LE REBOND DANS LE PIAFFER.

Le rebond dans la mobilisation sur place donnant le piaffer, s’acquiert par la mise en place de séries d’exercices bien ciblés.

Bien sûr, un cheval ayant naturellement de la force, présentera un rebond déjà assez marqué, dès le début de l’apprentissage du piaffer.

Pour les autres, les départs au trot très cadencé de l’arrêt, voire du reculer, ainsi que de la mobilisation sur place, seront indispensables  au développement de la force musculaire nécessaire à l’acquisition du rebond.

Les allongements-ralentissements sur de très courtes durées avec un cheval conservant bien sa tonicité dans les ralentissements, pourront s’avérer très intéressants également. Sans oublier non plus les précieux départs au trot de, et dans, l’épaule en dedans, qui, s’ils sont délicats à réaliser pour le cheval, lui font prendre une excellente cadence.

Au delà du seul choix de ces exercices, il faudra en surveiller leur mise en oeuvre, la tonicité devant  rester un point clé.

Aucune « mollesse » ne sera acceptée de la part du cheval, qui devra systématiquement être reporté en avant à chaque fois que l’impulsion diminue.

Même si l’aide d’une tierce personne munie d’une badine peut très ponctuellement être utile, et à la seule condition qu’elle s’en serve avec délicatesse, je déconseille toutefois d’insister comme cela se voit parfois, au delà d’une certaine limite.

Il s’agit juste de donner un rythme de départ au cheval, à l’aide de deux ou trois petites touches seulement, et en aucun cas de l’accompagner à chaque foulée d’un coup de cravache cinglant et ce, pendant de trop longues secondes, qui risquent d’ailleurs, de finir par le tétaniser!

 

3 Responses to “LE REBOND DANS LE PIAFFER.”

  1. hélène landier dit :

    Bonjour, et encore merci pour ce magnifique stage de dimanche.
    j’ai une question, je travaille le piaffer avec lagon depuis presque 5 ans pour entretenir son dos et sa force, il s’améliore sur la rectitude mais ne prend pas de rebonds. Est-ce du à ce qu’il se fige(ait)?
    Désolée mais la vidéo n’est pas de bonne qualité.
    http://www.youtube.com/watch?v=v4dEuYgBG_c

  2. Bonjour Hélène,
    Tout d’abord merci, j’ai également passé un moment fort intéressant en votre compagnie.
    Pour répondre à votre question, et connaissant maintenant un peu votre cheval, je dirais que le fond du problème est son manque de force lié à l’orientation de son dos.
    En effet, ce dernier n’étant pas assez tendu, Lagon ne travaille pas toujours de la façon la plus optimale qui soit. Mais en continuant le travail monté comme abordé dimanche avec l’accent mis sur l’extension d’encolure, il pourra petit à petit mieux employer son arrière main. Alors vous pourrez le grandir de nouveau, mais dans une meilleure attitude.
    De plus, je pense que pendant quelques temps, vous pourriez lui demander de piaffer au travail à pied, cela lui faciliterait la tâche.
    Voilà, si vous voulez un complément de conseils, n’hésitez pas!
    A bientôt.

  3. sylou dit :

    Bon, après avoir bien fait tous les exercices préparatoires proposés ici, et avoir obtenu les premières foulées de piaffotage, J’ai relu avec beaucoup d’intérêt plusieurs post écrit sur le sujet par Marie. Dont un fameux sur l’utilisation des jambes… et alors une question me vient de suite : dans le piaffe il ne faut pas non plus garder ses deux jambes reculées pendant le mouvement ? sinon on blaze ? Je reste toujours dans l’idée de « mettre dans l’attitude de et attendre » pour tous mes autres mouvements et là curieusement, pour le piaffe, je n’ai pas su y rester fidèle…
    http://www.dailymotion.com/sylou37#video=xs1zn0
    on ne parle pas non plus de mes appels de langue constant pour maintenir un peu d’impulsion 🙁 c’est bof tout ça non finalement ?
    des idées d’axes de progression pour la cavalière ? le cheval lui il donne déjà bcp :p

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