Archive for juin, 2012

SÉANCE DE TRAVAIL EN LIBERTÉ.

vendredi, juin 29th, 2012

Voici deux vidéos, chacune prise lors de deux séances consécutives de travail en liberté.

Nous allons voir ensemble sur la vidéo prise lors de la première séance, ce qu’il y a à corriger chez Célia pour que son jeune cheval de 4 ans travaille dans un climat de plus grande cohérence entre ce qui lui est demandé, et les réponses qu’il doit fournir.

Puis nous verrons sur la seconde vidéo prise la séance d’après, ce qui a été corrigé et ce qui reste à l’être.

Après avoir regardé la première vidéo, tâchons de lister les points pouvant appeler des corrections.

Au pas :

  • 1. Célia est en permanence en train d’agir sur son cheval, tant pour ce qui est de l’impulsion que pour ce qui est de chercher à l’éloigner d’elle.
  • 2. Elle est beaucoup trop près de son cheval.
  • 3. Elle n’est pas décontractée, et est en quelque sorte fébrile, marchant vite et fixant du regard son cheval.
  • 4. Elle n’obtient que peu de résultats.
Transition au trot :
  • 1. Célia n’est pas précise dans sa demande, elle superpose ses ordres (vocaux et non vocaux), sans suivre de progression cohérente en cas de non réponse.
  • 2. Elle accroît sa fébrilité, en parlant plus vite et en s’agitant d’avantage.
  • 3. Elle est toujours trop près de son cheval.
  • 4. Elle n’obtient, là encore, que peu de résultat.
Au trot :
  • Célia se trouve confrontée aux même difficultés de gestion de sa place, de ses gestes et de sa décontraction, pour demander à son cheval plus d’impulsion, et de respect du tracer.
Dés lors, et globalement, le cheval de Célia manque d’impulsion, il n’est pas autonome, et l’on sent bien qu’il ne demanderait qu’à s’arrêter si cette dernière relâchait un tant soit peu ses actions. Son tracer n’est pas très précis. Il a souvent très envie de se coller à sa propriétaire. Il n’a pas l’air stressé, mais n’est pas très à l’écoute, ne répondant que tardivement aux demandes qui lui sont faites, car trop d’informations, et de plus pas très précises, tuent l’information.
La seconde séance, dont un court extrait est présenté sur la vidéo suivante, montre un certain nombre d’améliorations.
Au pas :
  • Célia a largement diminué ses interventions auprès de son cheval.
  • Dans le même temps, elle a pris quelques distances et l’envahit moins de sa présence.
  • La démarche s’est ralentie, et le corps s’est décontracté.
  • Tout paraît plus fluide.
Transition au trot :
  • Célia a gagné en précision, et en netteté lors de la demande pour partir au trot.
  • Elle s’agite moins.
Trot :
  • L’amélioration la plus flagrante se trouve dans le gain d’espace entre Célia et son cheval.
  • Là encore elle est beaucoup plus décontractée, et ne marche pas plus vite parce que son cheval trotte.
Le cheval de Célia est plus à l’écoute, n’étant plus submergé par des informations imprécises. Il part beaucoup plus rapidement au trot. Il reste à la piste et ne cherche plus à « coller » sa propriétaire.

Maintenant, essayons de voir ce qu’il reste encore à améliorer.

  • Célia devrait pouvoir rester au milieu de son carré sans plus accompagner son cheval.
  • Le cheval devrait gagner en activité.
  • Donc, si ces deux points sont bien travaillés, le cheval gagnera en autonomie.
  • Autre point qui sera à améliorer, est l’attitude du cheval qui trotte contracté dans sa ligne du dessus.

En conclusion, j’aimerais sensibiliser tous ceux qui, comme Célia, débute le dressage d ‘un jeune cheval par le travail en liberté, sur le fait que pratiquement toutes les erreurs commises, si elles ne sont pas corrigées, seront reproduites lors du travail monté.

Revenons à l’exemple de Célia, et imaginons qu’elle ne prenne pas conscience de ses maladresses, et poursuive ce travail tant bien que mal, jusqu’au moment où elle décide de monter son cheval. Reprenons certains points qu’elle avait à corriger :

On peut imaginer que donner sans cesse de la chambrière se retrouverait dans l’action permanente des jambes.

  • Se déplacer en étant fébrile et tendu reviendrait, une fois en selle, à s’agiter du bassin et du buste.
  • On pourrait même aller jusqu’à dire que lorsque Célia tente de repousser son cheval vers la piste sans réellement y parvenir, elle prépare sans le vouloir ce dernier à se coller à ses actions de main, lorsqu’il sera monté.

La manière d’envisager le travail en liberté, à pied, ou aux longues rênes, doit être empreinte de la même philosophie que dans le travail monté, et le « dresseur » doit sans cesse se projeter dans la situation où il est en selle. Il doit prendre l’habitude d’établir des liens entre ce qu’il fait à pied et ce qu’il fait monté. C’est un excellent moyen d’éviter de nombreuses erreurs.


 

UNE ÉCURIE COMME ON EN RÊVE TOUS.

mercredi, juin 13th, 2012

Nichée au coeur de la Drôme des collines, La Jumenterie, écurie de propriétaires et également centre d’insémination, est un endroit comme on n’en trouve peu.

Joelle et sa fille Violette mettent toute leur énergie et tout leur coeur au service des chevaux.

 

L’aspect commercial de leur activité n’est vraiment pas leur priorité, puisque le prix des pensions est plus que raisonnable au regard des services qui sont offerts  aux cavaliers et à leur monture.

Seul l’amour des chevaux, (et des animaux en général), les guide dans l’organisation de leur écurie.

