme assez valorisant pour sa personne. De ce fait, lorsque Fun a enfin exécuté quelques légères jambettes presque dignes de ce nom, c’est probablement pour faire plaisir à sa chère cavalière, si patiente et si douce avec lui!

Je reviens avec un ton plus sérieux, à mes propos sur l’appétence  pour un exercice plutôt que pour un autre. Je trouve intéressant de constater que Fun se lassant très vite du pas espagnol,  finit souvent par quelques foulées de mobilisation sur place, en lieu et place des jambettes!

Récemment, Camille a voulu tester le travail de la descente de main ainsi que la sérénité de son poney au travail. Elle a donc ôté le filet, pour le moment remplacé par une cordelette passée autour de l’encolure.

Bien que beaucoup de points restent encore à parfaire, le résultat est relativement probant, le poney ne cherchant pas à se soustraire à ce qui lui est demandé. Il est serein, certes ne fait pas énormément d’efforts, mais au moins, n’est pas sous tension, et c’est déjà énorme!

Cette petite vérification sans filet n’est pas inutile, il reste encore à pouvoir retirer la cordelette pour être vraiment dans la descente de main.

Nous suivrons les progrès de Fun et de sa cavalière dans les semaines à venir.

 

RECTIFICATIF!

jeudi, mai 3rd, 2012

Dans les deux posts précédents, j’ai écrit Bisou avec un « s », alors que cela s’écrit avec un « z »!

Je suis certaine que l’intéressé me pardonnera!!

BISOU DES FRETTES.

mercredi, mai 2nd, 2012

Ce blog sert très rarement de support publicitaire, mais je ferai une exception pour Bisou.

Cet entier lusitanien que je connais depuis une dizaine d’années maintenant, est désormais reconnu étalon.

J’aime beaucoup ce cheval au mental d’acier, généreux et joyeux. Il est souple, comprend très rapidement ce qui lui est demandé, et de surcroît, ce qui ne gâche rien, n’est  jamais  malade.

Bisou a 22 ans, et n’a jamais été aussi beau, de plus il est de bonne famille, venant d’un bon élevage, c’est donc il me semble, un excellent parti!

 

BISOU DES FRETTES.

mercredi, mai 2nd, 2012

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