De beaux paddocks en herbe pour accueillir les chevaux dans la journée, des boxes douillés, propres et bien garnis pour la nuit; une alimentation de qualité choisie avec soin; des sols de non moins bonne qualité, puisqu’il s’agit de Toubin-Clément,  pour travailler dans le beau manège ou la grande carrière.

Et puis tous les petits plus qui font la différence, et qui sont autant d’intentions délicates offertes généreusement aux cavaliers comme aux chevaux en toutes circonstances.

Je souhaite longue vie à cette écurie ou le respect envers les gens n’a d’égal que celui manifesté à l’égard des chevaux.

http://ecurie-lajumenterie.fr/

CHANGEMENTS DE PIED EN DEUX TEMPS.

dimanche, juin 10th, 2012

Ce post a pour but d’aider à bien comprendre et visualiser les différentes difficultés motrices rencontrées par le cheval dans les changements de pied(voir aussi un post déjà publié sur les changements de pied en un temps), et qui font qu’il change parfois de façon imparfaite.

Tout d’abord une précision importante! Ne pas confondre les changements de pied en un temps, et les changements de pied au temps lors desquels , le cheval change de pied à chaque foulée, c’est à dire qu’il est dans l’alternance du galop sur le pied droit  et du galop sur le sur le pied gauche à chaque foulée, dans le respect des temps du galop.

Maintenant, revenons au cas précis qui nous intéresse : le changement de pied en deux temps. Sur la vidéo qui suit, vous pourrez voir une série de changements de pied, dont deux sont mal exécutés, mais de façons différentes.

Lorsque le cheval change de pied, il change de latéral lors du temps de suspension, et le repose avec un léger décalage , le postérieur se posant en premier (premier temps du galop).

Parfois, comme on le voit sur le premier changement imparfait, c’est l’antérieur qui se pose en premier. Le cheval donne alors l’impression de ne faire que le dernier temps de la première foulée de ce nouveau galop. Lorsque Latina, que vous voyez sur la vidéo, n’est plus assez rassemblée pour perdre ce mouvement de bascule vers l’avant qui caractérise son galop, elle s’allonge un peu trop, part sur les épaules, et ne fournit pas l’effort nécessaire à l’engagement du postérieur concerné.

Pour le deuxième changement imparfait, c’est le postérieur qui passe en premier. Ce cas de figure est beaucoup plus rare, et d’ailleurs, je n’avais jamais vu Latina faire cela auparavant. L’antérieur ne passant pas au bon moment, cette première foulée de galop semble manquer du dernier temps.

Dans le premier cas, c’est la dernière foulée du galop avant changement qui se désunit (le cheval change devant et pas derrière), tandis que dans le second cas, c’est la première foulée aprés changement qui se désunit (le cheval change derrière et pas devant).

 

Si vous souhaitez des renseignements complémentaires, n’hésitez pas!!

 

BALADE EN BAIE DE SOMME.

vendredi, juin 1st, 2012

Je vous recommande vivement, si ce n’est déjà fait, d’aller découvrir ce merveilleux  site qu’est la baie de Somme.

Il vous enthousiasmera par la richesse et la diversité de sa flore et surtout de sa faune.

S’il est aisé d’observer les oiseaux magnifiques qui peuplent cette superbe baie, voir les phoques se révèle plus délicat. C’est un bonheur qui demande quelques efforts, puisqu’une marche de plusieurs kilomètres à travers la baie à marée basse, est nécessaire pour apercevoir (de loin) ces curieux mammifères à la physionomie si attachante qui se prélassent sur le sable.

Pour découvrir la race équine autochtone, le Cheval Henson, une visite dans le parc du Marquenterre est idéale.

Voici ce qu’il est écrit sur le site officiel du Cheval Henson :

« L’idée du Cheval HENSON est née dans les années 70 de l’esprit de Lionel et Marc Berquin qui souhaitaient créer un cheval de loisir adapté à l’équitation d’extérieur et polyvalent. Il devait être sûr, endurant et rustique.

La notion de race impliquant obligatoirement le croisement de sujets aux phénotypes proches dans le but de maintenir un génotype stable et reproductible, il a fallu constituer un cheptel suffisant de « première génération ».  Le génotype et le phénotype du fjord et du cheval de selle étant très différent.

Contrairement à certaines idées reçues, le HENSON n’est donc pas un croisement entre un poney Fjord et un cheval de selle, mais le résultat du croisement d’individu de première génération entre eux.

En 1982, l’Association des Cavaliers de la Baie de Somme est crée afin de rassembler les « croisés fjords » existant dans la région et faire saillir systématiquement leurs juments de selle par un étalon fjord. Le HENSON devient alors non seulement un cheval mais aussi une aventure humaine.  Puis, en 1983, l’Association du Cheval Henson est créé afin d’élargir l’entreprise à tous les éleveurs et propriétaires partageant cette vision et de porter le projet de création de la race.

En 1995, la population de première génération et le potentiel génétique accumulé depuis 1973 étant estimé suffisant pour travailler en population autonome, le livret A du Stud-Book les concernant est fermé.

Dès lors, les différents élevages ont produits exclusivement des deuxième générations et ultérieures dont le nombre n’a cessé d’augmenter depuis.

En 2003, la race HENSON est officiellement reconnue par le ministère de l’Agriculture. 30 ans après, le rêve des frères Berquin et de leurs amis est devenu réalité:

Le Cheval HENSON est devenu la 4ème race équine officielle. »

 

Le Haras du « Henson-Marquenterre » offre la possibilité de faire des promenades très agréables sur ces chevaux porteurs et agiles, dans une partie du parc moins fréquentée par les touristes, et où chevaux, vaches Highland et moutons shetland travaillent en étroite collaboration à l’entretien des espaces verts.

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Bref, voici, de mon point de vue, une excellente idée de week end!!